mercredi 21 décembre 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-20BX03341 |
| Type | Décision |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre (formation à 3) |
| Avocat requérant | CABINET GUY NARRAN |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La SARL Alain Rubiano a demandé au tribunal administratif de Bordeaux de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée et de taxe sur les véhicules de société qui lui ont été assignés au titre de la période du 1er octobre 2011 au 30 septembre 2014 ainsi que celle de la cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés à laquelle elle a été assujettie au titre de l'exercice clos en 2014.
Par un jugement n° 1804292 du 30 juillet 2020, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 8 octobre 2020, la SARL Alain Rubiano, représentée par Me Narran, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement n° 1804292 du tribunal administratif de Bordeaux du 30 juillet 2020 ;
2°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des rappels de taxe sur la valeur ajoutée et de taxe sur les véhicules de société qui lui ont été assignés au titre de la période du 1er octobre 2011 au 30 septembre 2014 ainsi que celle de la cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés à laquelle elle a été assujettie au titre de l'exercice clos en 2014.
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le véhicule de marque Land Rover qu'elle a acquis le 28 juin 2013 a été commandé au fabricant avec une transformation en véhicule utilitaire et a ainsi été affecté, dès son acquisition, à un usage professionnel, quand bien même cette transformation n'est pas irréversible ; dès lors, ce véhicule ne relève pas de l'exclusion du droit à déduction en matière de taxe sur la valeur ajoutée ;
- eu égard aux caractéristiques du véhicule, elle peut se prévaloir, sur le fondement des dispositions de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, de la réponse ministérielle no 58198 adressée à M. A, député, publiée au journal officiel de l'Assemblée nationale le 6 avril 2010, publiée au BOI-TVA-DED-30-30-20, paragraphe 20 du 9 septembre 2013 ;
- le véhicule en cause n'est pas un véhicule de tourisme, au sens et pour l'application des dispositions de l'article 1007 du code général des impôts ; dès lors la société n'est pas redevable de la taxe sur les véhicules des sociétés ;
- en raison du caractère injustifié des rappels de taxe sur la valeur ajoutée en litige, elle doit être déchargée de la cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 avril 2021, le ministre de l'économie, des finances et de la relance conclut au rejet de la requête en faisant valoir que les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la directive 2007/46/CE du Parlement européen et du Conseil du 5 septembre 2007 ;
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B C,
- et les conclusions de Mme Cécile Cabanne, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. La SARL Alain Rubiano, qui a pour activité la pose de carrelage, de revêtements de sols et de murs, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité au titre de la période du 1er octobre 2011 au 30 septembre 2014. A l'issue des opérations de contrôle, le service a procédé à des rectifications en matière d'impôt sur les sociétés ainsi qu'à des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et de taxe sur les véhicules de sociétés. La SARL Alain Rubiano relève appel du jugement du 30 juillet 2020 par lequel le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande tendant à la décharge, en droits et pénalités, des rappels de TVA et de taxe sur les véhicules de société qui lui ont été assignés au titre de la période du 1er octobre 2011 au 30 septembre 2014 ainsi que celle de la cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés à laquelle elle a été assujettie au titre de l'exercice clos en 2014.
Sur le bien-fondé des impositions :
En ce qui concerne la TVA :
S'agissant de l'application de la loi fiscale :
2. Aux termes de l'article 271 du code général des impôts : " I.1. La taxe sur la valeur ajoutée qui a grevé les éléments du prix d'une opération imposable est déductible de la taxe sur la valeur ajoutée applicable à cette opération () ". Aux termes de l'article 205 de l'annexe II à ce code : " La taxe sur la valeur ajoutée grevant un bien ou un service qu'un assujetti à cette taxe acquiert, importe ou se livre à lui-même est déductible à proportion de son coefficient de déduction. ". Aux termes de l'article 206 de cette même annexe : " I. - Le coefficient de déduction mentionné à l'article 205 est égal au produit des coefficients d'assujettissement, de taxation et d'admission. / () / IV.-1. Le coefficient d'admission d'un bien ou d'un service est égal à l'unité, sauf dans les cas décrits aux 2 à 4. / 2. Le coefficient d'admission est nul dans les cas suivants : / () / 6° Pour les véhicules ou engins, quelle que soit leur nature, conçus pour transporter des personnes ou à usages mixtes () ".
