LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA33-21BX04370

Cour administrative d'appel de Bordeaux — Décision N° CAA33-21BX04370

mardi 24 octobre 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Bordeaux
SectionCour administrative d'appel de Bordeaux
N° DossierCAA33-21BX04370
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
Formation4ème chambre (formation à 3)
Avocat requérantVALADOU JOSSELIN ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A B a demandé au tribunal administratif de Poitiers d'annuler l'arrêté du 29 novembre 2019 par lequel le maire de la commune de Trois-Palis a refusé de lui délivrer un permis de construire et a rejeté son recours gracieux.

Par un jugement n° 2001252, 2001602 du 30 septembre 2021, le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 30 novembre 2021, et un mémoire enregistré le 1er septembre 2023, M. B, représenté par Me Genty, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Poitiers du 30 septembre 2021 ;

2°) d'annuler l'arrêté du maire de la commune de Trois-Palis du 29 novembre 2019 ainsi que la décision de rejet de recours gracieux ;

3°) d'enjoindre au maire de Trois-Palis de réexaminer sa demande ;

4°) de mettre à la charge de la commune de Trois-Palis le versement d'une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le jugement, qui n'est pas signé et est insuffisamment motivé dans ses réponses aux moyens soulevés, est irrégulier ;

- l'arrêté du 29 novembre 2019 est insuffisamment motivé ;

- il est entaché d'une erreur de fait et d'une erreur de droit, dès lors que le certificat d'urbanisme obtenu le 8 novembre 2018 a cristallisé les droits applicables au terrain pendant dix-huit mois ; la commune ne pouvait opposer un sursis à statuer en raison de l'adoption à venir d'un nouveau plan local d'urbanisme dès lors qu'à la date du certificat d'urbanisme, la révision du plan local d'urbanisme n'était pas suffisamment avancée ;

- le classement de son terrain en zone A par le plan local d'urbanisme, qui fonde l'arrêté du 29 novembre 2019, est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 30 mars 2022, et un mémoire enregistré le 19 septembre 2023 non communiqué, la commune de Trois-Palis, représentée par Me Varnoux, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. B en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 1er septembre 2023, la clôture d'instruction a été reportée au 20 septembre 2023 à 12 heures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Evelyne Balzamo,

- et les conclusions de Mme Nathalie Gay, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B est propriétaire de trois parcelles cadastrées AI n° 1205, 1206 et 1207 situées sur la commune de Trois-Palis. Le 8 novembre 2018, un certificat d'urbanisme opérationnel déclarant réalisable l'opération de construction de deux maisons d'habitation lui a été délivré. Le 9 août 2019, il a sollicité un permis de construire pour deux maisons d'habitation et deux garages sur ces parcelles. Par un arrêté du 29 novembre 2019, le maire de la commune de Trois-Palis a refusé de lui délivrer ce permis de construire, au visa du plan local d'urbanisme approuvé le 26 septembre 2019. M. B relève appel du jugement du 30 septembre 2021 par lequel le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté et du rejet de son recours gracieux.

Sur la régularité du jugement attaqué :

2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier de première instance que la minute du jugement du tribunal administratif a été signée par le président de la formation de jugement, la rapporteure et la greffière d'audience. Par suite, même si la copie notifiée au requérant n'est pas signée, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 741-7 du code de justice administrative doit être écarté.

3. En second lieu, il ressort des termes du jugement attaqué que celui-ci a répondu à tous les moyens soulevés par M. B devant le tribunal. Si celui-ci conteste la teneur des réponses apportées par le tribunal, il remet ainsi en cause le bien-fondé du jugement et non la régularité de celui-ci. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité du jugement attaqué doit être écarté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

