mardi 21 février 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-21BX01549 |
| Type | Décision |
| Recours | plein contentieux |
| Avocat requérant | DEPORCQ |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société PDS Events a demandé au juge des référés du tribunal administratif de la Guadeloupe de condamner la commune du Gosier à lui verser une provision d'un montant de 860 076 euros, correspondant au paiement de l'avance contractuelle prévue par la délégation de service public, assortie des pénalités de retard d'un montant de 224 000 euros.
Par une ordonnance n° 2000955 du 24 mars 2021, le juge des référés du tribunal administratif de la Guadeloupe a condamné la commune du Gosier à verser à la société PDS Events une somme de 1 104 075 euros sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative.
Procédure devant la cour :
I°) Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 9 avril et 30 juin 2021 et le 10 novembre 2022, la commune du Gosier, représentée par la Selarl Landot et Associés, demande à la cour :
1°) d'annuler l'ordonnance du 24 mars 2021 du juge des référés du tribunal administratif de la Guadeloupe ;
2°) de mettre à la charge de la société PDS Events une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 11 juin 2021, la société PDS Events, représentée par Me Deporcq, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la commune du Gosier une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
II°) Par une requête et cinq nouveaux mémoires, enregistrés les 9 avril, 30 juin, 27 août, 27 septembre et 3 novembre 2021 et le 28 octobre 2022, la commune du Gosier demande à la cour :
1°) de prononcer le sursis à exécution de l'ordonnance du 24 mars 2021 du juge des référés du tribunal administratif de la Guadeloupe ;
2°) de mettre à la charge de la société PDS Events une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par cinq mémoires en défense enregistrés les 16 juin, 4 août, 10 septembre, 12 octobre et 22 novembre 2021, la société PDS Events, représentée par Me Deporcq, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la commune du Gosier une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires enregistrés le 26 janvier 2023, la commune du Gosier conclut au non-lieu à statuer pour ces deux dossiers, compte tenu du jugement n° 2000950 du 24 janvier 2023 par lequel le tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant au principal, a condamné la société PDS Events à verser à la commune du Gosier une somme de 99 889,35 euros, ainsi qu'à reverser à la commune du Gosier la somme de 1 104 75 euros octroyée à titre provisionnel.
Vu les autres pièces de ces deux dossiers.
Vu le code de justice administrative.
Le président de la cour a désigné M. B A pour statuer sur les requêtes en application du livre V du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents () de cour administrative d'appel, () les présidents de formation de jugement () des cours peuvent, par ordonnance : () 1° Donner acte des désistements () ".
2. Les requêtes nos 21BX01549 et 21BX01550 sont relatives à une même ordonnance et présentent à juger des questions similaires. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par une même ordonnance.
3. Les mémoires du 26 janvier 2023, dans lesquels la commune du Gosier conclut au non-lieu à statuer, en raison de l'intervention du jugement du tribunal administratif de la Guadeloupe du 26 janvier 2023, doivent être regardés comme des désistements purs et simples. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la société PDS Events la somme que la commune du Gosier demande sur le fondement des mêmes dispositions.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la commune du Gosier dans les requêtes nos 21BX01549 et 21BX01550.
Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune du Gosier et à la société PDS Events.
Fait à Bordeaux, le 21 février 2023.
Le juge d'appel des référés,
D. A
La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
2-21BX01550
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026