3. Pour apprécier si un véhicule ou un engin a été conçu pour le transport des personnes ou pour un usage mixte, au sens des dispositions précitées, il y a lieu non pas de se référer aux conditions d'utilisation du véhicule mais de rechercher, compte tenu de ses caractéristiques lors de l'acquisition, l'usage auquel il est normalement destiné.
4. Il est constant que le véhicule de marque Land Rover, modèle Evoque Coupé SD4 Prestige, acquis par la SARL Alain Rubiano le 28 juin 2013, a été conçu pour le transport de personnes, au sens des dispositions précitées du 6° du 2 du IV de l'article 206 de l'annexe II au code général des impôts. Il résulte de l'instruction que si ce véhicule a fait l'objet, avant sa livraison, d'une modification par suppression des sièges et des ceintures de sécurité équipant sa partie arrière, cet aménagement simple, dont l'absence de caractère irréversible n'est pas contestée, n'a pas eu pour effet de rendre ce véhicule incompatible avec le transport de personnes ou un usage mixe, compte tenu notamment de sa finition, de son confort et de son équipement. La circonstance que le véhicule a été immatriculé dans la catégorie des véhicules utilitaires dits " dérivés VP " est sans incidence sur cette qualification. Il s'ensuit que c'est à bon droit que l'administration a refusé, en application de la loi fiscale, le bénéfice de la déduction de la TVA ayant grevé l'acquisition du véhicule ainsi que des frais engagés ultérieurement pour son entretien.
S'agissant de l'application de la doctrine administrative :
5. D'une part, aux termes de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, dans sa rédaction applicable au présent litige : " Il ne sera procédé à aucun rehaussement d'impositions antérieures si la cause du rehaussement poursuivi par l'administration est un différend sur l'interprétation par le redevable de bonne foi du texte fiscal et s'il est démontré que l'interprétation sur laquelle est fondée la première décision a été, à l'époque, formellement admise par l'administration. / Lorsque le redevable a appliqué un texte fiscal selon l'interprétation que l'administration avait fait connaître par ses instructions ou circulaires publiées et qu'elle n'avait pas rapportée à la date des opérations en cause, elle ne peut poursuivre aucun rehaussement en soutenant une interprétation différente. Sont également opposables à l'administration, dans les mêmes conditions, les instructions ou circulaires publiées relatives au recouvrement de l'impôt et aux pénalités fiscales. ".
6. D'autre part, par instruction 13 A-2-12 du 7 septembre 2012 publiée au bulletin officiel des impôts du même jour, le ministre de l'économie et des finances et son ministre délégué chargé du budget ont indiqué que la section " impôts " du bulletin officiel des finances publiques se substituait notamment au " Bulletin officiel des impôts ", à la documentation administrative de base et à la rubrique " rescrits " du portail "www.impots.gouv.fr " et qu'à compter du 12 septembre 2012, seuls les commentaires publiés au bulletin officiel des finances publiques-impôts seraient opposables à l'administration en application du deuxième alinéa de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales. La même instruction indique que, par voie de conséquence, à compter de cette même date, sont rapportés " tous autres commentaires publiés antérieurement sous forme de documentation administrative de base, d'instructions, de réponses ministérielles, de rescrits de portée générale et de réponses apportées dans le cadre du comité fiscal de la mission d'organisation administrative () ".
