jeudi 7 juillet 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-20BX03609 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre - formation à 3 |
| Avocat requérant | SELARL CLOIX & MENDES-GIL |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme A E et M. C B ont demandé au tribunal administratif de Saint-Barthélemy d'annuler la délibération du 27 juin 2019 du conseil exécutif de Saint-Barthélemy retirant le permis de construire qu'ils avaient tacitement obtenu.
Par un jugement n° 1900017 du 22 septembre 2020, le tribunal administratif de Saint-Barthélemy a rejeté leur demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 5 novembre 2020 et le 4 novembre 2021, Mme E et M. B, représentés par Me Luciani, demandent à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Saint-Barthélemy du 22 septembre 2020 ;
2°) d'annuler la délibération du 27 juin 2019 du conseil exécutif de Saint-Barthélemy ;
3°) de mettre à la charge de la collectivité d'outre-mer de Saint-Barthélemy une somme de 10 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- le jugement est insuffisamment motivé et a omis de répondre sur l'existence de la mise en demeure prévue aux l'articles 76 et 77 de l'ancien code de l'urbanisme de Saint-Barthélemy et sur la fermeture des services de l'urbanisme ;
- l'article 78 de l'ancien code de l'urbanisme n'ouvre qu'une faculté de requérir l'instruction d'un permis de construire et en tout état de cause ils ont formé cette réquisition le 13 mai 2019 ;;
- la délibération contestée est insuffisamment motivée ;
- la fermeture du service de l'urbanisme du 19 juin au 5 juillet 2019 a fait obstacle à la régularité de la procédure ;
- le courrier du 22 février 2019 indique que la date de dépôt de la demande est le 7 janvier 2019 et le 15 février 2019 comme date de complétude du dossier ; le permis était donc acquis le 7 avril 2019 ;
- la procédure contradictoire est entachée d'irrégularité dès lors que le courrier du 20 mai 2019, reçu le 29 mai 2019, mentionne un texte inexistant, n'a pas été adressé aux deux demandeurs, a été adressé par Fedex et reçu par le portier ; il en est de même du courrier du 13 juin 2019 ; ces courriers ne sont pas suffisamment précis et motivés et ne leur donnent pas suffisamment de délai pour répondre ;
- la décision de retrait n'a pas été régulièrement notifiée.
Par des mémoires, enregistrés le 30 août 2021 et le 16 juin 2022, la collectivité d'outre-mer de Saint-Barthélemy, représentée par Me Destarac, conclut au rejet de la requête et à ce que les requérants lui versent la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient qu'aucun des moyens n'est fondé.
Par un courrier du 16 juin 2022, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que l'arrêt était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre la délibération du 27 juin 2019 qui n'a pas eu pour effet de retirer un permis de construire tacite en l'absence de naissance d'un tel permis.
Par un mémoire enregistré le 17 juin 2022, Mme E et M. B ont répondu à ce moyen d'ordre public.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'ancien code de l'urbanisme de Saint-Barthélemy ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D F,
- les conclusions de M. Romain Roussel, rapporteur public,
- et les observations de Me Gonnet, représentant la collectivité de Saint-Barthélemy.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E et M. B ont déposé, le 7 janvier 2019, une demande de permis de construire deux logements sur la parcelle cadastrée section AV n° 210 à Saint-Barthélemy. Par une délibération du 27 juin 2019 le conseil exécutif de Saint-Barthélemy a retiré le permis qu'ils estiment avoir tacitement obtenu. Mme E et M. B relèvent appel du jugement du 22 septembre 2020 par lequel le tribunal administratif de Saint-Barthélemy a rejeté leur demande tendant à l'annulation de cette délibération.
Sur la régularité du jugement :
2. Il ressort des termes du jugement contesté que les premiers juges, d'une part, ont estimé que les requérants n'avaient pas adressé au président de la collectivité la réquisition d'instruction prévue par l'article 78 de l'ancien code de l'urbanisme de Saint-Barthélemy et, d'autre part, ont jugé au point 4 que la décision qu'ils contestaient comportait les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fondait. Les premiers juges, qui n'étaient pas tenus de répondre à l'ensemble des arguments avancés par les requérants, n'ont ainsi pas entaché leur jugement d'une insuffisance de motivation. Par suite, Mme E et M. B ne sont pas fondés à soutenir que ce jugement serait entaché d'irrégularité sur ces points.
