LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA33-20BX03271

Cour administrative d'appel de Bordeaux — Décision N° CAA33-20BX03271

mercredi 21 décembre 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Bordeaux
SectionCour administrative d'appel de Bordeaux
N° DossierCAA33-20BX03271
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre bis (formation à 3)
Avocat requérantGALINET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A B a demandé au tribunal administratif de Limoges d'annuler la décision du 3 janvier 2018 par laquelle la directrice du centre hospitalier de Châteauroux-Le Blanc l'a titularisé, à compter du 1er janvier 2018, dans le premier grade du corps des infirmiers en soins généraux et spécialisés, en tant qu'elle le classe au 2ème échelon de ce grade, avec une ancienneté conservée au 1er décembre 2017. Il a aussi demandé au tribunal d'enjoindre au centre hospitalier de le nommer, au 1er janvier 2017, en qualité d'infirmier en soins généraux et spécialisés de premier grade stagiaire et de le classer au 2ème échelon de ce grade, avec une ancienneté acquise d'un mois, soit au 1er décembre 2015, puis de le nommer, au 1er janvier 2018, en qualité d'infirmier en soins généraux et spécialisés de premier grade titulaire en le classant au 2ème échelon de ce grade, avec une ancienneté acquise d'un an et un mois, soit au 1er décembre 2015. Enfin, M. B a demandé au tribunal d'enjoindre au centre hospitalier de reconstituer sa carrière et de régulariser le montant des traitements et primes servis depuis le 1er janvier 2017.

Par un jugement n° 1801104 du 30 juillet 2020, le tribunal administratif de Limoges a annulé la décision du 3 janvier 2018 en tant qu'elle a procédé, à compter du 1er janvier 2018, au classement de M. B dans le deuxième échelon du premier grade du corps des infirmiers en soins généraux et spécialisés, avec une ancienneté acquise au 1er décembre 2017, puis enjoint au centre hospitalier de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement.

Procédure devant la cour :

Par une requête, enregistrée le 30 septembre 2020, le centre hospitalier de Châteauroux-Le Blanc, représenté par Me Galinet, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement du 30 juillet 2020 du tribunal administratif de Limoges ;

2°) de mettre à la charge de M. B la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- dans un autre jugement concernant un autre agent pour une affaire similaire, le tribunal a jugé que le directeur adjoint en charge des ressources humaines était compétent en vertu d'une délégation de signature du 2 janvier 2017 ; cette délégation est versée aux débats ; elle a été régulièrement publiée au recueil des actes administratifs du centre hospitalier ; c'est donc à tort que le tribunal a annulé la décision en litige pour vice d'incompétence ;

- pour le surplus, il y a lieu de confirmer le jugement en ce qu'il a considéré M. B irrecevable à exciper, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision du 31 janvier 2017 à l'appui de sa demande d'annulation de la décision du 3 janvier 2018.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 mai 2021, M. A B, représenté par Me Pauliat-Defaye, conclut au rejet de la requête, à ce qu'il soit enjoint au centre hospitalier de procéder à la régularisation de sa situation en lui versant les sommes dues, et à ce qu'il soit mis à la charge de ce dernier la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les moyens soulevés par le centre hospitalier ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;

- le décret n° 2010-1139 du 29 septembre 2010 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme C D,

- les conclusions de M. Axel Basset, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B a été recruté par le centre hospitalier de Châteauroux-Le Blanc en tant qu'infirmier par plusieurs contrats à durée déterminée couvrant la période du 1er décembre 2014 au 31 décembre 2016. Après son admission à un concours, M. B a été recruté, à compter du 1er janvier 2017, par une décision de la directrice du centre hospitalier du 31 janvier 2017, en qualité d'infirmier en soins généraux et spécialisés stagiaire. A l'issue de son année de stage, M. B a été titularisé dans le premier grade du corps des infirmiers en soins généraux et spécialisés à compter du 1er janvier 2018 par une décision de la directrice du centre hospitalier du 3 janvier 2018. A la demande de M. B, le tribunal administratif de Limoges a, par un jugement du 30 juillet 2020, annulé pour vice d'incompétence la décision du 3 janvier 2018 en tant qu'elle a procédé à sa reprise d'ancienneté à compter du 1er décembre 2017. Le centre hospitalier de Châteauroux-Le Blanc relève appel de ce jugement. Par la voie de l'appel incident, M. B demande à la cour non pas d'enjoindre au centre hospitalier de réexaminer sa situation, comme l'a jugé le tribunal, mais de prescrire à l'établissement de prendre les mesures de reconstitution de sa carrière qu'implique la prise en compte de son ancienneté au 1er décembre 2016 au moment de sa titularisation.

Sur le bien-fondé du moyen d'annulation retenu par le jugement attaqué :

2. Le tribunal administratif a annulé pour incompétence l'arrêté en litige au motif qu'il n'était pas établi que la délégation de signature, consentie à l'auteur de cet arrêté, avait été régulièrement publiée conformément à l'article D. 6143-35 du code de la santé publique.

3. Cependant, il ressort des pièces produites en appel par le centre hospitalier que l'arrêté du 2 février 2017, portant délégation de signature à l'auteur de l'acte attaqué, a été régulièrement publié le 10 février 2017 au recueil des actes administratifs de la préfecture de l'Indre n° 36-2017-007.

