mercredi 13 juillet 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-20BX00788 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre (formation à 3) |
| Avocat requérant | DUGOUJON ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. C D a demandé au tribunal administratif de La Réunion d'annuler l'arrêté du maire de Saint-Denis du 16 octobre 2018 portant nomination en qualité de rédacteur territorial stagiaire, modifié par arrêtés des 27 novembre 2018 et 8 janvier 2019, en tant qu'il fixe ses droits à rémunération par référence à l'indice brut 374, indice majoré 344, avec maintien à titre personnel de sa rémunération sur la base de l'indice brut 421, et d'enjoindre à la commune de Saint-Denis de procéder à un nouveau reclassement sur la base de l'indice brut 591, indice majoré 498, et de lui attribuer une indemnité compensatrice de 417,06 euros.
Par un jugement n° 1900899 du 5 décembre 2019, le tribunal administratif de La Réunion a annulé l'arrêté du maire de Saint-Denis du 16 octobre 2018 modifié par arrêté du 27 novembre 2018 puis par arrêté du 8 janvier 2019, en tant qu'il fixe les droits à rémunération de M. D à compter du 29 novembre 2018 par référence à l'indice brut 421, en enjoignant à la commune de régulariser la situation pécuniaire de M. D en lui allouant une rémunération fixée sur la base de l'indice brut 591, indice majoré 498, ainsi qu'une indemnité compensatrice correspondant à 95 % du traitement afférent à l'indice brut 707.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 4 mars 2020, la commune de Saint-Denis, représentée par Me Armoudom, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement n° 1900899 du 5 décembre 2019 du tribunal administratif de La Réunion ;
2°) de rejeter la demande présentée par M. D devant le tribunal administratif ;
3°) de mettre à la charge de M. D la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le droit au maintien de la rémunération, issu des dispositions de l'article 23 du décret n° 2010-329 du 22 mars 2010 portant dispositions statutaires communes à divers cadres d'emplois de fonctionnaires de catégorie B de la fonction publique territoriale n'a pas été méconnu ; la rémunération de M. D avant sa nomination comme fonctionnaire stagiaire avait été établie, dans le cadre d'un accord intersyndical conclu le 13 décembre 1999, en y intégrant artificiellement une majoration du fait de son affectation en outre-mer, et de fait, il a bénéficié de la prime de " vie chère " ; en retenant volontairement un indice de rémunération faible, auquel s'ajoute la prime de " vie chère ", au stade de son reclassement, comme l'atteste les fiches de paie de l'intéressé mentionnant le versement de la majoration de traitement, qui était incluse dans sa rémunération comme contractuel, elle doit être regardée comme ayant respecté l'esprit de l'article 23 II du décret du 22 mars 2010, tel qu'explicité par la réponse ministérielle à la question écrite n° 350, publiée au Journal officiel au 3 octobre 2017, en lui assurant un niveau de rémunération équivalent ;
- l'indice de rémunération fixé par le tribunal, comme l'indice dont M. D revendique le bénéfice, lui confèrerait une rémunération, augmentée de la prime de vie chère, sans rapport avec son grade et son emploi et entrainerait une rupture d'égalité de traitement entre agents publics ;
- la demande d'allocation d'une indemnité compensatrice présentée par M. D n'est pas fondée dès lors qu'il ne remplit pas les conditions posées par l'article 135 de la loi du 26 janvier 1984.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 septembre 2020, M. D, représenté par Me Dugoujon, conclut à titre principal à l'irrecevabilité de la requête de la commune de Saint-Denis, à titre subsidiaire, à son rejet au fond et à la confirmation du jugement attaqué, et à ce qu'il soit mis à la charge de cette dernière la somme de 3 000 euros
Il fait valoir que :
- la requête d'appel de la commune de Saint-Denis est irrecevable, dès lors qu'elle se borne à reproduire l'argumentation développée dans son mémoire en défense en première instance et ne comporte aucune critique du jugement ;
- les moyens soulevés par la commune de Saint-Denis ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 15 octobre 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 17 janvier 2022 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 82-1105 du 23 décembre 1982 ;
- le décret n° 85-1148 du 24 octobre 1985 ;
- le décret n° 86-227 du 18 février 1986 ;
- le décret n° 2010-329 du 22 mars 2010 ;
- le décret n° 2010-330 du 22 mars 2010 ;
- le décret n° 2012-924 du 30 juillet 2012 ;
- le décret n° 2016-594 du 12 mai 2016 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A B,
- les conclusions de Mme Isabelle Le Bris, rapporteure publique.