7. La SARL Alain Rubiano invoque, sur le fondement des dispositions de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, la réponse ministérielle no 58198 adressée à M. A, député, publiée au journal officiel de l'Assemblée nationale le 6 avril 2010 (p. 3957), prévoyant que les véhicules dits " dérivés VP " (véhicule particulier), qui ne comportent que deux places, ne sont pas concernés par les dispositions précitées de l'article 206 de l'annexe II au code général des impôts excluant le caractère déductible de la TVA relative à certains véhicules. Cette réponse a été reprise, à compter de l'édition du 9 septembre 2013, au bulletin officiel des finances publiques-impôts (Bofip-impôts) sous la référence BOI-TVA-DED-30-30-20 (point n° 20), qui précise que les véhicules dits " dérivé VP " sont commercialisés sous les appellations " société ", " affaire " ou " entreprise ".
8. Il n'est ni établi ni même allégué que le véhicule acquis le 28 juin 2013 par la société, aurait été livré à une date ultérieure. Dès lors, en application des dispositions combinées des articles 269 et 271 du code général des impôts, la TVA due au titre de cette acquisition était exigible chez le redevable dès cette date et, corrélativement, le droit à déduction avait potentiellement pris naissance auprès de l'acquéreur. A cette date, la réponse ministérielle à M. A du 6 avril 2010 n'avait pas encore été reprise au Bofip-impôts et, conformément à l'instruction précitée du 7 septembre 2012, n'était donc pas applicable. Par suite, la requérante ne peut utilement se prévaloir de l'interprétation de la loi fiscale qu'elle contient en ce qui concerne la TVA ayant grevé le prix d'acquisition du véhicule ainsi que les frais engagés le 5 août 2013 pour son entretien.
9. En revanche, la SARL Alain Rubiano peut utilement invoquer la doctrine dont elle se prévaut pour les frais engagés pour l'entretien du véhicule au cours du mois d'octobre 2013 et des mois d'avril et août 2014, soit à des dates postérieures à celle de sa publication au Bofip-impôts. Il résulte de l'instruction et notamment de la facture du 28 juin 2013 que le véhicule litigieux a, dès l'origine, été cédé et livré par le concessionnaire à la société en tant que véhicule dérivé de voiture particulière ne comportant que deux places et doit être, dès lors, regardé comme ouvrant droit à déduction de la TVA, au sens de la doctrine précitée. Par suite, la société requérante est fondée à soutenir qu'en procédant à la déduction de la taxe ayant grevé lesdits frais d'entretien, elle a appliqué la loi fiscale suivant l'interprétation que l'administration avait fait connaître et à demander la décharge, en droit et pénalités, des rappels de TVA correspondant qui lui ont été assignés par le service.
En ce qui concerne la taxe sur les véhicules des sociétés :
10. Aux termes de l'article 1010 du code général des impôts, alors en vigueur : " Les sociétés sont soumises à une taxe annuelle à raison des véhicules de tourisme qu'elles utilisent en France, quel que soit l'Etat dans lequel ils sont immatriculés, ou qu'elles possèdent et qui sont immatriculés en France. Sont considérés comme véhicules de tourisme les voitures particulières au sens du 1 du C de l'annexe II à la directive 2007/46/CE du Parlement européen et du Conseil, du 5 septembre 2007, établissant un cadre pour la réception des véhicules à moteur, de leurs remorques et des systèmes, des composants et des entités techniques destinés à ces véhicules, ainsi que les véhicules à usages multiples qui, tout en étant classés en catégorie N1 au sens de cette même annexe, sont destinés au transport de voyageurs et de leurs bagages ou de leurs biens. () ". Aux termes de l'annexe II à la directive 2007/46/CE du Parlement européen et du Conseil, du 5 septembre 2007 : " A. DÉFINITION DES CATÉGORIES DE VÉHICULES / Les catégories de véhicules sont définies d'après la classification suivante () : 1. Catégorie M : Véhicules à moteur conçus et construits pour le transport de passagers et ayant au moins quatre roues. / Catégorie M1 : Véhicules conçus et construits pour le transport de passagers comportant, outre le siège du conducteur, huit places assises au maximum. () 2. Catégorie N : Véhicules à moteur conçus et construits pour le transport de marchandises et ayant au moins quatre roues. / Catégorie N1 : Véhicules conçus et construits pour le transport de marchandises ayant un poids maximal ne dépassant pas 3,5 tonnes. () / C. DÉFINITION DU TYPE DE CARROSSERIE / Le type de carrosserie () est indiqué par la codification suivante : 1. Voitures particulières (M1) ".
