mardi 14 mai 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-22BX01021 |
| Type | Décision |
| Recours | plein contentieux |
| Formation | 6ème chambre (formation à 3) |
| Avocat requérant | LAVEISSIERE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. F E a demandé au tribunal administratif de Bordeaux d'annuler pour excès de pouvoir les arrêtés des 31 juillet 2020 et 18 juin 2021 par lesquels la préfète de la Gironde, d'une part, l'a suspendu de l'exercice de quelque fonction que ce soit auprès des mineurs accueillis dans le cadre des dispositions de l'article L. 227-4 du code de l'action sociale et des familles pour une durée de six mois, d'autre part, lui a interdit l'exercice de telles fonctions pour une durée de vingt ans.
Par un jugement n° 2004275, 2003756 du 3 mars 2022, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 6 avril 2022 et le 10 mars 2023, M. F E, représenté par la SELARL Blazy, agissant par Me Blazy, demande à la Cour :
1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Bordeaux du 3 mars 2022 ;
2°) de faire droit à sa demande de première instance ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la déclaration d'événement grave de la commune de Bruges, tout comme le signalement effectué par celle-ci au Parquet ne rendait pas le risque pour la santé et la sécurité des mineurs suffisamment grave et vraisemblable, la préfète n'ayant fait procéder elle-même à aucune vérification ;
- sa participation à un accueil de mineurs ne fait courir aucun risque pour leur santé et leur sécurité physique ou morale ;
- les quatre témoignages ne suffisent pas à établir les faits d'attouchements sexuels, compte tenu de leur manque de précision, de la proximité des témoins entre elles, des autres témoignages en sa faveur, et de l'absence d'éléments objectifs et extérieurs ;
- le fait de prendre les enfants sur les genoux n'est pas une attitude professionnelle inadaptée et est en tout état de cause largement partagée et tolérée ;
- aucun reproche à ce sujet ne lui avait été adressé antérieurement ;
- les accusations graves dont il a été l'objet en 2015 ont été classées sans suite par la commune, à la suite d'une enquête administrative ;
- l'enquête pénale a conclut au classement sans suite pour infraction insuffisamment caractérisée ;
- la sanction qui lui est infligée est disproportionnée ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 mars 2023, le ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. E ne sont pas fondés.
Par des observations en réponse, enregistrées le 8 mars 2023, la commune de Bruges, représentée par la SELARL Caroline Laveissière, agissant par Me Laveissière, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. E le versement d'une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête, qui est la reproduction littérale des conclusions de première instance, ne contient aucune critique du jugement et est, par conséquent, irrecevable ;
- les moyens soulevés par M. E ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, ont été entendus :
- le rapport de M. D,
- les conclusions de M. Duplan, rapporteur public ;
- et les observations de Me Blazy pour M. E, et de Me Roncin, substituant Me Laveissière, pour la commune de Bruges.
Considérant ce qui suit :
1. M. F E, adjoint d'animation principal de 2ème classe de la commune de Bruges, exerce ses fonctions d'animateur périscolaire auprès des enfants du centre de loisirs " L'île aux enfants ". C à la déclaration d'évènement grave adressée par la commune de Bruges le 27 juillet 2020 à la direction départementale déléguée de la cohésion sociale de la Gironde, la préfète de la Gironde a, par arrêté du 31 juillet 2020, prononcé à l'encontre de M. E une mesure de suspension de l'exercice de quelque fonction que ce soit auprès des mineurs accueillis dans le cadre des dispositions de l'article L. 227-4 du code de l'action sociale et des familles et ce, pour une durée de six mois, puis, après consultation de la formation spécialisée du conseil départemental de la jeunesse, des sports et de la vie associative le 2 juin 2021, a interdit à M. E d'exercer quelque fonction que ce soit auprès de ces mêmes mineurs pour une durée de vingt ans, par arrêté du 18 juin 2021. M. E a demandé au tribunal administratif de Bordeaux d'annuler ces deux arrêtés. Il relève appel du jugement du 3 mars 2022 par lequel le tribunal a rejeté sa demande.
