mercredi 14 février 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-24MA00252 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP D'AVOCATS CGCB & ASSOCIES MONTPELLIER;TOMASI |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. BA BW, Mme BM Y, Mme AN BO, M. AC BO, M. BQ AV, M. S L, Mme AX AF, l'indivision composée de M. et Mme C M, M. AT M, Mme U M et M. D M, M. AR B, l'indivision composée de Mme P N au titre de l'indivision composée de Mme U N, M. AE N et M. AW N, M. C F, Mme U AM, M. C AH, M. et Mme V et Z AI, Mme BG Q, Mme AQ CF AJ, M. BC AK et Mme BV AK, M. G R, Mme K BB épouse AB, Mme CD, M. O BE, Mme AL BE née T, l'indivision composée de Mme A AO et de Mme BR AU, Mme AY BF, M. AA BH, M. J BI, M. BJ W, Mme AD BD épouse I, M. C CE BK, M. E AS, M. BU BS et Mme BP BS, l'indivision composée de Mme AG CA, Mme AZ CB et M. AP BL, M. H BN, M. BX BY, M. et Mme X BT, BZ, CC et l'association U Levante ont demandé au tribunal administratif de Bastia d'annuler l'arrêté du 4 octobre 2021 par lequel le maire de Pietrosella a délivré à la SAS Famco un permis de construire valant division parcellaire concernant la réalisation de onze maisons individuelles avec garages et piscines, sur la parcelle cadastrée section AD n° 490, située au lieudit " Sorbella ", ensemble la décision implicite de rejet de leur recours gracieux notifié le 2 décembre 2021.
Par un jugement n° 2200361 du 7 décembre 2023, il a été fait droit à leur demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 6 février 2024, la commune de Pietrosella, représentée par la SCP CGCB et Associés, demande à la Cour :
1°) d'annuler le jugement du 7 décembre 2023 ;
2°) de rejeter la demande de première instance de M. BW et autres ;
3°) de mettre à la charge de M. BW et autres la somme de 2 500 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le décret n° 2023-822 du 25 août 2023 modifiant le décret n° 2013-392 du 10 mai 2013 relatif au champ d'application de la taxe annuelle sur les logements vacants instituée par l'article 232 du code général des impôts ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Par un jugement du 7 décembre 2023, le tribunal administratif de Bastia, faisant droit à la demande de M. BW et autres, a annulé l'arrêté du 4 octobre 2021 par lequel le maire de Pietrosella a délivré à la SAS Famco un permis de construire valant division parcellaire concernant la réalisation de onze maisons individuelles avec garages et piscines, sur la parcelle cadastrée section AD n° 490, située au lieudit " Sorbella ", ensemble la décision implicite de rejet de leur recours gracieux notifié le 2 décembre 2021..
2. Aux termes de l'article R. 351-2 du code de justice administrative : " Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence du Conseil d'Etat, son président transmet sans délai le dossier au Conseil d'Etat qui poursuit l'instruction de l'affaire. () ".
3. En application des dispositions de l'article R. 811-1-1 du code de justice administrative, dans leur version en vigueur du 29 décembre 2018 au 1er septembre 2022, demeurant applicable aux recours introduits, tels que celui de M. BW et autres, entre le 1er décembre 2013 et le 31 août 2022, les tribunaux administratifs statuent en premier et dernier ressort sur les recours dirigés contre " les permis de construire () un bâtiment à usage principal d'habitation () lorsque le bâtiment () est implanté en tout ou partie sur le territoire d'une des communes mentionnées à l'article 232 du code général des impôts et son décret d'application () ".
4. La commune de Pietrosella ayant été ajoutée à la liste des communes dans lesquelles est applicable la taxe annuelle sur les logements vacants, en application de l'article 232 du code général des impôts, par le décret susvisé du 25 août 2023, le jugement du tribunal administratif intervenu le 7 décembre 2023, soit postérieurement à l'entrée en vigueur de ce décret, et portant sur un permis de construire onze maisons individuelles, doit être regardé comme ayant été rendu en premier et dernier ressort. À cet effet, la requête dirigée contre ce jugement est transmise au Conseil d'État.
O R D O N N E :
Article 1er : Le dossier de la requête de la commune de Pietrosella est transmis au Conseil d'Etat.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Pietrosella et au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat.
Fait à Marseille, le 14 février 2024
jpl
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026