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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA33-20BX02462

Cour administrative d'appel de Bordeaux — Décision N° CAA33-20BX02462

mardi 14 mars 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Bordeaux
SectionCour administrative d'appel de Bordeaux
N° DossierCAA33-20BX02462
TypeDécision
Recoursplein contentieux
Formation3ème chambre (formation à 3)
Avocat requérantLAPLAGNE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme D a demandé au tribunal administratif H d'annuler la décision du 17 octobre 2019 par laquelle la directrice de l'Institut National des Jeunes C (A) H a rejeté sa demande de protection fonctionnelle, d'enjoindre à la directrice de l'INJS H de lui accorder la protection fonctionnelle dans un délai de deux mois, sous astreinte de 500 euros par jour de retard, et de condamner la même autorité à lui verser la somme de 14 457,88 euros au titre des préjudices subis.

Par un jugement n° 1905669 du 8 juin 2020, le tribunal administratif H a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés le 31 juillet 2020, le 20 octobre 2020, le 4 mars 2021 et le 12 avril 2021, Mme D, représentée par Me Laplagne, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif H du 8 juin 2020 ;

2°) d'annuler la décision du 17 octobre 2019 par laquelle la directrice de l'Institut National des Jeunes C a rejeté sa demande de protection fonctionnelle ;

3°) d'enjoindre à la directrice de l'INJS H de lui accorder la protection fonctionnelle dans un délai d'un mois, sous astreinte de 500 euros par jour de retard, suivant notification de l'arrêt à intervenir ;

4°) de condamner l'INJS H à lui verser la somme de 10 000 euros en réparation des préjudices subis du fait des agissements de harcèlement moral dont elle estime avoir fait l'objet, et la somme de 4 457,88 euros au titre de la privation de son plein traitement durant la période allant du 28 juillet 2018 au 28 janvier 2019, et d'ordonner, avant dire droit, une expertise aux fins de déterminer les conséquences physiques et psychologiques des agissements dénoncés ;

5°) de mettre à la charge de l'INJS H la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle a été victime d'agissements de harcèlement moral exercés à son encontre par sa hiérarchie en méconnaissance de l'article 6 quinquiès de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires depuis l'annonce de sa reprise à mi-temps thérapeutique, se manifestant par le refus de prendre en considération les préconisations du médecin de prévention et les conclusions du médecin agréé, l'attribution d'un emploi du temps et de tâches dévalorisantes, une " mise au placard " et une exclusion du service ;

- sa reprise du travail s'est accompagnée d'une dégradation substantielle de ses conditions de travail, qui est à l'origine de son arrêt de travail et a conduit à une altération de sa santé mentale et physique ; alors qu'elle a sollicité sa reprise du travail en février 2018 en temps partiel thérapeutique et que le comité médical avait émis un avis favorable à sa reprise pour trois mois à compter du 28 avril 2018, elle n'a pu reprendre ses fonctions que le 30 août suivant, l'administration ayant illégalement subordonné sa reprise à l'avis préalable du médecin du travail ; elle a été " placardisée " dès sa reprise du travail, n'étant pas présentée aux équipes avec lesquelles elle devait travailler ni convoquée aux réunions de coordination au sein de l'INJS ;

- compte tenu du le harcèlement moral subi, sa demande de protection fonctionnelle était justifiée ;

- le harcèlement moral subi lui a causé un préjudice moral, qu'elle évalue à la somme de 10 000 euros ;

- l'illégalité du refus de la réintégrer dans ses fonctions dès le 28 avril 2018 est constitutive d'une faute de l'administration ; ce refus est l'origine d'un préjudice financier de 4 457,88 euros, lié à la privation d'un traitement à temps plein.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 6 octobre 2020, le 25 novembre 2021 et le 30 mars 2021, l'INJS H, représenté par Me Ripert conclut au rejet de la requête de Mme D et à ce qu'il soit mis à la charge de cette dernière la somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que les moyens de la requête de Mme D ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 25 octobre 2021, la clôture de l'instruction a été fixée au 27 décembre 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 modifiée ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 modifiée ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B E,

- les conclusions de Mme Isabelle Le Bris, rapporteure publique.