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 227-1 du code de l'action sociale et des familles : " Tout mineur accueilli hors du domicile de ses parents () est placé sous la protection des autorités publiques () ". Aux termes de l'article L. 227-4 de ce code : " La protection des mineurs, dès leur inscription dans un établissement scolaire en application de l'article L. 113-1 du code de l'éducation qui bénéficient hors du domicile parental, à l'occasion des vacances scolaires, des congés professionnels ou des loisirs, d'un mode d'accueil collectif à caractère éducatif entrant dans une des catégories fixées par décret en Conseil d'Etat, est confiée au représentant de l'Etat dans le département. () Les dispositions du présent article ne sont pas applicables à l'accueil organisé par des établissements d'enseignement scolaire. ". Aux termes de l'article L. 227-10 du même code : " Après avis de la commission départementale compétente en matière de jeunesse et de sport, le représentant de l'Etat dans le département peut prononcer à l'encontre de toute personne dont la participation à un accueil de mineurs mentionné à l'article L. 227-4 ou à l'organisation d'un tel accueil présenterait des risques pour la santé et la sécurité physique ou morale des mineurs mentionnés à l'article L. 227-4, (), l'interdiction temporaire ou permanente d'exercer une fonction particulière ou quelque fonction que ce soit auprès de ces mineurs, ou d'exploiter des locaux les accueillant ou de participer à l'organisation des accueils. / En cas d'urgence, le représentant de l'Etat dans le département peut, sans consultation de ladite commission, prendre une mesure de suspension d'exercice à l'égard des personnes mentionnées à l'alinéa précédent. Cette mesure est limitée à six mois. Dans le cas où l'intéressé fait l'objet de poursuites pénales, la mesure de suspension s'applique jusqu'à l'intervention d'une décision définitive rendue par la juridiction compétente ". Aux termes de l'article R. 227-11 de ce même code : " Les personnes organisant l'accueil des mineurs ou leur représentant sont tenues d'informer sans délai le préfet du département du lieu d'accueil de tout accident grave ainsi que de toute situation présentant ou ayant présenté des risques graves pour la santé et la sécurité physique ou morale des mineurs. () ".
3. Il résulte de ces dispositions qu'il incombe au représentant de l'Etat dans le département d'assurer la protection des mineurs bénéficiant d'un mode d'accueil collectif à caractère éducatif hors du domicile parental à l'occasion des vacances ou des loisirs. Dans l'hypothèse où il est informé de suspicions de comportements susceptibles de présenter des risques pour la santé et la sécurité physique ou morale des mineurs de la part de personnes participant à cet accueil, il lui appartient, dans l'intérêt qui s'attache à la protection de l'enfance, de tenir compte de tous les éléments portés à la connaissance des services compétents de l'Etat ou recueillis par eux. Il peut procéder à la suspension de l'exercice des fonctions de ces personnes lorsque ces éléments revêtent un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité et révèlent une situation d'urgence, ce dont il lui appartient le cas échéant de justifier en cas de contestation de cette mesure de suspension devant le juge administratif, sans que puisse y faire obstacle la circonstance qu'une procédure pénale serait engagée.
4. Il ressort des pièces du dossier que, le 21 juillet 2020, la maire de Bruges a adressé aux services de la direction départementale de la cohésion sociale de la Gironde un signalement d'événement indésirable en accueil collectif de mineurs, les informant que M. E, animateur, a " accompli des gestes sur des enfants, des garçons de six à sept ans, consistant en des caresses dans le dos sous les vêtements, a apposé la main sur les cuisses, le sexe, les fesses des enfants à travers les vêtements lorsqu'il les porte, et se positionne à proximité des urinoirs pour regarder avec insistance les enfants ". A courrier précisait également qu'un signalement avait été adressé au Parquet le même jour, joint à cet envoi, mentionnant que M. E avait été suspendu de ses fonctions à titre conservatoire et qu'une enquête administrative avait été menée, le signalement au Parquet précisant notamment que 17 agents ou anciens agents du service avaient été auditionnés, et que l'intéressé avait déjà fait l'objet de deux plaintes de parents en 2015 concernant pour l'une un langage traumatisant, pour l'autre un geste inapproprié. Compte tenu des termes du signalement, et quand bien même celui-ci ne précisait pas l'identité des enfants concernés et des témoins, la préfète de la Gironde n'a pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que les faits signalés présentaient un caractère de vraisemblance et de gravité justifiant que M. E soit suspendu de l'exercice de fonctions auprès des mineurs, pendant une durée de six mois. Le requérant ne peut se prévaloir utilement, en tout état de cause, de ce que postérieurement à l'arrêté du 31 juillet 2020, la procédure pénale le visant a fait l'objet d'un classement sans suite.
5. En second lieu, les dispositions de l'article L. 227-10 du code de l'action sociale et des familles permettent à l'autorité administrative, pour assurer la protection des mineurs bénéficiant d'un mode d'accueil collectif à caractère éducatif hors du domicile parental à l'occasion des vacances ou des loisirs, de prononcer une mesure d'interdiction temporaire ou permanente d'exercer une fonction particulière ou quelque fonction que ce soit auprès de ces mineurs, ou d'exploiter des locaux les accueillant ou de participer à l'organisation des accueils, lorsqu'il existe " des risques pour la santé et la sécurité physique ou morale " de ces mineurs.
