LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA33-21BX03303

Cour administrative d'appel de Bordeaux — Décision N° CAA33-21BX03303

mardi 6 juin 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Bordeaux
SectionCour administrative d'appel de Bordeaux
N° DossierCAA33-21BX03303
TypeDécision
Recoursplein contentieux
Formation4ème chambre (formation à 3)
Avocat requérantMETRA-FAUCON;ARMOUDOM

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B A a demandé au tribunal administratif de Pau de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre des années 2015 et 2016.

Par un jugement n° 1801388 du 24 juin 2021, le tribunal administratif de Pau a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 29 juillet 2021 et 19 novembre 2021, M. A, représenté par Me Metra-Faucon, demande à la cour :

1°) d'annuler le jugement n° 1801388 du tribunal administratif de Pau du 24 juin 2021 ;

2°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre des années 2015 et 2016 ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. A soutient que :

- la décision de rejet de sa contestation préalable de l'administration fiscale du 30 mai 2018 ne lui est pas opposable dès lors qu'il avait pris le soin d'interroger l'administration à plusieurs reprises sur la possibilité d'intégrer son oncle à son foyer fiscal dans le cadre de sa déclaration de revenus au titre des années concernées ; il est donc fondé à solliciter le bénéfice des dispositions de l'article L. 231-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

- le redressement dont il a fait l'objet entraîne une rupture du principe d'égalité de traitement entre les contribuables informés des possibilités d'aide aux malades invalides et ceux qui ne le sont pas ; son oncle ne percevait qu'une mince pension de retraite, et la prise en charge de tous les frais afférents à l'accueil de son oncle a entraîné des économies pour l'Etat français.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 décembre 2021, le ministre de l'action et des comptes publics conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens invoqués par M. A ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Pauline Reynaud,

- les conclusions de Mme Cécile Cabanne, rapporteure publique,

- et les observations de Me Metra-Faucon, représentant M. A.

Considérant ce qui suit :

1. A compter du mois de décembre 2014, M. A a accueilli sous son toit son oncle, âgé de 89 ans, atteint de la maladie d'Alzheimer, et pris en charge les frais afférents à cet accueil. L'administration fiscale a imposé M. A à l'impôt sur le revenu au titre des années 2015 et 2016 conformément à ses déclarations, sur la base de trois parts au titre du quotient familial, dès lors qu'il avait compté à charge son oncle dans la rubrique des " personnes invalides titulaires de la carte d'invalidité vivant sous votre toit ". M. A a fait l'objet d'un contrôle sur pièces de son dossier fiscal, à la suite duquel le service a ramené son quotient familial à une part, dès lors que son oncle n'était pas titulaire de la carte d'invalidité. L'intéressé s'est ainsi vu notifier, par une proposition de rectification du 12 février 2018, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu au titre des années 2015 et 2016, mais l'administration a néanmoins retenu des frais d'accueil d'une personne de plus de 75 ans dans le besoin à hauteur de 3 407 euros au titre de l'année 2015 et de 3 411 euros au titre de l'année 2016. Le montant des cotisations supplémentaires de l'imposition en litige s'est ainsi élevé à 5 465 euros au titre de 2015, et à 5 490 euros au titre de 2016. La réclamation préalable de M. A ayant été rejetée par une décision de l'administration du 30 mai 2018, l'intéressé a demandé au tribunal administratif de Pau de prononcer la décharge de ces cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu. M. A relève appel du jugement n° 1801388 du 24 juin 2021 par lequel le tribunal administratif de Pau a rejeté sa demande.

Sur le bien-fondé des impositions :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 231-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Le silence gardé pendant deux mois par l'administration sur une demande vaut décision d'acceptation ". L'article L. 231-4 du même code prévoit que : " Par dérogation à l'article L. 231-1, le silence gardé par l'administration pendant deux mois vaut décision de rejet : / 1° Lorsque la demande ne tend pas à l'adoption d'une décision présentant le caractère d'une décision individuelle ; / 2° Lorsque la demande ne s'inscrit pas dans une procédure prévue par un texte législatif ou réglementaire ou présente le caractère d'une réclamation ou d'un recours administratif ; / 3° Si la demande présente un caractère financier sauf, en matière de sécurité sociale, dans les cas prévus par décret ; () ".

3. La circonstance que M. A a adressé le 10 avril 2015 et le 8 février 2016 des demandes de renseignement sur les démarches déclaratives à accomplir afin de tenir compte, sur le plan fiscal, de l'accueil de son oncle sous son toit, auprès de l'administration fiscale, laquelle n'a pas répondu, est sans incidence sur le caractère opposable de la décision du 30 mai 2018 par laquelle l'administration fiscale a rejeté le recours gracieux de l'intéressé. Par suite, le moyen tiré de ce que l'administration ne pouvait pas lui opposer la décision de rejet de sa réclamation préalable du 30 mai 2018, dès lors que l'absence de réponse à ses demandes de renseignement valait acceptation, doit, en tout état de cause, être écarté.

4. En second lieu, aux termes de l'article 6-1 du code général des impôts : " Chaque contribuable est imposable à l'impôt sur le revenu, tant en raison de ses bénéfices et revenus personnels que de ceux de ses enfants et des personnes considérés comme étant à sa charge au sens des articles 196 et 196 A bis. Les revenus perçus par les enfants réputés à charge égale de l'un et l'autre de leurs parents sont, sauf preuve contraire, réputés également partagés entre les parents ". Aux termes de l'article 196 A bis du même code : " Tout contribuable peut considérer comme étant à sa charge, au sens de l'article 196, à la condition qu'elles vivent sous son toit, les personnes titulaires de la carte d'invalidité prévue à l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles ". Enfin, l'article L241-3 code de l'action sociale et des familles dispose que : " une carte d'invalidité est délivrée à titre définitif ou pour une durée déterminée par la commission mentionnée à l'article L. 146-9 à toute personne dont le taux d'incapacité permanente est au moins de 80 %, apprécié suivant des référentiels définis par voie réglementaire, ou qui a été classée en 3e catégorie de la pension d'invalidité de la sécurité sociale ".

5. Il est constant que l'oncle de M. A, dont l'état d'invalidité n'est pas contestable, ne bénéficiait pas de la carte d'invalidité prévue à l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles au titre des années en litige. Dans ces conditions, c'est à bon droit que l'administration fiscale a refusé la prise en compte de deux parts supplémentaires de quotient familial pour le calcul de l'imposition de M. A. Il en résulte que, l'administration ayant légalement établi l'imposition en litige, M. A ne peut utilement se prévaloir de prétendues différences d'imposition existant entre " contribuables informés des possibilités d'aide aux malades invalides et ceux qui ne le sont pas ", dès lors qu'à les supposer établies, ces différences ne seraient que la conséquence des dispositions législatives applicables en la matière. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du principe d'égalité devant l'impôt ne peut qu'être écarté.

6. Il résulte de tout ce qui précède, que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Pau a rejeté sa demande de décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu mises à sa charge au titre des années 2015 et 2016. Par voie de conséquence, doivent être également rejetées ses conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

DECIDE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. B A et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Délibéré après l'audience du 16 mai 2023 à laquelle siégeaient :

Mme Evelyne Balzamo, présidente,

Mme Bénédicte Martin, présidente assesseure,

Mme Pauline Reynaud, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2023.

La rapporteure,

Pauline ReynaudLa présidente,

Evelyne Balzamo

Le greffier,

Christophe Pelletier

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.

Décisions similaires

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA02245

03/08/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890

La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.

01/07/2026

← Retour aux décisions