LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA13-24MA03109

Cour administrative d'appel de Marseille — Décision N° CAA13-24MA03109

lundi 13 octobre 2025

JuridictionCour administrative d'appel de Marseille
SectionCour administrative d'appel de Marseille
N° DossierCAA13-24MA03109
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème chambre - formation à 3
Avocat requérantAARPI ADMYS AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B... A... a demandé au tribunal administratif de Marseille d’annuler la décision du 17 janvier 2022 par laquelle la ministre chargée des sports a rejeté sa demande de versement de l’aide exceptionnelle « montagne » et d’enjoindre à « la direction départementale des finances publiques » de lui verser cette aide.

Par un jugement n° 2206149 du 16 octobre 2024, le tribunal administratif de Marseille a rejeté cette demande.

Procédure devant la Cour :

Par une requête enregistrée le 15 décembre 2024 et un mémoire complémentaire enregistré le 22 avril 2025, M. A..., représenté par Me Comte, demande à la Cour :

1°) d’annuler ce jugement ;

2°) d’enjoindre à la direction départementale des finances publiques de lui verser l’aide exceptionnelle « montagne » ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- le jugement ne répond pas à l’un des moyens soulevés ;
- l’administration ne se trouvait pas en situation de compétence liée ;
- les décrets du 30 mars 2020 et du 5 octobre 2021 sont illégaux et discriminatoires pour les personnes placées en arrêt de travail.

Par une lettre en date du 27 mars 2025, la Cour a informé les parties qu’il était envisagé d’inscrire l’affaire à une audience qui pourrait avoir lieu avant le 31 décembre 2025, et que l’instruction était susceptible d’être close par ordonnance à compter du 10 avril 2025.

Par un mémoire en défense enregistré le 10 avril 2025, la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative conclut au rejet de la requête de M. A....

Elle soutient que les moyens présentés à l’appui de la requête sont infondés.

Par ordonnance du 2 mai 2025, la clôture de l’instruction a été prononcée avec effet immédiat.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- l’ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 ;
- le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 ;
- le décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 ;
- le décret n° 2021-1295 du 5 octobre 2021 ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Renaud Thielé, rapporteur,
- les conclusions de M. François Point, rapporteur public,
- et les observations de Me Ramière de Fortanier pour M. A....









Considérant ce qui suit :

1. Le 5 janvier 2022, M. A..., qui exerçait la profession de moniteur de ski en tant que travailleur indépendant dans la station des Orres, a sollicité le versement de l’aide exceptionnelle en faveur des personnes physiques et morales de droit privé encadrant des activités sportives et particulièrement affectées par la fermeture des remontées mécaniques dans le contexte de l’épidémie de covid-19 instituée par le décret n° 2021-1295 du 5 octobre 2021. Par une décision du 17 janvier 2022, la ministre chargée des sports a rejeté sa demande. Par le jugement attaqué, dont M. A... relève appel, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à l’annulation de cette décision, au motif que la perception par M. A... d’une aide au titre du fonds de solidarité à destination des entreprises particulièrement touchées par les conséquences de la propagation de l’épidémie de covid-19 le rendait inéligible au dispositif d’aide exceptionnelle « montagne ».

Sur la régularité du jugement attaqué :

2. Aux termes de l’article L. 9 du code de justice administrative : « Les jugements sont motivés ».

3. Le jugement a répondu, dans son point 4, au moyen tiré de la violation, par les décrets du 30 mars 2020 et du 5 octobre 2021, du principe d’égalité. Le moyen tiré de son insuffisante motivation doit dès lors être écarté.

Sur le bien-fondé du jugement attaqué :

4. En premier lieu, le principe d’égalité n’implique pas que des personnes se trouvant dans des situations différentes soient soumises à des régimes différents. Dès lors, les auteurs des décrets du 25 mars 2020 et du 5 octobre 2021 ne sauraient avoir méconnu ce principe en s’abstenant de prévoir un régime spécial pour les personnes qui ont été placées en arrêt de travail pendant la période prise en compte pour le calcul du chiffre d’affaires de référence. M. A... n’est dès lors, et en tout état de cause, pas fondé à exciper de l’illégalité de ces décrets.

5. En second lieu, il résulte des dispositions de l’article 1er du décret du 5 octobre 2021 que l’aide « montagne » est accordée aux seules personnes qui « ne sont pas éligibles au fonds de solidarité institué par l’ordonnance du 25 mars 2020 susvisée ou n’ont perçu aucune aide à ce titre ». Dès lors que, ainsi qu’il n’est pas contesté, M. A... était éligible au fonds de solidarité institué par l’ordonnance du 25 mars 2020 et a perçu une aide à ce titre, le ministre se trouvait, ainsi que l’a jugé le tribunal administratif, en situation de compétence liée pour rejeter sa demande d’aide exceptionnelle « montagne ». Tous les moyens présentés par M. A... sont donc inopérants, sans qu’ait d’incidence sur cette analyse la circonstance que l’aide de 6 909 euros octroyée au titre du fonds de solidarité s’est trouvée minorée du fait du placement de M. A... en arrêt de travail pendant la période de référence prise en compte pour la détermination de la baisse de son chiffre d’affaires.

6. Il résulte de tout ce qui précède que M. A... n’est pas fondé à soutenir que c’est à tort que le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande. Ses conclusions à fin d’annulation doivent donc être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, celles tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


D É C I D E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. B... A... et à la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative.

Délibéré après l’audience du 29 septembre 2025, où siégeaient :

- M. David Zupan, président,
- M. Renaud Thielé, président assesseur,
- Mme Célie Simeray, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 13 octobre 2025.

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276

La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.

04/05/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

← Retour aux décisions