6. En l'espèce, il ressort du témoignage d'un agent du centre de loisirs " L'île aux enfants ", entendu dans le cadre de l'enquête administrative diligentée par la commune de Bruges, que M. E aurait " tendance à vouloir les porter, avec des gestes déplacés : mains au niveau des fesses, au niveau du sexe. Des gestes qui à son goût sont limites. () Il a la main qui a tendance à se frotter sur le corps de l'enfant. Cela peut durer un moment ". Cet agent ajoutait " qu'elle l'a vu au moins une fois mettre sa main sous le tee-shirt, et plusieurs fois faire des caresses. Elle a vu les mains de [M. E] sur des endroits inadaptés sur les fesses et le sexe ". Interrogée par les services de la direction départementale déléguée de la cohésion sociale de Gironde, cet agent a confirmé ses propos, évoquant " ses mains sous le tee-shirt ", ou que celui-ci portait l'enfant sur ses épaules en le prenant par les fesses. Ces faits sont corroborés par le témoignage de deux autres agents, l'un décrivant " qu' il prend les enfants sur ses genoux avec ses mains sur les zones sensibles " ou les " parties " des enfants, ajoutant qu'il le voyait " fréquemment " " caresse[r] les enfants sous le tee-shirt, sur le torse ", l'autre exposant " qu'il prend les enfants sur ses genoux, il joue à des jeux d'opposition en ayant les mains baladeuses, vers l'entre-cuisse, des caresses au niveau du dos sous le tee-shirt, au niveau de la tête ", ce comportement étant constant dans le cadre de l'accueil périscolaire et perdurant depuis plusieurs années. Ces deux agents qualifient les gestes de M. E " d'attouchements " et ont confirmé leurs propos lors de leur audition par les services de l'Etat. Enfin, un quatrième agent évoque des " mains dans les cheveux des enfants de manière insistante " et " des caresses sur les enfants ". B même que M. E a produit des attestations témoignant de ses qualités, les témoignages précités sont suffisamment précis, concordants, et, observant notamment que les gestes dénoncés s'exercent souvent sur les mêmes enfants, exclusivement des garçons, donnent au comportement de M. E une connotation sexuelle. La circonstance que le procureur de la République a classé sans suite la procédure ouverte à son encontre pour des faits d'agression sexuelle et viol sur mineur en raison d'une infraction insuffisamment caractérisée n'est pas de nature à remettre en cause leur matérialité.
7. Il ressort de ce qui précède que le comportement de M. E se caractérise à l'égard d'enfants sous sa responsabilité par des gestes déplacés et des contacts physiques qui n'ont pas lieu d'être. B que M. E, dont l'immaturité affective a été soulignée par l'expertise psychiatrique diligentée dans le cadre de l'enquête pénale, entend banaliser l'attitude professionnelle inadaptée telle que celle de porter des enfants sur ses genoux, et quand bien même les faits datant de 2015 qui lui sont reprochés ne seraient pas suffisamment établis, les manquements ainsi relevés et commis au devoir d'exemplarité et d'irréprochabilité qui incombe aux personnels dans leurs relations avec les mineurs sont, compte tenu de la nature de ces faits et de leur caractère récurrent, d'une gravité telle, que la préfète de la Gironde n'a pas commis d'erreur d'appréciation en estimant, après avis favorable de la formation spécialisée du conseil départemental de la jeunesse, des sports et de la vie associative du 2 juin 2021, que le maintien en activité de M. E auprès d'un public de mineurs accueillis dans le cadre de l'article L. 227-4 du code de l'action sociale et des familles présenterait des risques pour leur sécurité physique ou morale et qu'il est ainsi nécessaire de faire cesser toute activité à l'intéressé en matière d'encadrement de mineurs en lui infligeant en conséquence une interdiction d'exercice d'une durée de vingt ans.
8. Il résulte de ce qui précède que M. E n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande.
Sur les frais de l'instance :
9. M. E en sa qualité de partie perdante à l'instance ne peut prétendre au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. E la somme demandée au même titre par la commune de Bruges, qui n'aurait pas eu qualité pour former tierce opposition si elle n'avait pas été mise en cause et n'est ainsi pas partie dans la présente instance.
DECIDE :
Article 1er : La requête de M. E est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Bruges sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à M. F E, au ministre de l'intérieur et des outre-mers, à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse et à la commune de Bruges. Copie en sera délivrée au préfet de la Gironde.
Délibéré après l'audience du 8 avril 2024 à laquelle siégeaient :
Mme Ghislaine Markarian, présidente,
M. Frédéric Faïck, président assesseur,
M. Julien Dufour, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 14 mai 2024.
Le rapporteur,
Julien D
La présidente,
Ghislaine Markarian
La greffière,
Catherine Jussy
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.
04/05/2026