- et les observations de Me Margerin, représentant Mme D.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D, éducatrice spécialisée de 2ème classe, en poste depuis 1991 à l'Institut National des Jeunes C (A) H, a été placée en congé de longue durée le 28 avril 2014. Le 17 février 2018, elle a demandé une reprise du travail à mi-temps pour raison thérapeutique à compter du 28 avril suivant. Par décision du 14 mai 2018, son congé de longue durée a été prolongé " jusqu'à nouvelle instance ". Elle a été réintégrée à mi-temps thérapeutique le 30 août 2018 pour trois mois. Par un jugement du 2 juillet 2019, le tribunal administratif H a annulé la décision du 14 mai 2018 au motif que l'administration ne pouvait légalement subordonner la réintégration d'un agent à une consultation préalable du médecin du travail. L'appel formé par l'INJS contre ce jugement a été rejeté par un arrêt de la cour administrative d'appel H du 2 mai 2022. Par une décision du 18 novembre 2019, la directrice de l'INJS a placé Mme D en congé de longue durée du 1er décembre 2018 au 30 novembre 2019, puis, après épuisement de ses droits, en disponibilité d'office. L'intéressée a adressé le 29 août 2019 à son employeur une demande tendant à l'octroi de protection fonctionnelle au titre du harcèlement moral dont elle s'estimait victime et à l'indemnisation de ses préjudices. Par courrier du 17 octobre 2019, l'INJS H a rejeté ses demandes. Mme D a alors saisi le tribunal administratif H d'une demande tendant à l'annulation de cette décision et à la condamnation de l'INJS H à réparer ses préjudices. Mme D relève appel du jugement du 8 juin 2020 par lequel le tribunal administratif H a rejeté ses demandes.

Sur les conclusions relatives au harcèlement moral :

2. Aux termes de l'article 6 quinquiès de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, issue de la loi du 17 janvier 2002 de modernisation sociale : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. () ". Aux termes de l'article 11 de la même loi, dans sa rédaction applicable en l'espèce : " Les fonctionnaires bénéficient, à l'occasion de leurs fonctions, d'une protection organisée par la collectivité publique dont ils dépendent, conformément aux règles fixées par le code pénal et les lois spéciales. / () La collectivité publique est tenue de protéger les fonctionnaires contre les menaces, violences, voies de fait, injures, diffamations ou outrages dont ils pourraient être victimes à l'occasion de leurs fonctions, et de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté. () ".

3. Ces dispositions établissent à la charge de l'administration une obligation de protection de ses agents dans l'exercice de leurs fonctions, à laquelle il ne peut être dérogé que pour des motifs d'intérêt général. ; Cette obligation de protection a pour objet, non seulement de faire cesser les attaques auxquelles l'agent est exposé, mais aussi d'assurer à celui-ci une réparation adéquate des torts qu'il a subis. La mise en œuvre de cette obligation peut notamment conduire l'administration à assister son agent dans l'exercice des poursuites judiciaires qu'il entreprendrait pour se défendre. Il appartient dans chaque cas à l'autorité administrative compétente de prendre les mesures lui permettant de remplir son obligation vis-à-vis de son agent, sous le contrôle du juge et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce.

4. Il appartient à un agent public, qui soutient avoir été victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral, de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence d'un tel harcèlement. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile. Pour apprécier si des agissements dont il est allégué qu'ils sont constitutifs d'un harcèlement moral revêtent un tel caractère, le juge administratif doit tenir compte des comportements respectifs de l'administration auquel il est reproché d'avoir exercé de tels agissements et de l'agent qui estime avoir été victime d'un harcèlement moral. Pour être qualifiés de harcèlement moral, ces agissements doivent être répétés et excéder les limites de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. Dès lors qu'elle n'excède pas ces limites, une simple diminution des attributions justifiée par l'intérêt du service, en raison d'une manière de servir inadéquate ou de difficultés relationnelles, n'est pas constitutive de harcèlement moral.

5. Mme D soutient avoir été victime d'agissements de harcèlement moral de la part de son employeur, ayant contribué à la dégradation de son état de santé physique et psychique, notamment caractérisés par un non-respect des préconisations effectuées par la médecine de prévention concernant les conditions de reprise de ses fonctions d'éducatrice spécialisée sur un emploi à mi-temps thérapeutique, par un déclassement dans ses fonctions et un cantonnement dans des fonctions d'accompagnement éducatif, et enfin par une volonté itérative de l'exclure révélé par son placement d'office en disponibilité.

6. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que Mme D a réintégré ses fonctions le 30 août 2018 dans le cadre d'un mi-temps thérapeutique sur un poste d'intégration en milieu scolaire ordinaire. Cette organisation, qui avait été approuvée par le médecin de prévention le 8 juin 2018, a été temporaire, Mme D ayant été placée en décembre 2018, à titre provisoire, en congé de longue durée dans l'attente de l'avis du comité médical supérieur, au vu de l'avis d'inaptitude émis par le médecin de prévention le 18 octobre 2018 constatant que " son état de santé était incompatible avec le collectif éducatif actuel au collège de Monjous ". Il résulte de l'instruction que l'administration a tenu compte des préconisations du médecin de prévention en décidant qu'à compter du 5 novembre 2018, Mme D exercerait ses fonctions d'éducatrice spécialisée dans le cadre d'un mi-temps thérapeutique, à raison de quatre demi-journées non consécutives, en grande partie sur un seul établissement scolaire, afin de minimiser ses trajets.

7. La requérante, qui dénonce des faits de harcèlement moral qui se seraient déroulés durant cette période, se prévaut du certificat du 19 novembre 2018 établi par le psychiatre qui la suivait, selon lequel " dès le 30 août 2018, il semble que l'intéressée ait dû affronter des tracasseries quant à son emploi du temps et ses affectations " et " les multiples directives parfois contradictoires auxquelles la patiente doit faire face pourraient s'apparenter à un harcèlement aux conséquences néfastes pour Mme D ". Ce certificat médical, qui relaie les dires de Mme D, n'est toutefois pas de nature à établir, à lui seul, la réalité de ses allégations. Si la requérante soutient avoir été déclassée du fait de la modification apportée à l'organisation de son travail et de son planning, en étant cantonnée à des tâches d'accompagnement éducatif, à l'enseignement physique et sportif et au centre de documentation, ces missions sont cependant au nombre de celles susceptibles d'être confiées à un éducateur spécialisé titulaire du grade d'assistant socio-éducatif. De plus, ces missions répondaient aux préconisations du médecin de prévention et au besoin en aménagements horaires de Mme D. Ainsi, l'INJS H apparaît avoir cherché à accompagner Mme D en lui proposant une affectation et des horaires compatibles à la fois avec les préconisations médicales et les nécessités du service.

8. En deuxième lieu, par son avis du 4 juillet 2019, le comité médical a estimé que Mme D était inapte totalement et définitivement à toute fonction à la suite d'une expertise menée par le docteur G, médecin psychiatre, indiquant que l'intéressée avait " donné à voir un effondrement dépressif évoluant dans un contexte de trouble grave de la personnalité " et qu'elle n'était pas en capacité de reprendre une activité professionnelle. Dans ces conditions, le placement d'office de Mme D en congé de longue durée, prolongé en raison de sa contestation de l'avis du comité médical devant le comité médical supérieur, puis en disponibilité pour raison de santé " dans l'attente de l'avis du comité médical supérieur ", ne saurait davantage être regardé comme procédant d'une volonté de l'exclure du service.

9. En troisième lieu, aux termes de l'article 6 de la loi du 13 juillet 1983 : " () Aucune distinction, directe ou indirecte, ne peut être faite entre les fonctionnaires en raison () de leur état de santé (). Toutefois des distinctions peuvent être faites afin de tenir compte d'éventuelles inaptitudes physiques à exercer certaines fonctions ". Il résulte des dispositions de l'article 6 précité et de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives aux fonctionnaires de l'Etat, d'une part, que la participation d'un fonctionnaire en congé de longue maladie ou de longue durée aux épreuves d'un concours ou d'un examen professionnel, auxquelles aucune disposition législative ou réglementaire ne lui interdit de s'inscrire, relève des droits qu'il tient de sa situation statutaire d'activité et, d'autre part, qu'elle n'est pas, par ses caractéristiques, assimilable à l'accomplissement effectif des fonctions qu'il est dans l'impossibilité d'exercer dans le service, en l'absence de contre-indication médicale relative à ces épreuves.

10. Mme D soutient en outre avoir été empêchée de se présenter à un concours et avoir ainsi perdu une chance d'évoluer professionnellement, et produit le justificatif de son inscription au concours interne d'accès aux instituts régionaux d'administration fixant la date des épreuves écrites au 15 octobre 2019, soit à une date à laquelle elle était placée en arrêt de travail. Toutefois, elle ne se prévaut d'aucune contre-indication médicale à sa participation aux épreuves de ce concours.

11. En quatrième lieu, Mme D a été placée en congé de longue durée du 28 avril 2014 au 28 avril 2018. Elle a demandé, par courrier du 17 février 2018, sa réintégration à mi-temps pour raison thérapeutique à compter du 28 avril 2018, et le comité médical départemental a rendu le 19 avril 2018 un avis favorable à une telle reprise, pour une durée de trois mois, sur un poste d'intégration en milieu scolaire ordinaire. L'intéressée a, ainsi qu'il a été dit, illégalement maintenue en congé de longue durée, et n'a été effectivement réintégrée à son poste qu'à compter du 30 août 2018. Aussi regrettable soit-elle, cette circonstance ne caractérise toutefois pas un agissement constitutif de harcèlement moral.

12. Il résulte de ce qui précède que les éléments dont Mme D fait état ne permettent pas de faire présumer l'existence d'une situation de harcèlement moral au sens des dispositions précitées de l'article 6 quinquiès de la loi du 13 juillet 1983. Il s'ensuit que l'administration a pu légalement refuser à l'intéressée le bénéfice de la protection fonctionnelle. Les conclusions de Mme D tendant à l'annulation de la décision du 17 octobre 2019 par laquelle la directrice de l'INJS H a rejeté sa demande de protection fonctionnelle et à ce qu'il soit enjoint à cette autorité de lui accorder le bénéfice de cette protection ne peuvent dès lors être accueillies.

13. Compte tenu de ce qui a été dit ci-dessus, les conclusions indemnitaires présentées par Mme D à raison du harcèlement moral qu'elle estime avoir subi doivent également être rejetées.

Sur les conclusions relatives à l'illégalité fautive de la décision du 14 mai 2018 :

14. Ainsi qu'il a été dit ci-dessus, par sa décision du 14 mai 2018, la directrice de l'INJS H a illégalement refusé de procéder à la réintégration de Mme D, l'intéressée ayant été effectivement réintégrée que le 30 août suivant. Cette illégalité est constitutive d'une faute de nature à engager la responsabilité de A H.

15. Mme D aurait dû être réintégrée dès le 28 avril 2018 et percevoir, dès cette date, l'intégralité de son traitement. Toutefois, il n'est pas contesté que l'INJS H a procédé, à titre de régularisation, au versement des traitements et indemnités afférents à la période allant du 28 avril 2018 au 30 août suivant. Il ressort du bulletin de paie de Mme D du mois de septembre 2019, versé aux débats par l'administration, qui détaille les sommes versées à l'intéressée, que cette régularisation a entièrement couvert la période en litige. Mme D ne démontre ainsi pas la réalité du préjudice financier dont elle sollicite la réparation.

16. Il résulte de tout ce qui précède que Mme D n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif H a rejeté ses demandes.

Sur les frais d'instance :

17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'INJS H, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demande Mme D au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par l'INJS H sur le fondement des mêmes dispositions.

DECIDE :

Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par l'Institut National des Jeunes C (A) H au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié Mme F D et à l'Institut National des Jeunes C H.

Délibéré après l'audience du 21 février 2023 à laquelle siégeaient :

Mme Marie-Pierre Beuve Dupuy, présidente,

M. Manuel Bourgeois, premier conseiller,

Mme Agnès Bourjol, première conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 14 mars 2023.

La rapporteure,

Agnès E La présidente,

Marie-Pierre BEUVE DUPUY

Le greffier,

Anthony FERNANDEZ

La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.

N°20BX02462

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