mardi 27 septembre 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-20BX04235 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | LE CORNO CABINET JURIPUBLICA |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société à responsabilité limitée unipersonnelle (SARLU) Adventus Software a demandé au tribunal administratif de Pau d'annuler la décision du 31 janvier 2014 par laquelle le préfet de la région Aquitaine a rejeté les dépenses non justifiées d'actions de formation à hauteur de 75 088 euros au titre des exercices 2011 et 2012 sur le fondement de l'article L. 6362-5 du code du travail, a mis à sa charge le versement au Trésor public d'une somme de ce montant sur le fondement de l'article L. 6362-7 de ce code, ainsi que la somme de 51 235 euros sur le fondement de l'article L. 6362-7-1 du même code et la somme de 13 115 euros sur le fondement de l'article L. 6362-7-2 de ce code. Par un jugement n° 1400664 du 13 septembre 2016, le tribunal administratif de Pau a réduit de 16 555 euros la somme mise à la charge de la société
Adventus Software au titre des articles L. 6362-5 et L. 6362-7 du code du travail, a en conséquence réformé les dispositions de la même décision relatives aux sommes dues au Trésor public et a rejeté le surplus des conclusions de la demande de la société.
Par un arrêt n° 16BX03658 du 1er avril 2019, la cour administrative d'appel de Bordeaux a, sur l'appel de la société Adventus Software, annulé la décision du préfet de la région Aquitaine du 31 janvier 2014 en toutes ses dispositions et réformé le jugement du tribunal administratif dans cette mesure.
Par un pourvoi, enregistré le 27 mai 2019 au secrétariat du contentieux du
Conseil d'Etat, la ministre du travail demande au Conseil d'Etat d'annuler cet arrêt, de
régler l'affaire au fond et de rejeter l'appel de la société Adventus Software.
Par une décision n° 431085 en date du 23 décembre 2020, le Conseil d'Etat a annulé l'arrêt n° 16BX03658 du 1er avril 2019 de la cour administrative d'appel de Bordeaux et a renvoyé l'affaire devant la cour, où elle a été enregistrée le même jour sous le n°20BX04235.
Procédure devant la cour :
Par une ordonnance en date du 25 mai 2021, la clôture d'instruction a été fixée au 28 juin 2021 à 12h.
Par une lettre en date du 4 juin 2021, Me Le Corno, représentant de la SARLU Adventus Software, a informé la cour de ce qu'il n'intervenait plus pour cette société, laquelle faisait l'objet d'une procédure collective.
Par un courrier en date du 15 juin 2022, la société d'exercice libéral par actions simplifiée (SELAS) Guérin et associées, mandataire judiciaire de la SARLU Adventus Software a été invitée, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément, dans le délai de trente jours, le maintien des conclusions de la SARLU Adventus Software.
Par un courrier du 7 juillet 2022, la SELAS Guérin et associées a informé la cour de ce que, par un jugement du 22 juillet 2020, le tribunal de commerce de Dax avait prononcé la clôture de la liquidation judiciaire de la SARLU Adventus Software, mettant ainsi fin à sa mission.
Par un courrier du 8 juillet 2022, la SELAS Guérin et associées a été à nouveau invitée, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément, dans le délai de trente jours, le maintien des conclusions de la SARLU Adventus Software.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents () de cour administrative d'appel, () les présidents de formation de jugement () des cours peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ". Aux termes de l'article R. 612-5-1 du même code: " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ".
2. Par deux lettres recommandées en date des 15 juin et 8 juillet 2022 adressées par voie postale et réceptionnées les 29 juin et 22 juillet 2022, la SELAS Guérin et associées, mandataire judiciaire de la SARLU Adventus Software a été invitée à confirmer expressément le maintien des conclusions de la SARLU Adventus Software et a été informée de ce que, à défaut de réception de cette confirmation dans le délai de trente jours, cette société serait réputée s'être désistée de l'ensemble de ses conclusions. Aucune confirmation n'étant parvenue à la juridiction dans le délai d'un mois imparti, la SARLU Adventus Software doit être réputée s'être désistée de sa requête. Il y a lieu, dès lors, de donner acte de ce désistement.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de SARLU Adventus Software.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SELAS Guérin et associées venant aux droits de la SARLU Adventus Software et au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion.
Fait à Bordeaux, le 27 septembre 2022.
La présidente de la 6ème chambre,
F. DEMURGER
La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°20BX04235
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026