lundi 20 novembre 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-22BX00618 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | TUGAS |
Vu la procédure suivante :
Procédure antérieure :
La société La rose des sables, société à responsabilité limitée, a demandé au tribunal administratif de Pau d'annuler la décision du 1er avril 2019 par laquelle le directeur départemental des finances publiques des Pyrénées-Atlantiques a rejeté son opposition à la compensation opérée par le comptable public entre, d'une part, les impositions supplémentaires mises à sa charge au titre de l'impôt sur les sociétés et les rappels de taxe sur la valeur ajoutée des exercices clos en 2014, 2015 et 2016, et d'autre part, les créances détenues au titre du crédit d'impôt d'apprentissage, du crédit d'impôt pour dépenses de formation professionnelle continue des dirigeants d'entreprise et du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi, de la décharger de l'obligation de payer la somme de 71 177 euros qui lui est réclamée, en droits et pénalités, au titre de suppléments d'impôt sur les sociétés et de taxe sur la valeur ajoutée au titre des exercices clos en 2014, 2015 et 2016 et des périodes correspondantes et de lui accorder le paiement des intérêts moratoires sur cette somme.
M. B A a demandé au tribunal administratif de Pau de prononcer la décharge des suppléments d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auquel il a été assujetti au titre des années 2014, 2015 et 2016 et des pénalités correspondantes, de le décharger de l'obligation de payer la somme de 190 582 euros qui lui est réclamée à ce titre et de lui accorder le versement des intérêts moratoires sur cette somme.
La société La rose des vents a demandé au tribunal administratif de Pau de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des suppléments d'impôt sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée auxquels elle a été assujettie au titre des exercices clos en 2014, 2015 et 2016, de la décharger de l'obligation de payer la somme de 94 021 euros qui lui est réclamée à ce titre et de lui accorder le paiement des intérêts moratoires sur cette somme.
Par un jugement n° 1901253, 1901892 et 1901893 du 24 décembre 2021, le tribunal administratif de Pau a rejeté ces demandes.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 22 février 2022, la société La rose des sables et M. A, représentés par Me Tugas, demandent à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du 24 décembre 2021 ;
2°) de faire droit à leurs conclusions de première instance ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 septembre 2022, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ".
3. Il résulte de l'instruction que le mémoire d'appel présenté pour la société La rose des sables et pour M. A constitue la reproduction littérale et combinée de la majeure partie des mémoires de première instance présentées pour la société et pour M. A sans énoncé des critiques adressées à l'administration fiscale autre que celui qui a été exposé devant le tribunal exactement dans les mêmes termes. Ainsi, et comme le soutient l'administration fiscale en défense, cette requête ne répond pas aux exigences de motivation des requêtes d'appel prévues par l'article R. 411-1 du code de justice administrative.
4. Il y a lieu, par suite, de rejeter la requête d'appel de la société La rose des sables et de M. A par application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris leurs conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de la société La rose des sables et de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société La rose des sables, à M. B A et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Fait à Bordeaux, le 20 novembre 2023.
La présidente de chambre,
Elisabeth Jayat
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
No 22BX00618
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA02245
03/08/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.
01/07/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.
01/07/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890
La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.
01/07/2026