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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA33-21BX03131

Cour administrative d'appel de Bordeaux — Décision N° CAA33-21BX03131

mercredi 23 novembre 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Bordeaux
SectionCour administrative d'appel de Bordeaux
N° DossierCAA33-21BX03131
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantLANDETE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B A a demandé au tribunal administratif de Bordeaux d'annuler la délibération du 27 novembre 2019 par laquelle la commission nationale d'agrément et de contrôle du Conseil national des activités privées de sécurité a rejeté son recours à l'encontre de la décision du 6 août 2019 de la commission locale d'agrément et de contrôle Sud-Ouest refusant de lui délivrer une autorisation préalable d'accès à une formation professionnelle d'agent de sécurité privée.

Par un jugement n° 2000577 du 17 juin 2021, le tribunal a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 22 juillet 2021, M. A, représenté par Me Landete, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) d'annuler la décision du 27 novembre 2019 ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros, à verser à son conseil

en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que contrairement à ce qu'a retenu le tribunal, la décision du

27 novembre 2019 est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

La caducité de la demande d'aide juridictionnelle de M. A a été constatée par une décision du 21 octobre 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la sécurité intérieure ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, qui a été titulaire d'une carte professionnelle d'agent de sécurité privée entre mars 2013 et mars 2018, a saisi la commission locale d'agrément et de contrôle Sud-Ouest d'une demande d'autorisation d'accès à une formation aux métiers de la sécurité privée afin d'effectuer un stage de maintien et d'actualisation des compétences. La décision de rejet

du 6 août 2019 était fondée sur l'existence de deux condamnations par le tribunal correctionnel de Bordeaux, inscrites au bulletin n° 2 de son casier judiciaire, la première, le 2 mai 2016,

à l'obligation d'accomplir un stage de sensibilisation à la sécurité routière et à 4 mois de suspension du permis de conduite pour des faits de conduite sous l'empire d'un état alcoolique commis le 26 février 2016, et la seconde, le 9 décembre 2016, à 600 euros d'amende et à la suspension du permis de conduire pendant 3 mois pour des faits de conduite d'un véhicule

à moteur malgré la suspension administrative ou judiciaire d'un permis de conduire commis

le 2 mai 2016. Le recours préalable obligatoire présenté par de M. A à l'encontre de cette décision a été rejeté par une délibération de la commission nationale d'agrément et de contrôle (CNAC) du Conseil national des activités privées de sécurité du 27 novembre 2019. M. A relève appel du jugement du 17 juin 2021 par lequel le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande d'annulation de cette décision.

2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel, les premiers vice-présidents des cours et les présidents des formations de jugement des cours, ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. (). "

3. Aux termes de l'article L. 612-22 du code de la sécurité intérieure : " L'accès

à une formation en vue d'acquérir l'aptitude professionnelle est soumis à la délivrance

d'une autorisation préalable, fondée sur le respect des conditions fixées aux 1°, 2° et 3°

de l'article L. 612-20. " Le 1° de l'article L. 612-20 fait obstacle à une telle autorisation

si l'intéressé " a fait l'objet d'une condamnation à une peine correctionnelle ou à une peine criminelle inscrite au bulletin n° 2 du casier judiciaire ou, pour les ressortissants étrangers, dans un document équivalent, pour des motifs incompatibles avec l'exercice des fonctions ".

4. M. A reprend en appel, en termes similaires et sans critique utile du jugement, l'unique moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation qu'aurait commise la CNAC en qualifiant les faits ayant donné lieu à ses deux condamnations de graves, de contraires à l'honneur et à la probité, et d'incompatibles avec l'exercice d'une activité professionnelle de sécurité privée. Il n'apporte aucun élément de droit ou de fait nouveau, ni aucune pièce nouvelle à l'appui de ce moyen, auquel le tribunal a suffisamment et pertinemment répondu. Il y a lieu, dès lors, de l'écarter par adoption des motifs retenus par les premiers juges.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête d'appel de M. A est manifestement dépourvue de fondement et peut, dès lors, être rejetée en toutes ses conclusions selon la procédure prévue par les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au Conseil national des activités privées de sécurité.

Fait à Bordeaux, le 23 novembre 2023.

La présidente-assesseure de la 2ème chambre,

Anne Meyer

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

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