Sur le bien-fondé du jugement :
3. Aux termes du premier alinéa de l'article 75 de l'ancien code de l'urbanisme de Saint-Barthélemy, alors applicable : " Tous les exemplaires de la demande et du dossier de permis de construire sont adressés, par pli recommandé avec demande d'avis de réception postal, au Président du Conseil Territorial, ou déposés contre décharge au service chargé de l'urbanisme ". L'article 76 de ce code prévoit que : " Si le dossier est complet, le Président du Conseil Territorial fait connaître au demandeur, dans les trente jours de la réception de la demande, par une lettre de notification adressée par pli recommandé avec demande d'avis de réception postal, le numéro d'enregistrement de ladite demande et la date avant laquelle, compte tenu des délais d'instruction, la décision devra lui être notifiée. / Le délai d'instruction, qui ne peut excéder six mois, court à compter de la remise en main propre contre décharge ou de la réception de l'avis postal prévu à l'article 75. / Le Président du Conseil Territorial avise en outre le demandeur que si aucune décision ne lui a été adressée avant la date mentionnée au premier alinéa (), la lettre de notification des délais d'instruction vaudra permis de construire et les travaux pourront être entrepris conformément au projet déposé, sous réserve du retrait, dans le délai de recours contentieux, du permis tacite au cas où il serait entaché d'illégalité. / Le délai d'instruction est fixé à trois mois () ". L'article 77 du même code dispose que : " Si le dossier est incomplet, le Président du Conseil Territorial, dans les trente jours de la réception de la demande, invite, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception postal, le demandeur à fournir les pièces complémentaires, dans le délai d'un mois de la réception de la lettre recommandée avec demande d'avis de réception. / Lorsque les pièces ont été produites dans le délai précité, il est fait application de l'article 76 et le délai d'instruction part de la réception des pièces complétant le dossier. / () ". L'article 78 du code ajoute que : " Dans le cas où le demandeur n'a pas reçu, dans les trente jours suivant le dépôt de sa demande, la lettre prévue par l'article 76 ou 77, il peut saisir le Président du Conseil Territorial par lettre recommandée avec demande d'avis de réception postal pour requérir l'instruction de sa demande. / Lorsque, dans les huit jours de la réception de l'avis de réception postal de cette mise en demeure, la lettre prévue à l'article 76 ou 77 n'a pas été notifiée, le délai d'instruction de la demande part de ladite date de réception telle qu'elle figure sur l'avis de réception postal de la mise en demeure ".
4. Il ressort des pièces du dossier que le président du conseil territorial a adressé, le 17 janvier 2019, à Mme E et à M. B un premier courrier les invitant, en application des dispositions de l'article 77 précité de l'ancien code de l'urbanisme de Saint-Barthélemy, à fournir des pièces pour compléter leur dossier. Par un second courrier du 22 février 2019, prévu par les dispositions de l'article 76 du même code, la même autorité a fixé à trois mois le délai d'instruction et a informé les demandeurs que la décision devait leur être notifiée avant le 15 mai 2019. Puis, par une délibération du 28 mars 2019, notifiée le 9 mai 2019, le conseil exécutif de Saint-Barthélemy a refusé de délivrer aux requérants le permis qu'ils sollicitaient. Estimant être détenteurs d'un permis de construire tacite né le 7 avril 2019, Mme E et M. B ont saisi le président de la collectivité d'une demande en vue de la délivrance d'une attestation de permis de construire tacite, par lettre du 13 mai 2019. La collectivité a alors mis en œuvre la procédure contradictoire préalable au retrait du permis de construire tacite et par une délibération du 27 juin 2019, le conseil exécutif de Saint-Barthélemy a retiré le permis de construire que Mme E et à M. B auraient tacitement obtenu.
5. En premier lieu, il résulte des dispositions citées au point 3 que le pétitionnaire ne peut prétendre être bénéficiaire d'un permis tacite que dans deux cas, soit en l'absence de lettre notifiant le délai d'instruction dans les conditions prévues au premier alinéa de l'article 76 si, à l'expiration du délai de trente jours mentionné à l'article 78, il a adressé la réquisition d'instruction prévue par ce dernier article, qui est seule susceptible dans un tel cas de faire courir le délai de trois mois au terme duquel naît un tel permis, soit à l'expiration du délai prévu par la lettre notifiant le délai d'instruction.
6. D'une part, les requérants soutiennent que leur dossier de demande était complet dès le 7 janvier 2019, que les courriers du 17 janvier 2019 et du 22 février 2019 ne leur ont pas été notifiés régulièrement et dans les délais impartis, de sorte que le point de départ du délai d'instruction doit, selon eux, être fixé au 7 janvier 2019 et qu'un permis tacite était acquis au 7 avril 2019.
7. Toutefois, il résulte des dispositions citées au point 3 et ainsi que l'a décidé à bon droit le tribunal, qu'il appartenait aux requérants, s'ils s'y croyaient fondés, en vertu des dispositions précitées de l'article 78 de l'ancien code de l'urbanisme de Saint-Barthélemy, d'adresser au président du conseil territorial, dans les trente jours suivant le dépôt de leur demande, une réquisition d'instruction, seule susceptible, en l'absence de notification de la lettre prévue à l'article 76 ou 77 de ce code, de faire courir le délai d'instruction à l'expiration duquel naît un permis tacite. Si Mme E et M. B font valoir que leur courrier du 13 mai 2019 doit être regardé comme une réquisition d'instruction au sens des mêmes dispositions, cette circonstance n'aurait pas été de nature à faire naitre un permis tacite le 7 avril 2019, soit antérieurement à ce courrier, comme ils le soutiennent, mais à l'expiration d'un délai de 3 mois à compter de cette réquisition. Au demeurant, eu égard aux termes de ce courrier, par lequel ils demandaient expressément la délivrance d'une attestation de permis de construire tacite né le 7 avril 2019, cette lettre ne saurait être regardée comme étant la réquisition d'instruction prévue par les dispositions précitées. Enfin, à la date du courrier qu'ils ont adressé le 13 mai 2019 à la collectivité, la délibération par laquelle cette collectivité refusait expressément de leur délivrer le permis de construire sollicité leur avait déjà été notifiée le 9 mai 2019. Dès lors, aucun permis tacite n'a pu être obtenu par les demandeurs dans les conditions ci-dessus décrites.
8. D'autre part, la collectivité a notifié aux requérants, par un courrier du 22 février 2019, la date du 15 mai 2019 avant laquelle, compte tenu des délais d'instruction, la décision devait leur être notifiée. Or à cette date aucun permis tacite n'a davantage pu naitre dès lors que la collectivité avait expressément refusé de leur délivrer le permis de construire sollicité par une délibération du 28 mars 2019 intervenue avant l'expiration du délai prévu dans la lettre notifiant les délais d'instruction.
9. Enfin, les requérants soutiennent que la délibération du 28 mars 2019 ne leur a pas été régulièrement notifiée dès lors que seule Mme E en a été destinataire et qu'ainsi, cette décision ne leur étant pas opposable, un permis tacite est né à l'expiration du délai résultant de la lettre de notification des délais d'instruction. Cependant, lorsqu'une demande de permis de construire est présentée par plusieurs personnes et que l'autorité administrative compétente prend une décision de rejet fondée sur l'impossibilité de réaliser légalement la construction envisagée, la notification de ce refus exprès à l'un des demandeurs avant l'expiration du délai d'instruction fait obstacle à la naissance d'un permis de construire tacite au terme de ce délai, y compris à l'égard des demandeurs auxquels ce refus n'a pas été notifié avant l'expiration du délai. Il ne peut en aller autrement que lorsque la décision expresse de refus, notifiée avant l'expiration du délai d'instruction à l'un des demandeurs, ne rejette la demande de permis qu'en tant qu'elle émane de cette personne et pour des motifs propres à son projet de construction, notamment pour le motif qu'elle ne dispose pas d'un titre l'habilitant à construire, une telle décision ne faisant alors, par elle-même, pas obstacle à la naissance éventuelle d'un permis tacite à l'issue du délai d'instruction au profit des autres demandeurs pour leur propre projet de construction.
10. En l'espèce, il est constant que la délibération du 28 mars 2019, par laquelle le conseil exécutif de Saint-Barthélemy a refusé de délivrer aux deux intéressés le permis qu'ils sollicitaient, a été notifiée à Mme E le 9 mai 2019. Il résulte de ce qui a été dit au point précédent que cette notification avant l'expiration du délai d'instruction a fait obstacle à la naissance, au terme de ce délai, d'un permis de construire tacite à l'égard des deux pétitionnaires alors même que cette décision n'a été notifiée qu'à Mme E.
11. Enfin, la circonstance que la collectivité ait, à tort, estimé que les requérants étaient bénéficiaires d'un permis de construire tacite n'est pas de nature à faire naitre un tel permis dès lors que, comme il vient d'être dit aux points précédents, aucun permis tacite n'a pu naitre légalement.
12. Il résulte de ce qui précède qu'en l'absence de naissance d'un permis de construire tacite, la délibération du 27 juin 2019 retirant un tel permis est dépourvue d'effets juridiques. Par suite, les conclusions dirigées contre cette délibération, qui ne fait ainsi pas grief, sont irrecevables.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à se plaindre de ce que, par le jugement contesté, le tribunal administratif de Saint-Barthélemy a rejeté leur demande.
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la collectivité de Saint-Barthélemy, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demandent les requérants au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge des requérants une somme de 1 500 euros qu'ils verseront à la collectivité de Saint-Barthélemy.
DECIDE :
Article 1er : La requête de Mme E et de M. B est rejetée.
Article 2 : Mme E et M. B verseront la somme de 1 500 euros à la collectivité de Saint-Barthélemy au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à Mme A E, à M. C B et à la collectivité de Saint-Barthélemy.
Délibéré après l'audience du 23 juin 2022 à laquelle siégeaient :
Mme Marianne Hardy, présidente,
Mme Fabienne Zuccarello, présidente-assesseure,
Mme Charlotte Isoard, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 7 juillet 2022.
La rapporteure,
Fabienne F La présidente,
Marianne Hardy
La greffière,
Stéphanie Larrue
La République mande et ordonne au représentant de l'Etat à Saint-Barthélemy en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026