4. En premier lieu, M. B reprend en appel le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté du 29 novembre 2019. Il ne se prévaut d'aucune circonstance de droit ou de fait nouvelle de nature à remettre en cause l'appréciation des premiers juges, qui ont pertinemment répondu à ce moyen. Par suite, il y a lieu d'écarter ce moyen par adoption des motifs retenus par le tribunal administratif.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme : " () L'autorité compétente peut décider de surseoir à statuer, dans les conditions et délai prévus à l'article L. 424-1, sur les demandes d'autorisation concernant des constructions, installations ou opérations qui seraient de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan dès lors qu'a eu lieu le débat sur les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durable ". Aux termes de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme dans sa rédaction alors applicable : " Le certificat d'urbanisme, en fonction de la demande présentée : a) Indique les dispositions d'urbanisme () ; b) Indique en outre, lorsque la demande a précisé la nature de l'opération envisagée ainsi que la localisation approximative et la destination des bâtiments projetés, si le terrain peut être utilisé pour la réalisation de cette opération ainsi que l'état des équipements publics existants ou prévus. / Lorsqu'une demande d'autorisation ou une déclaration préalable est déposée dans le délai de dix-huit mois à compter de la délivrance d'un certificat d'urbanisme, les dispositions d'urbanisme () tels qu'ils existaient à la date du certificat ne peuvent être remis en cause à l'exception des dispositions qui ont pour objet la préservation de la sécurité ou de la salubrité publique () ". L'article L 424-1 du même code, dans sa rédaction alors applicable, dispose enfin que : " ()Il peut être sursis à statuer sur toute demande d'autorisation concernant des travaux, constructions ou installations dans les cas prévus au 6° de l'article L. 102-13 et aux articles L. 153-11 et L. 311-2 du présent code et par l'article L. 331-6 du code de l'environnement.() Lorsque le projet est soumis à avis ou accord d'un service de l'Etat, les certificats d'urbanisme le mentionnent expressément. Il en est de même lorsqu'un sursis à statuer serait opposable à une déclaration préalable ou à une demande de permis. ".

6. D'une part, il résulte de la combinaison des articles L. 424-1, L. 153-11 et L. 410-1 du code de 1'urbanisme que tout certificat d'urbanisme délivré sur le fondement de 1'article L. 410-1 a pour effet de garantir à son titulaire un droit à voir toute demande d'autorisation ou de déclaration préalable déposée dans le délai indiqué examinée au regard des règles d'urbanisme applicables à la date de la délivrance du certificat. Figure cependant parmi ces règles la possibilité de se voir opposer un sursis à statuer à une déclaration préalable ou à une demande de permis, lorsqu'est remplie, à la date de délivrance du certificat, l'une des conditions énumérées à l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme. Une telle possibilité vise à permettre à l'autorité administrative de ne pas délivrer des autorisations pour des travaux, constructions ou installations qui seraient de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan local d'urbanisme. Lorsque le plan en cours d'élaboration et qui aurait justifié, à la date de délivrance du certificat d'urbanisme, que soit opposé un sursis à une demande de permis ou à une déclaration préalable, entre en vigueur dans le délai du certificat, les dispositions issues du nouveau plan sont applicables à la demande de permis de construire ou à la déclaration préalable.

7. D'autre part, un sursis à statuer ne peut être opposé à une demande de permis de construire que lorsque l'état d'avancement des travaux d'élaboration du nouveau plan local d'urbanisme permet de préciser la portée exacte des modifications projetées, sans qu'il soit cependant nécessaire que le projet ait déjà été rendu public. Il ne peut en outre être opposé qu'en vertu d'orientations ou de règles que le futur plan local d'urbanisme pourrait légalement prévoir, et à la condition que la construction, l'installation ou l'opération envisagée soit de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse son exécution.

