lundi 15 janvier 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-23MA02091 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Nice d'annuler l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes en date du 27 juin 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de sa destination et lui interdisant le retour sur le territoire pour une durée de trois ans.
Par un jugement n° 2303156 du 30 juin 2023 le magistrat désigné du tribunal administratif de Nice a annulé l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes en tant qu'il porte interdiction de retour sur le territoire français et a rejeté le surplus des conclusions de sa demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 9 août 2023, M. B, représenté par Me Lestrade, demande à la Cour :
1°) d'annuler le jugement du 30 juin 2023 en tant qu'il a rejeté le surplus de ses conclusions ;
2°) d'annuler l'arrêté du 27 juin 2023 en ce qu'il porte obligation de quitter le territoire français sans délai et fixe le pays de sa destination.
Il soutient que :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai a été signée par une autorité incompétente en ce qu'il n'est pas justifié de la délégation de signature au profit de son signataire
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure en ce qu'elle est fondée sur des mentions portées dans le Traitement des antécédents judiciaires (TAJ) sans que les dispositions de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale n'aient été respectées ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le pays de sa destination a été signée par une autorité incompétente en ce qu'il n'est pas justifié de la délégation de signature au profit de son signataire ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'illégalité dans la mesure où étant de nationalité portugaise, il ne peut pas être renvoyé au Cap-Vert.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations du public avec l'administration ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, de nationalité capverdienne, relève appel du jugement en tant que le magistrat désigné du tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande dirigée contre l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes en date du 27 juin 2023 en ce qu'il l'oblige à quitter le territoire français sans délai et fixe le pays de sa destination.
2. En premier lieu, s'agissant des moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué en ce qu'il l'oblige à quitter le territoire et fixe le pays de sa destination, de son insuffisance de motivation sur ces deux points et du non-respect des dispositions de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale, le requérant reproduit purement et simplement l'argumentation invoquée en première instance, sans critiquer les motifs par lesquels le premier juge y a répondu. Il y a lieu, par suite, d'écarter ces moyens par adoption des motifs retenus par le magistrat désigné du tribunal administratif de Nice respectivement aux points 2, 3 et 6 de son jugement.
3. En deuxième lieu, le requérant ne justifie pas plus en appel qu'en première instance qu'il est entré sur le territoire français à l'âge de 20 ans et que sa famille réside en France. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des libertés fondamentales et des droits de l'homme ne peut qu'être écarté.
4. Enfin, il résulte des termes du dispositif de l'arrêté attaqué que si M. B se maintient sur le territoire français, il pourra être reconduit d'office " à destination de son pays d'origine " ou d'un pays dans lequel il justifierait être admissible, après accord des autorités de ce pays. Il ressort également des termes de l'arrêté attaqué que le préfet a regardé M. B comme étant de nationalité cap-verdienne. En dépit de la mesure d'instruction qui lui a été adressée, le requérant n'a produit aucun document d'état civil propre à établir qu'il serait, ainsi qu'il le soutient, de nationalité portugaise. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté est entaché d'illégalité en ce que l'obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet est susceptible d'être mise à exécution forcée à destination du Cap-Vert.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête d'appel de M. B, qui est manifestement dépourvue de fondement, au sens des dispositions du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, doit être rejetée, en application de ces dispositions, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes.
Fait à Marseille, le 15 janvier 2024
2
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026