Une note en délibéré présentée par la SELARL Dugoujon a été enregistrée le 06 juillet 2022.
Considérant ce qui suit :
1. M. D était employé par la commune de Saint-Denis depuis plusieurs années en qualité de rédacteur contractuel. En dernier lieu, sa rémunération brute était fixée à 2 749 euros. Par arrêté du 16 octobre 2018, il a été nommé rédacteur territorial stagiaire à compter du 29 novembre 2018. Selon cet arrêté et deux arrêtés modificatifs pris les 27 novembre 2018 et 8 janvier 2019, son reclassement a été effectué au 2ème échelon du grade de rédacteur, soit à l'indice brut 374, indice majoré 344, avec maintien à titre personnel de sa rémunération sur la base de l'indice brut 421. Par un recours gracieux formé le 30 janvier 2019, M. D a contesté ce reclassement. Ce recours ayant été implicitement rejeté, l'intéressé a saisi le tribunal administratif de La Réunion d'une demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 16 octobre 2018 modifié, en tant qu'il fixe sa rémunération et en tant qu'il lui refuse le bénéfice d'une indemnité compensatrice.
2. Par jugement n° 1900899 du 5 décembre 2019, ce tribunal a annulé l'arrêté du maire de Saint-Denis du 16 octobre 2018, modifié par arrêté du 27 novembre 2018 puis par arrêté du 8 janvier 2019, en tant qu'il fixe la rémunération de M. D à compter du 29 novembre 2018, en enjoignant à la commune de régulariser la situation pécuniaire de ce dernier en lui allouant une rémunération fixée sur la base de l'indice brut 591, indice majoré 498, assortie d'une indemnité compensatrice. La commune de Saint-Denis relève appel de ce jugement.
Sur la recevabilité de la requête d'appel de la commune de Saint-Denis :
3. M. D soutient que la requête de la commune de Saint-Denis serait irrecevable en ce qu'elle ne comporterait aucune critique du jugement attaqué mais se bornerait à reprendre l'argumentation développée par la commune de Saint-Denis en première instance. Toutefois, il résulte des termes mêmes du mémoire d'appel de la commune de Saint-Denis qu'il ne saurait être regardé comme constituant la seule reproduction de son mémoire de première instance et qu'il énonce à nouveau l'argumentation qui lui paraissait devoir fonder le rejet de la demande présentée par M. D devant le tribunal administratif contre son arrêté. Une telle motivation répond aux conditions posées par l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Par suite, la fin de non-recevoir tirée de l'irrecevabilité de la requête d'appel de la commune de Saint-Denis ne peut être accueillie.
Sur la légalité de l'arrêté du 16 octobre 2018 :
En ce qui concerne le maintien de la garantie de rémunération à titre personnel :
4. En vertu de l'article 20 du titre Ier du statut général de la fonction publique auquel renvoie l'article 87 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, les fonctionnaires ont droit, après service fait, à une rémunération comprenant le traitement, l'indemnité de résidence, le supplément familial de traitement ainsi que les indemnités instituées par un texte législatif ou réglementaire. Aux termes de l'article 2 du décret n° 2010-329 du 22 mars 2010 portant dispositions statutaires communes à divers cadres d'emplois de fonctionnaires de catégorie B de la fonction publique territoriale : " Chaque cadre d'emplois comprend trois grades ou assimilés : / Les premier et deuxième grades comportent treize échelons ; / Le troisième grade, grade le plus élevé, comporte onze échelons ". Aux termes de l'article 14 du même décret : " Les personnes qui justifient, avant leur nomination dans l'un des cadres d'emplois régis par le présent décret, de services accomplis en tant qu'agent public non titulaire () sont classées, lors de leur nomination, dans le premier grade à un échelon déterminé en prenant en compte les services accomplis dans un emploi de niveau au moins équivalent à celui de la catégorie B à raison des trois quarts de leur durée () ".
