LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA33-22BX01285

Cour administrative d'appel de Bordeaux — Décision N° CAA33-22BX01285

mardi 28 février 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Bordeaux
SectionCour administrative d'appel de Bordeaux
N° DossierCAA33-22BX01285
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème chambre (formation à 3)
Avocat requérantBOUSQUET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A B a demandé au tribunal administratif de Bordeaux d'annuler l'arrêté de la préfète de la Gironde du 31 mai 2021 en tant qu'il porte refus de renouvellement de sa carte de résident.

Par un jugement n° 2103947 du 23 mars 2022, le tribunal administratif de Bordeaux a fait droit à cette demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 26 avril 2022, la préfète de la Gironde demande à la cour d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Bordeaux du 23 mars 2022.

Elle soutient qu'elle a pu, à bon droit et sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation, refuser de procéder au renouvellement de cette carte sur le fondement des dispositions, alors en vigueur, de l'article L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire enregistré le 23 novembre 2022, M. B, représenté par Me Bousquet, conclut au rejet de la requête, à ce qu'il soit enjoint à la préfète de la Gironde de lui délivrer une carte de résident sous astreinte de 100 euros par jour de retard et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de l'Etat au titre des frais exposés pour l'instance.

Il soutient que les moyens invoqués ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. C,

- et les observations de Me Bousquet, représentant M. A B.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, né le 1er juin 1972, de nationalité pakistanaise, s'est marié le 5 avril 2007 avec une ressortissante française. Il a obtenu le 29 mai 2007 une carte de séjour pluriannuelle, régulièrement renouvelée jusqu'au 26 mai 2010, date à laquelle il a obtenu une carte de résident. Le 29 mai 2020, M. B a sollicité le renouvellement de sa carte de résident. Par une lettre du 18 février 2021, la préfète de la Gironde l'a informé de son intention de lui retirer sa carte de résident en vertu des dispositions de l'article L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, par un arrêté du 31 mai 2021 la préfète a procédé à ce retrait et a délivré M. B une carte de séjour temporaire d'un an.

2. Aux termes de l'article L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Tout employeur titulaire d'une carte de résident peut se la voir retirer s'il a occupé un travailleur étranger en violation des dispositions de l'article L. 8251-1 du code du travail. ". L'article L. 8251-1 du code du travail prévoit que : " Nul ne peut, directement ou indirectement, embaucher, conserver à son service ou employer pour quelque durée que ce soit un étranger non muni du titre l'autorisant à exercer une activité salariée en France. ". Par ailleurs, en application de l'article L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile " sous réserve des dispositions des articles L. 411-5 et L. 432-3, une carte de résident est renouvelable de plein droit ".

3. D'une part, si la carte de résident précédemment délivrée à M. B était expirée à la date à laquelle elle a été retirée par la préfète de la Gironde, cette carte n'avait pas épuisé ses effets juridiques dès lors qu'en application des dispositions précitées de l'article L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, elle permettait encore à M. B d'en solliciter le renouvellement de plein droit. Par suite, ce dernier n'est pas fondé à soutenir que la préfète ne pouvait pas procéder à ce retrait.

4. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que, par un jugement du tribunal correctionnel de Bordeaux du 29 juin 2016, M. B a été condamné à un an d'emprisonnement dont six mois avec sursis et une amende de 5.000 euros pour des faits commis du 1er janvier 2011 au 10 février 2014, à savoir exécution d'un travail dissimulé, emploi de trois étrangers non munis d'une autorisation de travail, abus des biens ou du crédit d'une SARL par un gérant à des fins personnelles, blanchiment, concours à une opération de placement, dissimulation ou conversion du produit d'un délit puni d'une peine n'excédant pas cinq ans et complicité d'escroquerie. Eu égard à la gravité de ces faits et nonobstant la circonstance que seul l'emploi d'étrangers non munis d'une autorisation de travail est de nature à justifier le retrait de la carte de résident dont M. B était titulaire, celui-ci n'est pas fondé à soutenir que la préfète aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en procédant à ce retrait près de cinq ans après cette condamnation et alors que lui-même n'a plus la qualité d'employeur depuis 2014.

5. Enfin, et contrairement à que soutient M. B, la préfète s'est fondée sur les dispositions précitées de l'article L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile non pour refuser de lui délivrer une nouvelle carte de résident mais pour procéder au retrait de la carte de résident dont il était précédemment titulaire. Par suite, la préfète est fondée à soutenir que, c'est à tort que, par le jugement attaqué, les premiers juges ont considéré qu'elle avait méconnu le champ d'application de la loi au regard des dispositions de cet article L. 432-11.

6. Il résulte tout ce qui précède que la préfète est fondée à soutenir que c'est à tort que les premiers juges ont annulé son arrêté du 31 mai 2021 en tant qu'il porte refus de renouvellement de la carte de résident dont était précédemment titulaire M. B. Par suite, elle est également fondée à demander l'annulation de ce jugement et le rejet des conclusions présentées par M. B devant le tribunal administratif de Bordeaux et devant la cour.

DÉCIDE :

Article 1er : Le jugement du tribunal administratif de Bordeaux du ° 2103947 du 23 mars 2022 est annulé.

Article 2 : Les conclusions présentées par M. B devant le tribunal administratif de Bordeaux et devant la cour sont rejetées.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à M. A B, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au préfet de la Gironde.

Délibéré après l'audience du 3 février 2023 à laquelle siégeaient :

M. Didier Artus, président,

Mme Marie-Pierre Beuve Dupuy, présidente-assesseure,

M. Manuel Bourgeois, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 28 février 2023.

Le rapporteur,

Manuel C

Le président,

Didier ArtusLa greffière,

Sylvie Hayet

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.

N°22BX01285

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions