LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA33-20BX03862

Cour administrative d'appel de Bordeaux — Décision N° CAA33-20BX03862

mardi 20 décembre 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Bordeaux
SectionCour administrative d'appel de Bordeaux
N° DossierCAA33-20BX03862
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC
Formation5ème chambre (formation à 3)
Avocat requérantCABINET ESENCIA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B a demandé au tribunal administratif de Bordeaux la décharge, en droits et pénalités, de la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2014.

Par un jugement n° 1804035 du 22 septembre 2020, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête et un mémoire en réplique enregistrés les 26 novembre 2020 et 31 août 2022, M. B, représenté par Me Dayau et Me Casagrande, demande à la cour :

1°) d'annuler le jugement n° 1804035 du tribunal administratif de Bordeaux du 22 septembre 2020 ;

2°) à titre principal, de prononcer la décharge de la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2014, ainsi que des intérêts de retard et des pénalités correspondants, soit la somme de 244 140 euros ;

3°) à titre subsidiaire, de prononcer la décharge de la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu, y compris les intérêts de retard et les pénalités correspondants, résultant de la réduction de l'assiette de rehaussement à hauteur de 382 296 euros en lieu et place d'une assiette de rehaussement de 420 606 euros ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne l'application de la loi fiscale :

- l'administration a méconnu les dispositions du 3°) du I du code général des impôts dès lors qu'il n'avait aucune intention spéculative au moment de l'achat du terrain et qu'il a réalisé l'opération dans un but essentiellement familial (sur la totalité des 48000 m2 de terrain, seuls 3 lots de 1500 m2 ont été vendus à des tiers) ;

- contrairement à ce qu'a considéré le tribunal, le fait d'avoir inscrit la totalité des lots litigieux à l'actif du bilan de son entreprise ne constitue pas une décision de gestion qui lui serait opposable mais une erreur : l'application des dispositions du 3°) du I de l'article 35 du code général des impôts constitue un régime fiscal pénalisant, sous lequel il s'est placé en portant en 2015 (comptes et déclarations de résultats pour les exercices 2011, 2012, 2013 et 2014 ont été déposés en août 2015) à l'actif (stock) de son entreprise individuelle pour l'exercice 2011 des lots (les quatre lots objets de la donation et celui conservé pour son usage personnel) qui n'étaient pas, dès l'origine, destinées à être affectées à une activité professionnelle ; ces lots se sont donc retrouvés en stock de son entreprise sur l'exercice 2014, objet du présent litige, à raison de leur conservation en stock depuis 2011 ; or l'année 2011 étant prescrite, en vertu du principe de l'intangibilité du bilan d'ouverture du premier exercice non prescrit, ces lots ne pouvaient se retrouver en stock à l'ouverture du bilan 2012 et des exercices suivants ; cette inscription en stock révèle d'une erreur et non d'une décision de gestion ;

- l'assiette de rehaussement est erronée en ce qui concerne la valorisation de la parcelle BB 313, objet de la donation à son fils A, qui aurait dû être valorisée à hauteur de 152 655 euros et non 170 000 euros ;

- l'assiette de rehaussement est erronée en ce qui concerne la valorisation de la parcelle BB 315, conservée pour son usage personnel, dès lors qu'elle est largement supérieure à la valeur vénale de la parcelle et aurait dû être valorisée à hauteur de 129 035 euros ou 137 269 euros et non 150 000 euros ;

En ce qui concerne l'interprétation de la loi fiscale :

- en application de la doctrine administrative exprimée aux paragraphes n° 80 et 90 de l'instruction BOI-BIC-BASE-40-10 du 13 septembre 2013, il peut se prévaloir des erreurs commises à son détriment, et a ainsi le droit d'obtenir par la voie contentieuse la réduction des impositions établies à partir de ses déclarations dès lors qu'il prouve que celles-ci étaient affectées par une erreur de nature comptable commise à son détriment.

Par deux mémoires en défense enregistrés les 8 juin 2021 et 14 septembre 2022, le ministre de l'économie, des finances et de la relance conclut au non-lieu à statuer à hauteur du dégrèvement prononcé et au rejet du surplus de la requête.

Il soutient que :

- il a accordé en cours d'instance un dégrèvement à hauteur de 24 222 euros ;

- les moyens développés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme D,

- et les conclusions de M. Gueguein, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. B est exploitant d'une entreprise individuelle de lotisseur et marchand de biens. Il a fait l'objet, du 22 septembre au 18 décembre 2015, d'une vérification de comptabilité portant sur la période du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2014, et pour la taxe sur la valeur ajoutée, jusqu'au 30 juin 2015. Par une proposition de rectification du 6 janvier 2016, l'administration fiscale a informé l'intéressé qu'elle envisageait de mettre à sa charge, dans le cadre de la procédure de rectification contradictoire prévue à l'article L. 57 du livre des procédures fiscales, une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu au titre de l'année 2014 en raison de la réintégration dans la base imposable, dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux, du profit qu'il a tiré de la reprise dans son patrimoine privé de cinq lots issus de son stock commercial. Par courrier du 19 février 2016, M. B a présenté ses observations sur cette rectification, rejetées par l'administration fiscale le 11 avril 2016. M. B a saisi la commission départementale des impôts direct et des taxes sur le chiffre d'affaires qui a rendu, le 30 septembre 2016, un avis favorable au maintien des rectifications proposées. La cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu a été mise en recouvrement le 30 juin 2017 pour un montant total final de 244 140 euros. Par la présente requête, M. B relève appel du jugement du 22 septembre 2020 par lequel le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande de décharge de cette imposition.

Sur l'étendue du litige :

2. Par décision du 4 juin 2021 intervenue postérieurement à l'introduction de la requête, l'administration fiscale a accordé à M. B un dégrèvement d'un montant de 24 222 euros dès lors qu'elle a fait droit à ses arguments tendant à démontrer que le profit tiré de la cession de ses lots correspond à la somme de 382 296 euros et non 420 606 euros, et en a réduit d'autant la base imposable. Les conclusions de la requête de M. B sont, dans cette mesure, devenues sans objet. Il n'y a, par suite, pas lieu d'y statuer.

Sur la cotisation supplémentaire restante en litige :

En ce qui l'application de la loi fiscale :

3. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article 35 du code général des impôts : " I. - Présentent également le caractère de bénéfices industriels et commerciaux, pour l'application de l'impôt sur le revenu, les bénéfices réalisés par les personnes physiques désignées ci-après : () 3° Personnes qui procèdent à la cession d'un terrain divisé en lots destinés à être construits lorsque le terrain a été acquis à cet effet ; () ". Il résulte de ces dispositions que le critère de détermination du régime d'imposition applicable aux profits de lotissement est fondé sur l'intention du contribuable lors de l'acquisition du terrain en cause, sans qu'il y ait lieu de tenir compte ni du caractère habituel de cette opération pour le contribuable, ni des circonstances ultérieures de l'aliénation des lots. D'autre part, aux termes de l'article 38 du même code : " 1. Sous réserve des dispositions des articles 33 ter, 40 à 43 bis et 151 sexies, le bénéfice imposable est le bénéfice net, déterminé d'après les résultats d'ensemble des opérations de toute nature effectuées par les entreprises, y compris notamment les cessions d'éléments quelconques de l'actif, soit en cours, soit en fin d'exploitation. 2. Le bénéfice net est constitué par la différence entre les valeurs de l'actif net à la clôture et à l'ouverture de la période dont les résultats doivent servir de base à l'impôt diminuée des suppléments d'apport et augmentée des prélèvements effectués au cours de cette période par l'exploitant ou par les associés. () 4 bis. Pour l'application des dispositions du 2, pour le calcul de la différence entre les valeurs de l'actif net à la clôture et à l'ouverture de l'exercice, l'actif net d'ouverture du premier exercice non prescrit déterminé, sauf dispositions particulières, conformément aux premier, deuxième et troisième alinéas de l'article L. 169 du livre des procédures fiscales ne peut être corrigé des omissions ou erreurs entraînant une sous-estimation ou surestimation de celui-ci. ". En application de ces dispositions, l'opération qui consiste pour un marchand de biens à retirer un immeuble de son stock commercial, pour l'affecter à son patrimoine privé, est assimilé à une vente. Cette opération doit être comprise dans la déclaration de résultats souscrite en vue de l'imposition du bénéfice commercial de l'exercice au cours duquel le retrait est effectué.

4. Il résulte de l'instruction que M. B a acquis, le 27 octobre 2011, un terrain à bâtir d'une superficie de 16 488 m2 situé sur le territoire de la commune de Mios. Le 11 septembre 2012, il a déposé une demande de permis d'aménager pour la réalisation de huit lots à bâtir d'environ 1500 m2 chacun, qu'il a obtenu le 27 novembre 2012. Au cours de l'année 2014, il a cédé à des tiers trois lots (lots 1, 6 et 7), a donné en partage à sa fille et à son fils quatre lots (lots 2, 3, 4 et 8) et s'est réservé l'usage du dernier lot (lot 5). Parallèlement, M. B a déclaré le 7 juillet 2014 au centre de formalités des entreprises son activité de lotisseur-marchand de biens, en fixant un début d'activité au 1er juin 2011. Le 13 août 2015, il a déclaré à l'administration fiscale un bénéfice industriel et commercial au titre de l'année 2014 de 80 685 euros. L'administration a rectifié ces déclarations en considérant que les 5 lots objets de la donation-partage et réservés à titre personnel ont été retirés du stock commercial de l'entreprise et affectés au patrimoine privé de M. B, que cette opération devait être assimilée à une cession d'éléments d'actif au titre de l'exercice 2014, que ces 5 lots ont été sortis du stock commercial pour leur prix de revient alors que leur valeur vénale résultant de l'acte de partage du 11 juillet 2014 et de la comparaison avec les ventes similaires effectuées en 2014 à des tiers s'établissait à un montant supérieur, et qu'ainsi, le profit non pris en compte dans la comptabilité s'élevait, après le dégrèvement opéré, à 382 296 euros.

5. Il est constant qu'après s'être déclaré en tant que lotisseur-marchand de biens, M. B a déposé des déclarations de résultats des exercices 2011, 2012, 2013 et 2014, dans lesquelles le terrain ainsi que ses aménagements ont été comptabilisés à l'actif du bilan de l'entreprise et ce dès l'exercice 2011. Ainsi le coût des aménagements de l'ensemble du lotissement, les charges y afférentes et les produits correspondant à la vente et à la sortie des terrains repris dans le patrimoine privé ont été comptabilisés, par lui-même, à la compatibilité de son entreprise au fur et à mesure de l'avancement du projet. Dans ces conditions, et dès lors qu'il disposait de la possibilité de n'affecter à l'actif de son activité qu'une partie du terrain et de conserver le reste dans son patrimoine privé, et qu'il a opté pour la déclaration des profits tirés de la cession de l'ensemble des lots dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux alors qu'il pouvait opter pour une autre solution, cette décision constitue une décision de gestion qui lui est opposable, dont l'administration était en droit de tirer les conséquences fiscales, et dont il ne peut demander la modification au motif qu'elle lui est apparue finalement défavorable, ce sans que la prescription de l'année 2011 n'ait aucune influence. Par suite, M. B ne peut utilement soutenir qu'il n'avait aucune intention spéculative au moment de l'achat du terrain et se prévaloir à cet effet des dispositions du 3°) du I de l'article 35 du code général des impôts sur lesquelles l'administration ne s'est d'ailleurs pas fondée pour opérer la rectification en litige.

En ce qui concerne l'interprétation de la loi fiscale :

6. M. B se prévaut, sur le fondement des dispositions du second alinéa de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, du bénéfice de la doctrine administrative exprimée aux paragraphes n° 80 et 90 de l'instruction BOI-BIC-BASE-40-10 du 13 septembre 2013, selon laquelle un contribuable a le droit d'obtenir par la voie contentieuse, en dehors même de tout redressement poursuivi par l'administration, la réduction des impositions établies à partir de ses déclarations à la condition de prouver que celles-ci étaient affectées par une erreur de nature comptable commise à son détriment. Il soutient ainsi que la décision d'inscrire l'ensemble des lots à l'actif de l'entreprise constitue une erreur comptable et non une décision de gestion. Toutefois, il n'apporte pas la preuve de l'erreur comptable alléguée, laquelle ne peut résulter du seul fait qu'il ait déclaré tardivement, en 2015, le bilan de l'exercice 2011 de sa société et ainsi reconstitué a posteriori l'actif de cette dernière.

7. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à se prévaloir du principe de l'intangibilité du bilan d'ouverture du premier exercice non prescrit pour soutenir que le résultat qui, en l'absence d'erreur, aurait été constaté au titre de l'exercice 2011 prescrit, devait s'appliquer aux différents postes constituant l'actif net du bilan d'ouverture du premier exercice non prescrit, c'est-à-dire l'exercice 2012.

8. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à se plaindre de ce que le tribunal administratif de Bordeaux, par le jugement attaqué, a rejeté sa demande de décharge de la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2014, à hauteur de la cotisation supplémentaire restant en litige, ainsi que des intérêts de retard et des pénalités correspondants.

Sur les frais liés au litige :

9. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement à M. B de la somme qu'il demande sur ce fondement.

DECIDE :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B, à concurrence du dégrèvement prononcé par l'administration fiscale d'un montant de 24 222 euros.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à M. C B et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Copie en sera adressée pour information au directeur du contrôle fiscal Sud-Ouest.

Délibéré après l'audience du 29 novembre 2022 à laquelle siégeaient :

Mme Elisabeth Jayat, présidente,

Mme Claire Chauvet, présidente-assesseure,

Mme Héloïse Pruche-Maurin, première conseillère,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 décembre 2022.

La rapporteure,

Héloïse D

La présidente,

Elisabeth Jayat

La greffière,

Virginie Santana

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.

N°20BX0386

Décisions similaires

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276

La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.

04/05/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.

04/05/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426

Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.

04/05/2026

← Retour aux décisions