LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA33-19BX03716

Cour administrative d'appel de Bordeaux — Décision N° CAA33-19BX03716

mercredi 13 juillet 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Bordeaux
SectionCour administrative d'appel de Bordeaux
N° DossierCAA33-19BX03716
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
Formation3ème chambre (formation à 3)
Avocat requérantSCP EZELIN DIONE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. C A a demandé au tribunal administratif de la Martinique d'annuler la décision du 22 mai 2012 par laquelle la présidente de la chambre de commerce et d'industrie de région des îles de Guadeloupe lui a accordé un congé sans rémunération pour convenances personnelles, en tant qu'elle a limité ce congé à une durée d'un an et subordonné son renouvellement à une manifestation de sa volonté ; d'annuler la décision du 29 novembre 2013 par laquelle la présidente de cette chambre de commerce et d'industrie l'a déclaré démissionnaire et l'a radié des cadres ; enfin d'annuler la décision du 30 mai 2017 par laquelle le président de la chambre de commerce et d'industrie a refusé de retirer la décision du 29 novembre 2013.

Par un jugement n° 1800545 du 28 juin 2019, le tribunal administratif de la Martinique a rejeté ces demandes.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 23 septembre 2019 et des mémoires enregistrés les 29 janvier, 4 juillet, 8 septembre et 19 novembre 2020, M. A, représenté par la SCP Ezelin-Dione, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de la Martinique du 28 juin 2019 ;

2°) d'annuler la décision du 22 mai 2012 par laquelle la présidente de la chambre de commerce et d'industrie de région des îles de Guadeloupe lui a accordé un congé sans rémunération pour convenances personnelles, en tant qu'elle a limité ce congé à une durée d'un an et a subordonné son renouvellement à une manifestation de sa volonté ;

3°) d'annuler la décision du 29 novembre 2013, par laquelle la présidente de la chambre de commerce et d'industrie de région des îles de Guadeloupe l'a déclaré démissionnaire et l'a radié des cadres ;

4°) d'annuler la décision du 30 mai 2017, par laquelle le président de la chambre de commerce et d'industrie de région des îles de Guadeloupe a refusé de retirer la décision du 29 novembre 2013 ;

5°) d'enjoindre au président de la chambre de commerce et d'industrie de région des îles de Guadeloupe, sous astreinte de 300 euros par jour de retard, de régulariser sa situation statutaire et de le placer en position de disponibilité pour convenances personnelles, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir ;

6°) de mettre à la charge de la chambre de commerce et d'industrie de région des îles de Guadeloupe la somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- sa requête est recevable dès lors que ni la décision par laquelle le président de la CCI a implicitement rejeté sa demande du 17 mai 2017 ni sa décision expresse du 30 mai suivant n'étaient devenues définitives lors de l'enregistrement de son recours contentieux ;

- il n'a eu connaissance de la décision du 29 novembre 2013 que le 25 juin 2017 ;

- sa participation à une médiation doit être regardée comme affectant le délai de recours raisonnable ;

- la décision du 22 mai 2012 méconnaît l'article 28 du statut du personnel administratif des chambres de commerce et d'industrie, en ce qu'elle a subordonné le congé sans rémunération pour convenances personnelles à des conditions non prévues par cet article ;

- la décision du 29 novembre 2013 est intervenue en méconnaissance de la procédure relative à l'abandon de poste.

Par des mémoires enregistrés les 24 mars et 23 septembre 2020, la chambre de commerce et d'industrie de région des îles de Guadeloupe, représentée par Me Bach, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens invoqués ne sont pas fondés et que les décisions litigieuses ne présentent pas, entre elle un lien de connexité suffisant.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- l'arrêté du 25 juillet 1997 relatif au statut du personnel de l'assemblée des chambres françaises de commerce et d'industrie, des chambres régionales de commerce et d'industrie et des groupements interconsulaires ;

- le code de justice administrative.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. B,

- les conclusions de Mme Le Bris, rapporteure publique,

- et les observations de Me Benguigui, représentant la chambre de commerce et d'industrie de région des îles de Guadeloupe.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, agent de droit public de la chambre de commerce et d'industrie de région des îles de Guadeloupe, a sollicité, en 2012, un congé sans rémunération pour convenances personnelles. Par une décision du 22 avril 2012, la présidente de la chambre de commerce et d'industrie de région des îles de Guadeloupe lui a accordé ce congé, à compter du 1er octobre 2012 et pour une durée d'un an. Cette décision précisait que M. A devait se manifester, avant le terme de ce congé, pour indiquer s'il entendait reprendre son poste, démissionner ou prolonger son congé. Par une décision du 29 novembre 2013, la présidente de la chambre de commerce et d'industrie, sans nouvelle de M. A, l'a considéré comme démissionnaire et a prononcé sa radiation des cadres. Enfin, par une lettre datée du 30 mai 2017, le président de la chambre de commerce et d'industrie de région des îles de Guadeloupe a indiqué qu'il lui était " difficile " de retirer cette dernière décision. M. A relève appel du jugement du 28 juin 2019 par lequel le tribunal administratif de la Martinique a rejeté ses demandes tendant à l'annulation de la décision du 22 avril 2012, en tant qu'elle a limité à une durée d'un an le congé sans rémunération pour convenances personnelles et subordonné son renouvellement à une manifestation de volonté, de la décision du 29 novembre 2013 et de la décision du 30 mai 2017.

Sur le bien-fondé du jugement attaqué :

2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " Sauf en matière de travaux publics, la juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. "

3. Toutefois, le principe de sécurité juridique, qui implique que ne puissent être remises en cause sans condition de délai des situations consolidées par l'effet du temps, fait obstacle à ce que puisse être contestée indéfiniment une décision administrative individuelle qui a été notifiée à son destinataire, ou dont il est établi, à défaut d'une telle notification, que celui-ci en a eu connaissance. En une telle hypothèse, si le non-respect de l'obligation d'informer l'intéressé sur les voies et les délais de recours, ou l'absence de preuve qu'une telle information a bien été fournie, ne permet pas que lui soient opposés les délais de recours fixés par le code de justice administrative, le destinataire de la décision ne peut exercer de recours juridictionnel au-delà d'un délai raisonnable. En règle générale et sauf circonstances particulières dont se prévaudrait le requérant, ce délai ne saurait, sous réserve de l'exercice de recours administratifs pour lesquels les textes prévoient des délais particuliers, excéder un an à compter de la date à laquelle une décision expresse lui a été notifiée ou de la date à laquelle il est établi qu'il en a eu connaissance. S'il n'a pas été informé des voies et délais dans les conditions prévues par les textes cités au point 2, l'auteur du recours gracieux, dispose, pour saisir le juge, d'un délai raisonnable qui court de la date de l'événement établissant qu'il a eu connaissance du rejet explicite de ce recours gracieux.

En ce qui concerne la décision du 22 mai 2012 plaçant M. A en congé pour convenances personnelles :

4. La CCI ne produisant aucune preuve de notification de la décision du 22 mai 2012, le délai de deux mois fixé par les dispositions précitées de l'article R. 421-1 du code de justice administrative n'était pas opposable à M. A. Bien qu'il ait cessé de travailler pour la CCI à compter du 1er octobre 2012, l'appelant soutient qu'il n'a néanmoins eu connaissance de cette décision que le 17 mai 2017, date à laquelle il a adressé à la CCI une lettre l'évoquant. Toutefois et en tout état de cause, il ne ressort ni de cette lettre ni de la lettre, rédigée en des termes identiques, qu'il a adressée à la CCI par courriel le 25 juin 2017 qu'il aurait entendu présenter un recours gracieux à l'encontre de cette même décision. Par suite, l'appelant n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, les premiers juges ont considéré que le recours juridictionnel qu'il a formé le 29 mai 2018, plus d'un an après qu'il a eu connaissance de la décision du 22 mai 2012, n'avait pas été exercé dans un délai raisonnable.

En ce qui concerne les décisions des 29 novembre 2013 et 30 mai 2017 :

5. D'une part, les décisions des 29 novembre 2013 et 30 mai 2017 n'ayant pas été notifiées à M. A, le délai de deux mois fixé par les dispositions précitées de l'article R. 421-1 du code de justice administrative ne lui était pas opposable.

6. D'autre part, il ressort des pièces du dossier, en particulier de la lettre qu'il a adressée à la CCI le 17 mai 2017, que l'appelant a eu connaissance au plus tard à cette date de la décision du 29 novembre 2013. Eu égard à son contenu, notamment la contestation juridique qu'elle contient, cette lettre du 17 mai 2017 caractérise un recours gracieux exercé contre cette décision du 29 novembre 2013 et a d'ailleurs été rejetée comme telle par la CCI aux termes de sa décision du 30 mai 2017.

7. Il résulte de ce qui précède que l'appelant est fondé à soutenir que la décision du 30 mai 2017 ne présentait pas le caractère d'une décision purement confirmative d'une décision devenue définitive mais constituait une décision de rejet de son recours gracieux. Ainsi, c'est à tort que les premiers juges ont considéré que son recours juridictionnel enregistré le 29 mai 2018, moins d'un an après qu'il ait eu connaissance de cette décision de rejet, était tardif.

8. Il appartient à la cour, saisie par l'effet dévolutif de l'appel d'examiner les moyens soulevés à l'encontre des décisions des 29 novembre 2013 et 30 mai 2017.

Sur la recevabilité des conclusions dirigées contre les décisions des 29 novembre 2013 et 30 mai 2017 :

9. En premier lieu, les décisions litigieuses des 29 novembre 2013 et 30 mai 2017, prises en exécution de la décision du 22 mai 2012, présentent avec cette dernière décision, un lien de connexité suffisant pour que les conclusions dirigées contre ces trois décisions aient pu faire l'objet d'une requête unique devant le tribunal administratif sans méconnaitre les dispositions de l'article L. 421-1 du code de justice administratif.

Sur le bien-fondé des décisions des 29 novembre 2013 et 30 mai 2017 :

10. Aux termes de l'article 28 du statut du personnel de l'assemblée des chambres françaises de commerce et d'industrie, des chambres régionales de commerce et d'industrie et des groupements interconsulaires : " Les agents titulaires peuvent bénéficier d'un congé sans rémunération pour convenances personnelles. L'attribution de ce congé appartient au Président de la Compagnie Consulaire ou à son délégataire à qui l'agent doit présenter sa demande par la voie hiérarchique en produisant toutes justifications utiles à l'appui de sa demande. " En application des dispositions de l'article 33 du même statut : " La cessation de fonctions de tout agent titulaire ne peut intervenir que dans les conditions suivantes 1) Par démission ; dans ce cas, l'agent "non cadre" devra respecter un délai de préavis d'un mois et l'agent "cadre", un délai de préavis de trois mois () 6) Par mesure disciplinaire dans les conditions précisées aux articles 36 à 37 bis du présent statut. ".

11. Il ne résulte pas des dispositions précitées de l'article 28 du statut du personnel de l'assemblée des chambres françaises de commerce et d'industrie que l'agent, qui n'aurait pas informé la CCI employeur de son intention de reprendre son activité salariée, de renouveler son congé ou de rompre son contrat de travail et ne se serait pas présenté à son poste de travail à l'issue d'un congé pour convenances personnelles, pourrait être considéré, de ce seul fait, démissionnaire. Ces dispositions ne prévoient, en particulier, aucunement que la démission d'un agent puisse être implicite ou présumée ni, à fortiori, que la CCI ne serait pas tenue d'inviter au préalable l'agent concerné à se manifester avant de le considérer comme démissionnaire.

12. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, les premiers juges ont rejeté ses demandes tendant à l'annulation, d'une part, de la décision du 29 novembre 2013 par laquelle la CCI a considéré qu'il devait être regardé comme démissionnaire et l'a radié des effectifs de la CCI et, d'autre part, de la décision du 30 mai 2017 par laquelle la CCI a rejeté son recours gracieux. Par suite, il est également fondé à demander l'annulation de ces décisions.

13. En revanche, il résulte des dispositions précitées de l'article 28 du statut que ni le congé pour convenance personnelle ni son renouvellement ne constituent des droits pour les agents des CCI et que leur octroi est, en outre, subordonné à la présentation d'une demande au président de la CCI concernée.

14. Par la décision du 12 novembre 2012, dont il a été dit au point 4 qu'elle était devenue définitive, M. A s'est seulement vu accorder un congé pour convenance personnelle d'une durée d'un an dont il lui appartenait de demander le renouvellement. Or, il ressort des pièces du dossier qu'il n'en a demandé le renouvellement ni dans ses lettres des 17 mai et 25 juin 2017 ni ultérieurement ou en cours d'instance. Ainsi, il n'est pas fondé à soutenir que l'annulation des décisions litigieuses implique que la CCI renouvelle d'office le congé pour convenance personnelle dont il a bénéficié jusqu'au 1er octobre 2013. Par suite, les conclusions aux mêmes fins qu'il a présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.

15. Les dispositions de l'article L 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme que demande la CCI soit mise à la charge de M. A qui n'est pas, dans la présente instance la partie perdante. En outre, il y a lieu, en application des mêmes dispositions et dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la CCI une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés pour l'instance par M. A.

DÉCIDE :

Article 1er : Le jugement attaqué du 28 juin 2019 est annulé en tant qu'il a rejeté les demandes de M. A tendant à l'annulation des décisions de la CCI de région des îles Guadeloupe des 29 novembre 2013 et 30 novembre 2017.

Article 2 : Les décisions de la CCI de région des îles de Guadeloupe des 29 novembre 2013 et 30 novembre 2017 sont annulées.

Article 3 : La CCI de région des îles de Guadeloupe versera à M. A une somme de 1 500 euros au titre l'article L 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 5 : Le présent arrêt sera notifié à M. C A et à la chambre de commerce et d'industrie de région des îles de Guadeloupe.

Délibéré après l'audience du 27 juin 2022 à laquelle siégeaient :

M. Didier Artus, président,

Mme Frédéric Faïck, président-assesseur,

M. Manuel Bourgeois, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 13 juillet 2022.

Le rapporteur,

Manuel B

Le président,

Didier Artus

Le greffier,

Anthony Fernandez

La République mande et ordonne au préfet de la région Martinique, préfet de la Martinique en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.

4

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions