mardi 25 avril 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-21BX00240 |
| Type | Décision |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre (formation à 3) |
| Avocat requérant | CABINET BORGIA & CO |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société civile Clos du clocher a demandé au tribunal administratif de Bordeaux d'annuler la décision du 6 juillet 2018 par laquelle le directeur général de l'établissement national des produits de l'agriculture et de la mer (FranceAgriMer) a rejeté sa demande de paiement d'une aide à l'investissement vitivinicole, ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux, et d'enjoindre à cet établissement de prononcer l'octroi de l'aide demandée à hauteur de la somme de 14 726, 89 euros dans un délai de huit jours à compter du jugement à intervenir, et d'assortir cette somme des intérêts au taux légal à compter du 29 août 2016.
Par un jugement n° 1805791 du 17 novembre 2020, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 19 janvier 2021, des pièces enregistrées le 21 janvier 2021 et un mémoire le 8 décembre 2022, la société Clos du clocher, représentée par Me Borgia, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement n° 1805791 du tribunal administratif de Bordeaux du 17 novembre 2020 ;
2°) d'annuler la décision du 6 juillet 2018 par laquelle le directeur général de l'établissement national des produits de l'agriculture et de la mer (FranceAgriMer) a rejeté sa demande de paiement d'une aide à l'investissement vitivinicole, ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;
3°) d'enjoindre à FranceAgriMer de lui octroyer l'aide sollicitée à hauteur de 13 956,51 euros dans un délai de huit jours à compter de la date de notification de l'arrêt à intervenir, et d'assortir cette somme des intérêts au taux légal à compter du 29 août 2016.
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La société requérante soutient que :
- le jugement du 17 novembre 2020 est irrégulier dès lors que les moyens invoqués dans son mémoire en réplique ne sont ni visés, ni analysés, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 741-2 du code de justice administrative ;
- contrairement à ce que soutient le tribunal administratif de Bordeaux, la décision du 16 juillet 2018 constitue une décision de retrait de l'aide déjà octroyée par décision du 16 octobre 2014 de FranceAgriMer ;
- la décision du 16 juillet 2018 procédant au retrait de la décision du 16 octobre 2014 est intervenue au-delà du délai de quatre mois prévu par les dispositions de l'article 242-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- la décision du 16 juillet 2018 n'a pas fait l'objet d'une procédure contradictoire préalable ;
- elle n'a pas fait l'objet d'une notification préalable ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- les dépenses planifiées ayant été intégralement réalisées, l'aide octroyée par la décision du 16 octobre 2014 doit être réputée acquise et être payée ;
- le refus de versement de l'aide, au motif tiré de l'absence d'un tableau excel récapitulant les factures détaillées fournies, est déraisonnable ;
- la décision du 16 juillet 2018 constitue un détournement de procédure, FranceAgriMer invoquant une procédure relative aux modalités de paiement de l'aide pour abroger des décisions antérieures devenues définitives quant à l'attribution de l'aide et au droit d'en percevoir le versement ;
- la décision de rejet du recours gracieux du 26 août 2018 est entachée d'illégalité externe et interne pour les mêmes motifs.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 novembre 2022, et un second mémoire enregistré le 6 janvier 2023 et non communiqué, FranceAgriMer conclut au rejet de la requête et demande que soit mis à la charge de la société requérante le versement de la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens invoqués par la société Clos du clocher ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code rural et de la pêche maritime ;
- la décision FILITL/SEM/D 2013-76 du 4 décembre 2013 du directeur général de FranceAgrimer relative à la mise en œuvre d'une aide aux programmes d'investissement des entreprises dans le cadre des OCM vitivinicole pour les exercices financiers 2014 à 2018 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A B,
- les conclusions de Mme Cécile Cabanne, rapporteure publique,
- et les observations de Me Capdebos, représentant la société civile Clos du clocher.
Considérant ce qui suit :
1. La société civile Clos du clocher, qui exerce une activité de production vitivinicole, a déposé le 25 avril 2014 une demande d'aide aux investissements vitivinicoles d'un montant de 14 726, 89 euros, destinée à financer divers équipements et matériels ainsi qu'un revêtement en résine époxy sur des cuves en béton. L'établissement en a accusé réception le 27 mai 2014 et a fixé la date de démarrage des travaux au 25 avril 2014. Par une décision du 16 octobre 2014, la société Clos du clocher s'est vue notifier la décision d'éligibilité à l'aide pour un montant de 13 956,51 euros correspondant à 39 875,73 euros de dépenses éligibles. Par une décision du 6 juillet 2018, le directeur général de FranceAgriMer a rejeté la demande de paiement de l'aide de la société, en raison du caractère incomplet du dossier de demande à la date limite de dépôt. Cette même autorité a implicitement rejeté le recours gracieux formé par la société le 29 août 2018 contre la décision du 16 juillet 2018. La société Clos du clocher relève appel du jugement du 17 novembre 2020 par lequel le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 16 juillet 2018 et de la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
Sur la régularité du jugement :
2. Aux termes de l'article R. 741-2 du code de justice administrative : " La décision mentionne que l'audience a été publique, sauf s'il a été fait application des dispositions de l'article L. 731-1. Dans ce dernier cas, il est mentionné que l'audience a eu lieu ou s'est poursuivie hors la présence du public. / Elle contient le nom des parties, l'analyse des conclusions et mémoires ainsi que les visas des dispositions législatives ou réglementaires dont elle fait application ".
3. Il résulte des motifs même du jugement attaqué que le tribunal administratif de Bordeaux, qui n'était pas tenu de répondre à tous les arguments présentés par la société Clos du clocher, a expressément répondu à l'ensemble des moyens invoqués devant lui, de façon suffisamment motivée et sans omission à statuer. Par suite, le jugement n'est pas entaché d'irrégularité.
Sur le bien-fondé du jugement :
4. En premier lieu, la décision du 14 octobre 2016 par laquelle FranceAgriMer a octroyé à la société Clos du clocher une aide d'un montant de 13 956,51 euros constituait une décision créatrice de droits, quand bien même ces droits étaient subordonnés au respect de diverses conditions et à la présentation, dans un délai de deux mois après la date limite de réalisation des travaux, d'une demande de paiement assortie des justificatifs permettant de vérifier ce respect. La décision du 16 juillet 2018 par laquelle FranceAgriMer a refusé de verser cette aide à la société Clos du clocher, qui était motivée par le caractère tardif de sa demande de paiement de l'aide, se bornait à exécuter cette décision d'octroi en tirant les conséquences du non-respect des conditions posées par cette dernière et n'en constituait donc pas le retrait.
5. La décision du 16 juillet 2018 ne constituant pas une décision de retrait de la décision du 14 octobre 2016 par laquelle l'établissement a déclaré la société Clos du clocher éligible à l'aide, le moyen tiré de ce que cette décision ne pouvait être prise plus de quatre mois après la décision du 14 octobre 2016, en application des dispositions de l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration, ne peut qu'être écarté.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / À cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () 4° Retirent ou abrogent une décision créatrice de droits ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".
7. Compte tenu des droits créés par la décision d'octroi de l'aide, la décision du 16 juillet 2018 de refus de versement doit être regardée comme refusant un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir, et devait, à ce titre, en application des dispositions précitées, être motivée.
8. Il ressort des pièces du dossier que la décision attaquée mentionne la décision FILITL/SEM/D 2013-76 du 4 décembre 2013 du directeur général de FranceAgriMer, relative à la mise en œuvre d'une aide aux programmes d'investissement des entreprises dans le cadre de l'organisation commune du marché vitivinicole pour les exercices financiers 2014 à 2018, et indique le motif de refus du paiement de l'aide sollicitée, tenant au dépassement de la date limite de dépôt du dossier complet de la demande de paiement de l'aide concernée. Dans ces conditions, la décision attaquée, qui contient les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde, est suffisamment motivée. Le moyen doit, par suite, être écarté.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, (), sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". Aux termes de l'article L. 122-1 de ce code : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. () ".
10. Dès lors que la décision attaquée faisait suite à une demande de la société Clos du clocher tendant au versement de l'aide octroyée par décision du 14 octobre 2016, après examen des justificatifs à fournir à l'appui de cette demande, elle n'était pas au nombre des décisions soumises par les dispositions précitées de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, à la procédure contradictoire qu'elles instituent. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée aurait dû être précédée d'une procédure contradictoire, doit être écarté.
11. En quatrième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 114-6 du code des relations entre le public et l'administration : " Lorsqu'une demande adressée à une administration est affectée par un vice de forme ou de procédure faisant obstacle à son examen et que ce vice est susceptible d'être couvert dans les délais légaux, l'administration invite l'auteur de la demande à la régulariser en lui indiquant le délai imparti pour cette régularisation, les formalités ou les procédures à respecter ainsi que les dispositions légales et réglementaires qui les prévoient. / Les délais de recours ne sont pas opposables à l'auteur de la demande lorsque la réponse de l'administration ne comporte pas les indications mentionnées à l'alinéa précédent ".
12. D'autre part, aux termes de l'article 5.8.3 de la décision FILITL/SEM/D 2013-76 du 4 décembre 2013 du directeur général de FranceAgriMer : " Dans le cas d'un dossier " simplifié ", le versement de la subvention se fait en une seule fois, après réalisation de la totalité des actions prévues et contrôle sur place de cette réalisation. (). Chaque versement de solde ou d'acompte est réalisé sur présentation : / d'un tableau récapitulatif des factures signé du demandeur (tableau listant pour chaque facture le fournisseur, le montant, la date de la facture, la date de paiement et le moyen de paiement. Son modèle est joint en annexe 8 et une version informatique peut être transmise sur demande de l'opérateur par le service territorial) ; / des copies des factures au nom du bénéficiaire, accompagnées d'un extrait de relevé bancaire montrant leur débit et présentant pour chaque extrait le nom de la banque, du bénéficiaire, le numéro de compte et l'année ; () ; / de l'AROC de la campagne de dépôt du dossier le cas échéant. (). / La demande de versement du solde doit être transmise au service territorial de FranceAgriMer dans un délai maximum de () deux mois pour les dossiers " simplifiés ", et dans tous les cas, au plus tard le 31 mai 2018 ". Aux termes de l'article 9.1 de cette même décision : " Des sanctions consistant en une minoration de l'aide due sont appliquées dans les cas suivants : / () ; / Non-respect du délai de transmission de la demande de paiement ; () ". " Lorsque les demandes de versement de la subvention () parviennent au-delà du délai fixé au point 5.8.3, le montant à verser est minoré de 3% si le retard est compris entre un jour et trois mois (). Au-delà d'un retard de six mois, aucun paiement n'est effectué ". Enfin, l'article 9. 2 de cette décision prévoit que : " Lorsque les demandes de versement de la subvention ou de solde dument complétées des pièces justificatives parviennent au-delà du délai fixé au point 5.8.3, le montant à verser est minoré de 3% si le retard est compris entre un jour et trois mois (). Au-delà d'un retard de six mois, aucun paiement n'est effectué ".
13. Contrairement à ce que soutient la société requérante, l'absence ou l'insuffisance des pièces justificatives présentées au soutien d'une demande de paiement de l'aide ne constitue pas un vice de forme ou de procédure faisant obstacle à l'examen de cette demande, de sorte que la société requérante ne peut utilement se prévaloir des dispositions précitées de l'article L. 114-6 du code des relations entre le public et l'administration pour soutenir que FranceAgriMer aurait dû lui donner l'opportunité de rectifier sa demande de paiement du 24 juillet 2015 dans les délais impartis par les dispositions précitées de l'article 9.2 de la décision du 4 décembre 2013.
14. En cinquième et dernier lieu, par la décision du 16 octobre 2014 octroyant l'aide sollicitée à la société Clos du clocher, FranceAgriMer a fixé la date limite de réalisation des travaux en litige au 27 mai 2015. Dès lors, la demande de paiement de l'aide, assortie des justificatifs nécessaires, devait être présentée au plus tard le 27 juillet 2015, conformément aux dispositions précitées de l'article 5.8.3. Si la société Clos du clocher a fait parvenir à FranceAgriMer son dossier de demande de paiement de l'aide le 24 juillet 2015, assortie de la copie de factures acquittées, de relevés bancaires et extraits comptables pour l'ensemble des dépenses éligibles, il ressort des pièces du dossier que sa demande était incomplète dès lors qu'elle ne comprenait pas le tableau récapitulatif des factures et l'AROC de la campagne du dossier, prévus à l'article 5.8.3 de la décision du 4 décembre 2013. Par ailleurs, la société requérante indique elle-même que les documents qu'elle soutient avoir envoyés à FranceAgriMer tant par courrier que par courriel du 25 août 2015 concernaient un autre dossier de demande d'aide déposé par la société Vignobles Pierre Bourotte SAS. Ainsi, les documents manquants n'ont été transmis par la société Clos du clocher que le 29 avril 2016, soit plus de six mois après la date limite imposée pour le dépôt d'un dossier complet. Par ailleurs, il résulte de ce qui a été dit au point 13 que la circonstance, à la supposer avérée, que FranceAgriMer n'aurait réclamé les pièces manquantes à la société requérante qu'après la date limite de dépôt du dossier, est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Dans ces conditions, la société Clos du clocher ayant présenté sa demande de paiement dûment complétée des pièces justificatives nécessaires au-delà du délai de six mois suivant la date limite fixée au 27 juillet 2015, c'est sans commettre d'erreur de droit que le directeur général de FranceAgriMer a refusé de lui verser l'aide sollicitée.
15. Il résulte de tout ce qui précède que la société Clos du clocher n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 16 juillet 2018 et de la décision de rejet de son recours gracieux. Il y a lieu de rejeter, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction.
Sur les frais liés à l'instance :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de FranceAgriMer, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme dont la société requérante demande le versement au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Clos du clocher le versement à FranceAgriMer de la somme de 1 500 euros en application des mêmes dispositions.
DECIDE :
Article 1er : La requête de la société Clos du clocher est rejetée.
Article 2 : La société Clos du clocher versera à FranceAgriMer la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à la société civile immobilière Clos du clocher et à l'établissement national des produits de l'agriculture et de la mer (FranceAgriMer).
Copie en sera adressée au ministre de l'agriculture, de l'alimentation et de la souveraineté alimentaire.
Délibéré après l'audience du 4 avril 2023 à laquelle siégeaient :
Mme Evelyne Balzamo, présidente,
M. Michaël Kauffmann, premier conseiller,
Mme Pauline Reynaud, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 avril 2023.
La rapporteure,
Pauline BLa présidente,
Evelyne Balzamo Le greffier,
Christophe Pelletier
La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture, de l'alimentation et de la souveraineté alimentaire en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.
04/05/2026