8. Il ressort des pièces du dossier que les orientations du projet d'aménagement et de développement durable (PADD) ont été soumises au débat du conseil municipal de Trois-Palis lors de sa réunion du 4 octobre 2016 et mentionnaient alors la " modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain ". De plus, il ressort des pièces produites en défense par la commune de Trois-Palis qu'un projet de zonage avait été établi dès février 2018 et qu'un projet de règlement écrit pour le futur plan local d'urbanisme (PLU) avait été rédigé en juin 2018. Ce projet de zonage classait alors les parcelles n° 1205 et 1206 de M. B en zone N, dans laquelle le projet de règlement indiquait que " sont interdites () les constructions nouvelles à usage d'habitation " autres que celles prévues dans certaines hypothèses que M. B ne conteste pas ne pas remplir. Par ailleurs, si les orientations générales du PADD arrêtées lors du débat du 4 octobre 2016 envisagent au point IV.4.4 la construction de 70 nouveaux logements en extension urbaine et en réinvestissement urbain, elles prévoient également au point IV.4.5 de " fixer les limites de l'extension urbaine et préserver les terres agricoles et les espaces naturels " et au point IV.5.2 de " réduire d'au moins 50 % la surface consommée par rapport à la période antérieure ", au titre de la modération de la consommation de l'espace et de la lutte contre l'étalement urbain. Or, le projet de M. B porte sur la construction de deux maisons individuelles et de deux garages d'une surface totale de 213 m2 sur deux parcelles vierges de toute construction, situées en deuxième ligne, à la périphérie d'un hameau urbanisé mais s'ouvrant au sud, à l'est et à l'ouest sur de vastes espaces agricoles ou naturels. Dans ces conditions, eu égard à la nature et aux caractéristiques d'un tel projet, l'opération de construction envisagée par l'appelant était susceptible de compromettre l'exécution du futur plan local d'urbanisme de la commune. Par suite, c'est à bon droit et sans entacher sa décision d'erreur de fait que le maire de la commune de Trois-Palis, qui aurait pu opposer un sursis à une demande de permis de construire à la date de la délivrance du certificat d'urbanisme du 8 novembre 2018, lequel mentionnait d'ailleurs l'élaboration en cours du PLU et l'éventualité d'un tel sursis à statuer, a refusé de délivrer à l'appelant un permis de construire en faisant application des dispositions du PLU approuvé le 26 septembre 2019.

9. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 123-7 du code de l'urbanisme, alors en vigueur : " Les zones agricoles sont dites "zones A". Peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles ".

10. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. S'ils ne sont pas liés, pour déterminer l'affectation future des différents secteurs, par les modalités existantes d'utilisation des sols, dont ils peuvent prévoir la modification dans l'intérêt de l'urbanisme, leur appréciation peut cependant être censurée par le juge administratif au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.

11. M. B soutient que le classement de ses parcelles en zone agricole, par le plan local d'urbanisme du 26 septembre 2019, n'est pas justifié. Il ressort des pièces du dossier que le PADD a notamment pour objectifs d'améliorer " la coexistence entre le milieu urbain et l'espace agricole et les exploitations qui y sont liées () afin de laisser des marges de manœuvre pour le développement de ces entreprises " et de " fixer les limites de l'extension urbaine et préserver les terres agricoles et les espaces naturels ". Les parcelles de M. B se situent en périphérie du hameau de Chantoiseau, constitué d'une vingtaine d'habitations, à plus de 500 m du bourg de la commune. Contrairement à ce qu'il soutient, les parcelles en cause, qui sont entourées à l'ouest et à l'est par des zones boisées et au sud par de vastes parcelles agricoles, ne constituent pas une dent creuse. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que ces parcelles, vierges de toute construction et situées ainsi qu'il a été dit au centre d'un secteur à dominantes agricole et naturelle, ne présenteraient pas un potentiel agronomique, alors même qu'elles seraient desservies par les réseaux publics. Par suite, eu égard au parti d'aménagement retenu par la commune, le classement en zone A des parcelles de M. B n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

12. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Poitiers a rejeté ses demandes tendant à l'annulation de l'arrêté du 29 novembre 2019 du maire de la commune de Trois-Palis ainsi que du rejet de son recours gracieux. Ses conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées par voie de conséquence.

Sur les frais liés au litige :

13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Trois-Palis, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que l'appelant demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B la somme demandée par la commune de Trois-Palis au même titre.

DECIDE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par la commune de Trois-Palis sont rejetées.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à M. A B et à la commune de Trois-Palis.

Copie en sera adressée à la préfète de la Charente.

Délibéré après l'audience du 3 octobre 2023 à laquelle siégeaient :

Mme Evelyne Balzamo, présidente,

Mme Bénédicte Martin, présidente-assesseure,

M. Michaël Kauffmann, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 octobre 2023.

La présidente-assesseure,

Bénédicte MartinLa présidente-rapporteure,

Evelyne Balzamo Le greffier,

Christophe Pelletier

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions