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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA33-21BX03459

Cour administrative d'appel de Bordeaux — Décision N° CAA33-21BX03459

mardi 19 juillet 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Bordeaux
SectionCour administrative d'appel de Bordeaux
N° DossierCAA33-21BX03459
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantKARAKUS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A B a demandé au tribunal administratif de Limoges d'annuler l'arrêté du 9 mars 2021 par lequel le préfet de la Haute-Vienne lui a retiré son attestation de demande d'asile, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi, et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.

Par un jugement n° 2100532 du 12 mai 2021, la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Limoges a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour administrative d'appel :

Par une requête, enregistrée le 19 août 2021, M. B, représenté par Me Karakus, demande à la cour :

1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Limoges du 12 mai 2021 ;

2°) d'annuler l'arrêté du 9 mars 2021 du préfet de la Haute-Vienne ;

3°) de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Il soutient que :

- la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée dès lors que le préfet se fonde uniquement sur les décisions de rejet de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) pour l'obliger à quitter le territoire, sans procéder à un examen particulier de sa situation ;

- elle révèle un défaut d'examen particulier de sa situation ;

- elle méconnait son droit d'être entendu ;

- la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'il a des attaches en France et qu'il s'est intégré au sein de la société française ;

- la décision portant fixation du pays de renvoi méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour en Arménie ;

- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français porte une atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision n° 2021/016778 du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Bordeaux du 22 juillet 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel, les premiers vice-présidents des cours et les présidents des formations de jugement des cours, ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".

2. M. B, ressortissant russe d'origine arménienne, relève appel du jugement du 12 mai 2021 par lequel le tribunal administratif de Limoges a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 9 mars 2021 par lequel le préfet de la Haute-Vienne lui a retiré son attestation de demande d'asile, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi, et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.

3. En premier lieu, la promesse d'embauche produite en appel par M. B au soutien du moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, n'apparait pas à elle seule de nature à remettre en cause l'appréciation du premier juge qui a écarté ce moyen par des motifs pertinents. Il y a lieu, dès lors, de l'écarter par adoption des motifs retenus par le tribunal administratif de Limoges.

4. En second lieu, M. B reprend, dans les mêmes termes et sans critique utile du jugement ni pièce nouvelle, les autres moyens invoqués en première instance. Il n'apporte ainsi en appel aucun élément de fait ou de droit nouveau de nature à remettre en cause l'appréciation des premiers juges qui ont écarté l'ensemble de ces autres moyens par des motifs suffisamment et pertinemment énoncés qu'il convient d'adopter.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête d'appel est manifestement dépourvue de fondement et doit être rejetée selon la procédure prévue par les dispositions précitées du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions tendant à l'application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ne peuvent qu'être rejetées par voie de conséquence.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B. Une copie sera transmise pour information au préfet de la Haute-Vienne.

Fait à Bordeaux, le 19 juillet 2022.

La présidente-assesseure de la 1ère chambre

Fabienne ZUCCARELLO

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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