mardi 20 février 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-23MA02121 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | TEYSSEYRÉ |
Vu les procédures suivantes :
Procédures contentieuses antérieures :
I. M. B C a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler l'arrêté du 22 mai 2023 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a décidé son transfert aux autorités italiennes responsables de l'examen de sa demande d'asile, ainsi que l'arrêté du même jour par lequel le préfet l'a assigné à résidence.
Par un jugement n° 2304844 du 5 juin 2023, le magistrat désigné du tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande.
II. Mme A C a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler l'arrêté du 22 mai 2023 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a décidé son transfert aux autorités italiennes responsables de l'examen de sa demande d'asile, ainsi que l'arrêté du même jour par lequel le préfet l'a assignée à résidence.
Par un jugement n° 2304841 du 5 juin 2023, le magistrat désigné du tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande.
Procédures devant la Cour :
I. Par une requête et un mémoire, enregistrés les 13 août et 20 novembre 2023 sous le n° 23MA02121, M. C, représenté par Me Teysseyré, demande à la Cour :
1°) d'annuler le jugement du 5 juin 2023 le concernant ;
2°) d'annuler les arrêtés du 22 mai 2023 le concernant ;
3°) d'enjoindre au préfet d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale et de lui délivrer une attestation de demande d'asile dans le délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à Me Teysseyré sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
II. Par une requête et un mémoire, enregistrés les 13 août et 20 novembre 2023 sous le n° 23MA02124, M. C, représenté par Me Teysseyré, demande à la Cour :
1°) de prononcer le sursis à exécution du jugement du 5 juin 2023 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à Me Teysseyré au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
III. Par une requête et un mémoire, enregistrés les 13 août et 20 novembre 2023 sous le n° 23MA02122, Mme C, représentée par Me Teysseyré, demande à la Cour :
1°) d'annuler le jugement du 5 juin 2023 la concernant ;
2°) d'annuler les arrêtés du 22 mai 2023 la concernant ;
3°) d'enjoindre au préfet d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale et de lui délivrer une attestation de demande d'asile dans le délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à Me Teysseyré sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
IV. Par une requête et un mémoire, enregistrés les 13 août et 20 novembre 2023 sous le n° 23MA02123, Mme C, représentée par Me Teysseyré, demande à la Cour :
1°) de prononcer le sursis à exécution du jugement du 5 juin 2023 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à Me Teysseyré au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par un acte, enregistré le 26 janvier 2024, M. et Mme C déclarent se désister purement et simplement de leurs requêtes aux fins d'annulation et d'injonction mais maintiennent les demandes correspondantes au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
M. et Mme C ont chacun été admis, dans les quatre instances précitées, à l'aide juridictionnelle totale par des décisions du 27 octobre 2023 du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Marseille.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes enregistrées sous les n°s 23MA02121, 23MA02124, 23MA02122 et 23MA02123 sont présentées, pour les deux premières, par M. C et, pour les deux dernières, par Mme C, qui sont mariés, et sont dirigées contre des jugements rendus par le même juge statuant sur des décisions ayant le même objet prises le même jour par la même autorité. Il y a lieu, dès lors, de joindre ces requêtes pour y statuer par une seule ordonnance
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de () cour administrative d'appel () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; / () 5º Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (). ".
3. Le désistement de M. et Mme C de leurs requêtes aux fins d'annulation et d'injonction n°s 23MA02121 et 23MA02122 est pur et simple. Ils doivent dès lors être regardés comme se désistant également de leurs requêtes à fin de sursis à exécution n°s 23MA02124 et 23MA02123. Rien ne s'oppose à ce qu'il soit donné acte du désistement de M. et Mme C de ces quatre requêtes.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. et Mme C de leurs requêtes aux fins d'annulation et d'injonction n°s 23MA02121 et 23MA02122 et à fin de sursis à exécution n°s 23MA02124 et 23MA02123.
Article 2 : Les conclusions présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C, à Mme A C, à Me Teysseyré et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée pour information au préfet des Bouches-du-Rhône.
Fait à Marseille, le 20 février 2024
2, 23MA02124, 23MA02122, 23MA02123
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026