11. Il résulte de ces dispositions que sont soumis à la taxe sur les véhicules des sociétés, d'une part, les véhicules à moteur ayant au moins quatre roues conçus et construits pour le transport de passagers et comportant, outre le siège du conducteur, huit places assises au maximum, d'autre part, les véhicules dont le poids maximal ne dépasse pas 3,5 tonnes et qui, tout en ayant été à l'origine conçus et construits pour le transport de marchandises, sont destinés au transport de voyageurs et de leurs bagages ou de leurs biens.
12. Il résulte de l'instruction que le véhicule litigieux est un véhicule conçu et construit pour le transport de passagers et qui comporte, outre le siège du conducteur, moins de huit places assises. Contrairement à ce que soutient la SARL Alain Rubiano, la circonstance qu'il ait subi des transformations afin d'être utilisé pour le transport de marchandises ne fait pas obstacle à l'application de la taxe sur les véhicules des sociétés. Dès lors, le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne l'impôt sur les sociétés :
13. En premier lieu, il résulte des termes de la proposition de rectification du 7 août 2015 que la rectification du résultat imposable de la société à raison d'un profit sur le Trésor généré par le rappel de la TVA initialement déduite n'a été opéré qu'au titre du seul exercice clos en 2013, à raison de l'acquisition du véhicule en cause. Ainsi qu'il a été exposé aux points 4 et 8, ce rappel de TVA est justifié, tant en application de la loi fiscale qu'en application de la doctrine administrative. La société SARL Alain Rubiano n'est dès lors pas fondée à soutenir que c'est à tort que le service a constaté un profit sur le Trésor correspondant à ce rappel.
14. En second lieu, la société ne soulève aucun moyen propre relatif au chef de rehaussement correspondant à la réintégration, pour la détermination du résultat imposable des exercices clos en 2013 et 2014, de la fraction excédentaire des dotations comptabilisées à raison de l'amortissement du véhicule litigieux.
15. Il résulte de tout ce qui précède que la SARL Alain Rubiano est seulement fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande tendant à la décharge, en droit et pénalités, des rappels de TVA correspondant à la reprise de la taxe déduite à raison des frais engagés au cours du mois d'octobre 2013 et des mois d'avril et août 2014 pour l'entretien du véhicule de marque Land Rover qu'elle a acquis le 28 juin 2013.
Sur les frais liés à l'instance :
16. L'Etat n'étant pas pour l'essentiel la partie perdante dans la présente instance, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la SARL Alain Rubiano sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DECIDE :
Article 1er : La SARL Alain Rubiano est déchargée, en droits et pénalités, des rappels de TVA correspondant à la reprise de la taxe déduite à raison des frais engagés au cours du mois d'octobre 2013 et des mois d'avril et août 2014 pour l'entretien du véhicule de marque Land Rover acquis par la société le 28 juin 2013.
Article 2 : La SARL Alain Rubiano est renvoyée devant l'administration fiscale pour qu'il soit procédé au calcul de la décharge d'imposition décidée à l'article 1er.
Article 3 : Le jugement n° 1804292 du tribunal administratif de Bordeaux du 30 juillet 2020 est réformé en ce qu'il a de contraire à l'article 1er.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de la SARL Alain Rubiano est rejeté.
Article 5 : Le présent arrêt sera notifié à la SARL Alain Rubiano et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Copie en sera adressée à la direction spécialisée de contrôle fiscal sud-ouest.
Délibéré après l'audience du 16 décembre 2022 à laquelle siégeaient :
Mme Evelyne Balzamo, présidente,
Mme Bénédicte Martin, présidente-assesseure,
M. Michaël Kauffmann, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 décembre 2022.
Le rapporteur,
Michaël C La présidente,
Evelyne BalzamoLe greffier,
Christophe Pelletier
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
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Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
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Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
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Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
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04/05/2026