vendredi 20 décembre 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Marseille |
| Section | Cour administrative d'appel de Marseille |
| N° Dossier | CAA13-24MA00869 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre - formation à 3 |
| Avocat requérant | BELOTTI |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. D C a demandé au tribunal administratif de Marseille d'annuler l'arrêté du 17 mai 2023 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Par un jugement n° 2307599 du 22 novembre 2023, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 12 avril 2024, M. C, représenté par Me Belotti, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Marseille du 22 novembre 2023 ;
2°) d'annuler l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 17 mai 2023 ;
3°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer une carte de séjour temporaire lui permettant de travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du délai de quinze jours suivant la notification de l'arrêt à intervenir ;
4°) subsidiairement, d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de procéder à un nouvel examen de sa situation et de lui délivrer, pendant cet examen, une autorisation de séjour lui permettant de travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du délai de quinze jours suivant la notification de l'arrêt à intervenir ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à son conseil qui s'engage, dans ce cas, à renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
En ce qui concerne le refus de séjour :
- la décision en litige est insuffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée d'un examen réel et sérieux de sa situation individuelle ;
- elle n'a pas été précédée de la consultation de la commission du titre de séjour en méconnaissance de l'article L. 435-1 2e du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnait l'article 6 alinéa 1 1e, 2e et 5e de l'accord franco algérien ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale comme étant prise sur la base d'une décision de refus de séjour elle-même illégale ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'il peut prétendre à la délivrance de plein droit d'un certificat de résidence d'un an sur le fondement de l'article 6 alinéa 1 1e de l'accord franco-algérien.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 février 2024.
La requête a été transmise au préfet des Bouches-du-Rhône qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Rigaud ;
- et les observations de Me Belotti, représentant M. C.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant algérien né en 1968, demande l'annulation du jugement du 22 novembre 2023 par lequel le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande dirigée contre l'arrêté du préfet du Préfet des Bouches-du-Rhône du 17 mai 2023 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours.
Sur le bien-fondé du jugement attaqué :
En ce qui concerne la décision de refus de séjour :
2. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
3. D'une part, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C a présenté sa demande d'admission au séjour sur le fondement de l'article 6 alinéa 1 1e de l'accord franco-algérien, n'ayant spécifié aucun fondement explicite dans son formulaire de demande. D'autre part, ainsi que l'ont à bon droit retenu les premiers juges, l'arrêté en litige, qui vise les stipulations des 2e et 5e de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien et celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, expose de manière suffisamment précise les éléments déterminants de la situation de M. C, le préfet des Bouches-du-Rhône n'étant pas tenu de mentionner précisément les périodes pour lesquelles il a estimé que l'intéressé n'établissait pas de façon suffisamment probante sa résidence habituelle en France. La décision de refus de séjour litigieuse comporte ainsi de façon circonstanciée l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et doit être regardée comme suffisamment motivée. Il en résulte également, ainsi que de l'ensemble des pièces du dossier, que le moyen tiré de l'absence d'examen sérieux de la situation de M. C doit être écarté.
4. Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / 1. Au ressortissant algérien, qui justifie par tout moyen résider en France habituellement depuis plus de dix ans ou plus de quinze ans si, au cours de cette période, il a séjourné en qualité d'étudiant () ".
5. M. C, entré en France le 23 mai 2001 sous couvert d'un visa C de trente jours délivré par les autorités consulaires françaises à Alger, déclare s'y être maintenu de manière continue depuis lors, soit depuis plus de dix ans à la date de l'arrêté attaqué. Toutefois, les justificatifs qu'il produit, composés de factures, d'avis de non-imposition, de quelques pièces médicales, ainsi que d'attestations dépourvues de précisions suffisantes quant à leur contenu, et de décisions d'admission à l'aide médicale d'Etat sont insuffisantes, eu égard à leur nature, pour établir la réalité de sa résidence habituelle sur le territoire français depuis au moins dix ans à la date de l'arrêté en litige. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 6 alinéa 1 1e de l'accord franco-algérien doit, en tout état de cause, être écarté.
6. Aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; / () / 4° Dans le cas prévu à l'article L. 435-1 ". Aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 435-1 du même code : " Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14 ".
7. Si l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régit d'une manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France et y exercer une activité professionnelle, ainsi que les règles concernant la nature des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés, il n'a toutefois pas entendu écarter, sauf stipulations incompatibles expresses, l'application des dispositions de procédure qui s'appliquent à tous les étrangers en ce qui concerne la délivrance, le renouvellement ou le refus de titres de séjour. Au nombre de ces dispositions, figurent celles du deuxième alinéa de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui prévoient que le préfet doit consulter la commission du titre de séjour lorsqu'un étranger justifie résider en France habituellement depuis plus de dix ans. Le préfet n'est toutefois tenu de saisir la commission que du seul cas des étrangers qui remplissent effectivement cette condition, et non de celui de tous les étrangers qui s'en prévalent.
8. Il résulte de ce qui a été développé au point 5 du présent arrêt que M. C ne justifie pas résider en France habituellement depuis plus de dix ans. Dès lors, et comme l'ont à bon droit retenu les premiers juges, le préfet des Bouches-du-Rhône n'était pas tenu de soumettre son cas à la commission du titre de séjour avant de prendre le refus de séjour litigieux. Le vice de procédure doit ainsi être écarté.
9. Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 2. Au ressortissant algérien, marié avec un ressortissant de nationalité française, à condition que son entrée sur le territoire français ait été régulière, que le conjoint ait conservé la nationalité française et, lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, qu'il ait été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français / () / Le premier renouvellement du certificat de résidence délivré au titre du 2) ci-dessus est subordonné à une communauté de vie effective entre les époux ". Il résulte de ces stipulations que la circonstance qu'un ressortissant algérien, régulièrement entré en France sous couvert d'un visa de court séjour, ait fait l'objet, au-delà de la durée de validité de ce visa, de décisions de refus de titre de séjour assorties d'invitation à quitter le territoire et d'une mesure de reconduite à la frontière, régulièrement notifiées, ne fait pas obstacle à ce que la condition d'entrée régulière en France continue d'être regardée comme remplie, dès lors que l'étranger s'est maintenu sur le territoire. Par suite, il est fondé à se prévaloir des effets juridiques attachés, par les stipulations du 2) de l'article 6 de l'accord franco-algérien, à son entrée régulière sur le territoire français, notamment à l'encontre d'un refus de certificat de résidence assorti d'une obligation de quitter le territoire français, lorsqu'il a contracté mariage avec un ressortissant français, même si le mariage est postérieur à ces décisions.
10. Dès lors que M. C n'établit pas s'être maintenu en France de manière continue depuis son entrée régulière sur le territoire le 23 mai 2001, la condition d'entrée régulière en France ne peut être regardée comme remplie. Par suite, comme l'ont, à bon droit, jugé les premiers juges, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 6 alinéa 1 2e de l'accord franco-algérien et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
11. Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" est délivré de plein droit : / () / 5. Au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
12. Si M. C établit, par les pièces qu'il produit, le caractère habituel de sa présence en France pour les années 2008 à 2011, celui, pour les autres périodes n'est cependant pas démontré. Si M. C se prévaut en outre de sa vie de couple avec une ressortissante française, avec laquelle il a conclu un pacte civil de solidarité le 15 octobre 2020, puis avec laquelle il s'est marié en France le 15 mai 2021, cette relation, dont n'est issu aucun enfant, présente toutefois un caractère trop récent pour établir que l'intéressé aurait transféré en France le centre de sa vie familiale. En outre, si M. C, dont le père serait décédé, se prévaut de la présence en France de deux frères, l'un de nationalité française, l'autre titulaire d'un certificat de résidence valide dix ans jusqu'en 2030, il ne précise ni n'établit la nature et l'intensité de ses liens avec ces derniers et ne démontre pas être dépourvu d'attaches familiales en Algérie, où résident sa mère ainsi que d'autres membres de sa fratrie et où il a vécu jusqu'à l'âge de 33 ans, selon ses propres déclarations devant l'administration. Par ailleurs, les promesses d'embauche dont il a bénéficié en 2006, 2012, 2016 et 2018 ne permettent pas, à elles seules, d'établir la réalité d'une quelconque insertion sociale ou professionnelle alors, au demeurant, qu'il affirme s'être maintenu sur le territoire français malgré l'édiction à son encontre de deux précédents refus de séjour, le premier du 26 novembre 2012, dont la légalité a été confirmée en dernier lieu par une ordonnance de la cour n° 13MA02191 du 2 septembre 2013, et le second du 29 juin 2020, dont il affirme ne pas avoir été destinataire. Dans ces conditions, ainsi que l'ont retenu à bon droit les premiers juges, M. C ne fait état d'aucun élément de nature à faire obstacle à son retour temporaire dans son pays d'origine en vue d'y solliciter la délivrance d'un visa en qualité de conjoint de Française auprès des autorités consulaires françaises locales, tenues à une obligation de célérité en la matière en vertu du second alinéa de l'article R. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision de refus de séjour en litige n'a ainsi pas porté au droit de M. C au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise et n'a donc pas méconnu les stipulations de l'article 6 alinéa 1 5e de l'accord franco-algérien et celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, cette décision n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation du requérant.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
13. M. C n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision lui refusant son admission au séjour, il n'est pas fondé à invoquer cette illégalité, par la voie de l'exception, à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
14. Comme il a été dit au point 5, M. C ne remplit pas les conditions pour se voir délivrer de plein droit un certificat de résidence sur le fondement de l'article 6 alinéa 1 1e de l'accord franco-algérien. Il n'est donc pas n'est pas fondé à soutenir qu'à ce titre, il ne pouvait faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit alléguée doit être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande d'annulation de l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 17 mai 2023. Ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ne peuvent, par suite, qu'être rejetées.
ORDONNE :
Article 1 : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. D C, à Me Belotti et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.
Délibéré après l'audience du 5 décembre 2024 à laquelle siégeaient :
- Mme C. Fedi, présidente de chambre,
- Mme L. Rigaud, présidente-assesseure,
- M. N. Danveau, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 20 décembre 2024.
La rapporteure,
signé
L. RIGAUDLa présidente,
signé
C. FEDILa greffière,
signé
M. A
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026