mardi 9 avril 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-23MA03129 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | PHILIPPE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Par arrêté du 30 août 2021, le maire de la commune de Levie a délivré à
M. D E un permis de construire une maison sur la parcelle cadastrée section C
n° 893, située au lieudit " Sorba ". Par deux lettres adressées à la commune le
10 novembre 2021, M. B C et M. A E ont présenté des recours gracieux contre ce permis, puis ont saisi le tribunal administratif de Bastia de deux recours tendant à l'annulation de l'arrêté du 30 août 2021 et des décisions implicites de rejet des recours gracieux nées le
10 janvier 2022.
Par un jugement n° 2200105 et 2200106 du 26 octobre 2023, le tribunal administratif de Bastia a rejeté les requêtes de MM. C et E.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 26 décembre 2023, MM. C et E, représentés par Me Blondio-Mondoloni, demandent à la Cour :
1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Bastia du 26 octobre 2023 ;
2°) d'annuler l'arrêté du 30 août 2021 par lequel le maire de la commune de Levie a délivré à M. D E le permis de construire n° PC 02A 142 21 P0006, ainsi que la décision de rejet de leurs recours gracieux née le 10 janvier 2022 ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Levie et de M. D E une somme qui ne saurait être inférieure à 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que de les condamner aux entiers dépens au titre de l'article R. 761-1 du code de justice administrative.
La requête a été communiquée à la commune de Levie, qui n'a pas produit d'observations.
Par un mémoire enregistré le 16 février 2024 et communiqué à la commune de Levie le même jour, MM C et E demandent à la Cour de donner acte de leur désistement, et renoncent à leurs conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 27 février 2024, M. D E, représenté par
Me Buresi conclut à l'acceptation du désistement, et à ce qu'il soit mis à la charge de
M. A E et M. B C une somme de 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient qu'il a engagé des frais de représentation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente de la Cour a désigné M. F pour statuer par ordonnance dans les cas prévus à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () ".
2. Aux termes de l'article R. 636-1 du même code : " Le désistement peut être fait et accepté par des actes signés des parties ou de leurs mandataires et adressés au greffe () ".
3. Le désistement de MM. C et E est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de M. D E tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B C et de
M. A E.
Article 2 : Les conclusions de M. D E tendant à l'application des dispositions de l'article L 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C, à M. A E, à la commune de Levie, ainsi qu'à M. D E.
Fait à Marseille, le 9 avril 2024.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026