5. Aux termes de son article 23, dans sa version en vigueur au 1er janvier 2017 : " () II. - Les agents qui avaient, avant leur nomination dans l'un des cadres d'emplois régis par le présent décret, la qualité d'agent contractuel de droit public, classés en application de l'article 14 () à un échelon doté d'un indice brut conduisant à une rémunération inférieure à celle dont ils bénéficiaient avant leur nomination conservent à titre personnel le bénéfice d'un indice brut fixé de façon à permettre le maintien de leur rémunération antérieure (). Toutefois, l'indice brut ainsi déterminé ne peut excéder l'indice brut afférent au dernier échelon du grade dans lequel ils sont classés. / () La rémunération prise en compte pour l'application du premier alinéa correspond à la moyenne des six meilleures rémunérations perçues en cette qualité pendant les douze mois précédant la nomination. Cette rémunération ne prend en compte aucun élément accessoire lié à la situation familiale, au lieu de travail et aux frais de transport. / Les agents contractuels, dont la rémunération n'est pas fixée par référence expresse à un indice, conservent à titre personnel le bénéfice de cette rémunération dans les mêmes limites et conditions que celles énumérées aux trois alinéas précédents ".
6. Il résulte des dispositions précitées que l'agent intégrant en qualité de stagiaire un cadre d'emplois de fonctionnaires de catégorie B de la fonction publique territoriale à un échelon doté d'un indice brut conduisant à une rémunération inférieure à celle qu'il percevait avant sa nomination conserve à titre personnel le bénéfice d'un indice brut fixé de façon à permettre le maintien de sa rémunération antérieure.
7. Ces mêmes dispositions prévoient que la rémunération antérieure doit être évaluée au regard des six meilleures rémunérations mensuelles perçues dans le dernier emploi sur une période de douze mois précédant la nomination, sans qu'il y ait lieu de tenir compte pour déterminer cette rémunération des éléments accessoires liés à la situation familiale, au lieu de travail et aux frais de transport. En l'espèce, la rémunération de M. D à prendre en compte pour l'application du premier aliéna du II de l'article 23, qui n'a au demeurant pas produit l'intégralité de ses bulletins de paie sur les douze derniers mois précédant sa nomination comme fonctionnaire stagiaire mais seulement sur les six derniers mois, en saurait être inférieure à la somme de 2 715 euros.
8. Il résulte des dispositions du décret du 22 mars 2010 que son article 23, modifié par l'article 13 du décret susvisé du 12 mai 2016, était applicable à compter du 1er janvier 2017. Il ressort des termes de l'arrêté contesté du 16 octobre 2018, modifié par arrêtés du 27 novembre 2018 et du 8 janvier 2019, qu'il était fondé sur les dispositions ainsi modifiées de cet article, dans sa version alors applicable, à la date de son entrée en vigueur. Par suite, M. D ne saurait utilement faire valoir que le maire de Saint-Denis ne pouvait faire application d'un texte réglementaire abrogé.
9. La commune de Saint-Denis soutient en appel que les modalités de calcul du traitement à devoir à M. D, telles que retenues par le tribunal administratif au point 4 de son jugement, sont erronées en ce qu'elles ne déduisent pas de la rémunération qu'il percevait comme agent contractuel la majoration de traitement, dite " prime de vie chère " alors que les dispositions précitées permettent de prendre en compte les indemnités et majoration de traitement appliquées à compter de son intégration pour maintenir sa rémunération au même niveau que précédemment.
10. Il ressort des pièces du dossier et notamment des six derniers bulletins de paie sur la période allant de juin à novembre 2018 précédant son intégration que la rémunération de M. D en qualité de contractuel, qui n'avait pas de base indiciaire, était composée d'un " traitement forfaitaire " de 2 748,39 euros et d'un supplément familial de traitement de 2,29 euros. Il ressort également des pièces du dossier que l'arrêté en litige a reclassé M. D à compter du 29 novembre 2018 au 2ème échelon de son grade sur la base de l'indice brut 373, indice majoré 344, avec maintien de sa rémunération à titre personnel sur la base de l'indice brut 421, indice majoré 374, correspondant à un traitement indiciaire de 1 752,57 euros. Toutefois, il ressort du bulletin de paie du mois de décembre 2018 produit par l'intéressé que M. D perçoit, depuis son intégration, une rémunération brute d'un montant de 2 670,43 euros, laquelle est inférieure à la moyenne des six dernières rémunérations perçues en qualité de contractuel, établie à la somme de 2 715 euros, mentionnée au point 7.
11. M. D pouvait prétendre, en application des dispositions précitées de l'article 23 II du décret n° 2010-329 du 22 mars 2010, à un reclassement indiciaire, à compter de sa nomination comme fonctionnaire stagiaire fixé, non pas sur la base de l'indice brut 421, indice majoré 374 afférent au deuxième échelon de son grade de rédacteur, mais sur la base de l'indice majoré 384 correspondant à la rémunération devant lui être maintenue, à titre personnel.
12. Il résulte de ce qui précède que la commune de Saint-Denis est seulement fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de La Réunion lui a enjoint d'allouer à M. D une rémunération fixée à l'indice brut 591, indice majoré 498, à compter du 29 novembre 2018, en lui accordant une indemnité compensatrice correspondant à 95 % du traitement afférent à l'indice brut 707.
13. Il y a lieu d'enjoindre à la commune de Saint-Denis de fixer la rémunération de M. D sur la base de l'indice majoré 384 correspondant à sa rémunération devant lui être maintenue, à titre personnel, à compter du 29 novembre 2018, dans un délai de deux mois.
Sur les frais d'instance :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. D, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme dont la commune de Saint-Denis demande le versement au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Saint-Denis les frais exposés par M. D et non compris dans les dépens.
DECIDE :
Article 1er : Le jugement n° 1900899 du 5 décembre 2019 du tribunal administratif de la Réunion est annulé en tant qu'il enjoint à la commune de Saint-Denis de régulariser la situation pécuniaire de M. D en lui allouant une rémunération fixée sur la base de l'indice brut 591, indice majoré 498, ainsi qu'une indemnité compensatrice correspondant à 95 % du traitement afférent à l'indice brut 707.
Article 2 : L'arrêté du maire de Saint-Denis du 16 octobre 2018 en tant qu'il attribue à M. D l'indice majoré 374 est annulé.
Article 3 : Il est enjoint à la commune de Saint-Denis, dans un délai de deux mois, d'accorder à M. D le bénéfice de l'indice majoré 384 à compter du 29 novembre 2018.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la commune de Saint-Denis et de M. D est rejeté.
Article 5 : Le présent arrêt sera notifié à M. C D et à la commune de Saint-Denis.
Délibéré après l'audience du 27 juin 2022 à laquelle siégeaient :
M. Didier Artus, président,
M. Frédéric Faïck, président-assesseur,
Mme Agnès Bourjol, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 13 juillet 2022.
La rapporteure,
Agnès BLe président,
Didier ARTUS
Le greffier,
Anthony FERNANDEZ
La République mande et ordonne au ministre de l'Outre-mer en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.
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Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026