4. Dès lors, c'est à tort que les premiers juges ont annulé pour vice d'incompétence la décision du 3 janvier 2018 en tant qu'elle a procédé à la reprise de l'ancienneté de M. B au 1er décembre 2017.

5. Il y a lieu pour la cour, saisie du litige par l'effet dévolutif de l'appel, d'examiner les autres moyens soulevés par M. B devant le tribunal administratif de Limoges et devant la cour.

Sur les autres moyens soulevés par M. B :

6. Aux termes de l'article 14 du décret du 29 septembre 2010 portant statut particulier du corps des infirmiers en soins généraux et spécialisés de la fonction publique hospitalière, dans sa version applicable : " () II - Les infirmiers en soins généraux et spécialisés qui, à la date de leur nomination, justifient de services ou d'activités professionnelles () dans des fonctions correspondant à celles dans lesquelles ils sont nommés sont classés, selon le grade dans lequel ils sont recrutés, à un échelon déterminé sur la base de la durée exigée pour chaque avancement d'échelon à l'article 19, en prenant en compte la totalité de cette durée de services. () IV. - Les services ou activités professionnelles () doivent avoir été accomplis, suivant le cas, en qualité de fonctionnaire, de militaire ou d'agent public non titulaire, ou en qualité de salarié dans les établissements ci-après : 1° Etablissement de santé () ". La durée du temps passé dans chacun des échelons des grades du corps des infirmiers en soins généraux et spécialisés est fixée au tableau figurant à l'article 19 du décret du 29 septembre 2010, lequel prévoit, pour les agents du premier grade, une durée de deux ans dans le 1er échelon et de trois ans dans le 2ème échelon.

7. Ainsi qu'il a été dit, M. B a, entre le 1er décembre 2014 et le 31 décembre 2016, accompli deux années et un mois de services comme agent contractuel au sein du centre hospitalier. Il est constant que M. B a exercé comme agent contractuel les mêmes fonctions que celles dont il est chargé depuis sa titularisation dans le corps des infirmiers en soins généraux et spécialisés. La prise en compte de ses services antérieurs, conformément à l'article 14 précité du décret du 29 septembre 2010, a permis à M. B d'être directement reclassé, lors de sa titularisation, au deuxième échelon de son grade.

8. Toutefois, au 3 janvier 2018, date de l'arrêté en litige, M. B justifiait d'une ancienneté supplémentaire d'un an et un mois compte tenu de ses services accomplis comme stagiaire. Par suite, en reclassant M. B au 2ème échelon de son grade avec une ancienneté acquise au 1er décembre 2017, soit un mois seulement, le directeur du centre hospitalier a méconnu les dispositions précitées des articles 14 et 19 du décret du 29 septembre 2010, lesquelles imposaient une reprise d'ancienneté au 1er décembre 2016 dès lors que l'intéressé justifiait, à la date de sa titularisation, d'un total de trois ans et un mois de services antérieurs.

9. Il résulte de tout ce qui précède que le centre hospitalier de Châteauroux-Le Blanc n'est pas fondé à se plaindre de ce que le tribunal administratif de Limoges a annulé l'arrêté du 3 janvier 2018 en tant qu'il a fixé au 1er décembre 2017 l'ancienneté de M. B, au 2ème échelon de son grade, lors de sa titularisation.

Sur l'appel incident présenté par M. B :

10. Eu égard au motif d'annulation retenu au présent arrêt, c'est à tort que les premiers juges se sont bornés, à l'article 3 du dispositif de leur décision, à enjoindre au centre hospitalier de réexaminer la situation de M. B. Il y a donc lieu pour la cour de faire application des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative en prescrivant au centre hospitalier de prendre les mesures de reconstitution de la carrière de M. B qu'implique la prise en compte, au moment de sa titularisation, de son ancienneté dans le 2ème échelon de son grade à compter du 1er décembre 2016. Il y a lieu, dès lors, d'annuler l'article 3 du jugement attaqué.

Sur les frais de l'instance :

11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de M. B, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que le centre hospitalier de Châteauroux-Le Blanc demande sur ce fondement. En revanche, il y a lieu de mettre à la charge de l'appelant la somme de 1 000 euros que demande M. B sur le même fondement.

DECIDE :

Article 1er : La requête n° 20BX03271 du centre hospitalier de Châteauroux-Le-Blanc est rejetée.

Article 2 : L'article 3 du jugement n° 1801104 du tribunal administratif de Limoges du 30 juillet 2020 est annulé.

Article 3 : Il est enjoint au centre hospitalier de Châteauroux-Le Blanc de prendre les mesures de reconstitution de la carrière de M. B qu'implique la prise en compte, au moment de sa titularisation, de son ancienneté à compter du 1er décembre 2016 dans le 2ème échelon de son grade.

Article 4 : Le centre hospitalier de Châteauroux-Le Blanc versera à M. B la somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : Le présent arrêt sera notifié au centre hospitalier de Châteauroux-Le Blanc et à M. A B.

Délibéré après l'audience du 5 décembre 2022 à laquelle siégeaient :

M. Frédéric Faïck, président,

Mme Florence Rey-Gabriac, première conseillère,

Mme Pauline Reynaud, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 21 décembre 2022.

La rapporteure,

Florence D

Le président,

Frédéric Faïck

La greffière,

Catherine Jussy

La République mande et ordonne au ministre de la transformation et de la fonction publiques en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions