mercredi 21 décembre 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-22BX01584 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre (formation à 3) |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme F B épouse C et M. A C ont demandé au tribunal administratif de Bordeaux d'annuler les décisions du 20 juillet 2021 par lesquelles la préfète de la Gironde a refusé de leur délivrer un titre de séjour.
Par un jugement n° 2104839 du 9 mars 2022, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la demande de Mme C.
Par un jugement n° 2104838 du 9 mars 2022, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la demande de M. C
Procédure devant la cour :
I. Par une requête enregistrée le 10 juin 2022 sous le n° 22BX01584, Mme C, représentée par Me Le Guédard, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement ° 2104839 du 9 mars 2022 du tribunal administratif de Bordeaux ;
2°) d'annuler la décision du 20 juillet 2021 de la préfète de la Gironde la concernant ;
3°) d'enjoindre à la préfète de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir sous astreinte de 80 euros par jour de retard et, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation et dans l'attente de la munir d'une autorisation provisoire de séjour, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et, à défaut, la même somme à lui verser sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision en litige méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : elle vit en France depuis huit ans avec son époux ; leurs deux enfants sont nés en 2013 et 2017 sur le territoire national où ils sont scolarisés ; son époux et elle-même sont très investis dans la scolarité de leurs enfants ; le couple a développé des liens d'amitié avec les autres parents et le corps enseignant ; son époux et elle seraient isolés dans leur pays d'origine où ils sont menacés par les membres de leurs familles respectives qui n'ont pas accepté leur mariage pour des raisons religieuses ; la cellule familiale ne peut se reconstruire en Albanie dès lors que les enfants sont nés en France où ils ont seulement été déclarés et où ils sont scolarisés ; elle justifie d'une intégration professionnelle et sociale dès lors qu'elle a travaillé en 2015 et 2016 puis en 2018 en qualité d'agent d'entretien et bénéficie d'une promesse d'embauche et qu'elle est par ailleurs engagée dans des activités bénévoles notamment auprès de la communauté d'Emmaüs ; son époux a pareillement travaillé en France jusqu'en 2018 et participe également à des activités bénévoles ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle justifie de motifs exceptionnels d'admission au séjour ; elle remplit les critères de la circulaire qu'elle peut invoquer du 28 novembre 2012 en ce qu'ils vivent depuis plus de 8 ans en France où leurs enfants sont scolarisés et où ils sont parfaitement intégrés ; elle justifie d'une ancienneté de séjour significative et d'une intégration professionnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ; ses enfants sont nés sur le territoire français et y sont scolarisés ; il est dans leur intérêt qu'ils puissent y continuer leur scolarité dans la mesure où ils ne parlent pas albanais et ne connaissent pas l'Albanie ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.
Par un mémoire, enregistré le 23 septembre 2022, la préfète de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé et s'en remet aux observations produites en première instance.
Mme C a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Bordeaux du 12 mai 2022.
II. Par une requête enregistrée le 10 juin 2022 sous le n° 22BX01585, M. C, représenté par Me Le Guédard, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement ° 2104838 du 9 mars 2022 du tribunal administratif de Bordeaux ;
2°) d'annuler la décision du 20 juillet 2021 de la préfète de la Gironde le concernant ;
3°) d'enjoindre à la préfète de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir sous astreinte de 80 euros par jour de retard et, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation et dans l'attente de le munir d'une autorisation provisoire de séjour, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et, à défaut, la même somme à lui verser sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soulève les mêmes moyens que ceux invoqués par Mme C dans la requête n° 22BX01585 visée ci-dessus.
Par un mémoire enregistré le 23 septembre 2022, la préfète de la Gironde conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé et s'en remet aux observations produites en première instance.
M. C a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Bordeaux du 12 mai 2022.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme E D,
- et les observations de Me Pitel-Marie représentant M. et Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. Mme F B épouse C et M. A C, ressortissants albanais respectivement nés le 21 avril 1992 et le 30 août 1982, déclarent être entrés en France le 29 juin 2013. Leurs demandes d'asile ont été rejetées par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 25 avril 2014 et ce rejet a été confirmé par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 8 janvier 2015. Mme C a par la suite bénéficié de deux titres de séjour en raison de son état de santé dont le dernier était valable jusqu'au 26 juin 2017. En raison de l'admission au séjour de son épouse du fait de son état de santé, M. C s'est vu délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " valable jusqu'au 25 décembre 2017. Le 19 juin 2017, Mme C a sollicité le renouvellement de son titre de séjour sur le fondement des dispositions du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile tandis que, le 27 octobre 2017, M. C a demandé le renouvellement de son titre de séjour en raison de sa vie privée et familiale. Par deux arrêtés du 22 mars 2018, le préfet de la Gironde a refusé de renouveler leurs titres de séjour, leur a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Les recours formés contre ces arrêtés ont été rejetés par des jugements du 17 septembre 2018 du tribunal administratif de Bordeaux confirmés par des arrêts du 12 juin 2019 de la cour administrative d'appel de Bordeaux. M. et Mme C, qui se sont néanmoins maintenus sur le territoire français, ont de nouveau chacun sollicité la délivrance d'un titre de séjour le 28 octobre 2019. Leurs demandes ont été rejetées par deux décisions du 20 juillet 2021 de la préfète de la Gironde. Par deux jugements distincts du 9 mars 2022, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté les demandes d'annulation de ces décisions. M. et Mme C relèvent appel de ces jugements.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n° 22BX01584 et n° 22BX01585 portent sur la situation d'un couple de ressortissants étrangers et présentent à juger des questions identiques. Par suite, il y a lieu de les joindre pour y statuer par un même arrêt.
Sur la légalité des décisions portant refus de titres de séjour :
3. En premier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits de libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger () qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine () ".
4. M. et Mme C soutiennent qu'ils sont parfaitement intégrés en France où ils résident depuis 2013 avec leurs deux enfants, nés sur le territoire national en 2013 et 2017 et scolarisés. Il ressort toutefois des pièces du dossier qu'ils n'ont été admis au séjour que le temps de l'examen de leurs demandes d'asile, définitivement rejetées par la CNDA le 8 janvier 2015, puis le temps que Mme C puisse bénéficier d'un traitement approprié à son état de santé, et qu'ils se sont maintenus en situation irrégulière après avoir fait l'objet, le 22 mars 2018, d'obligations de quitter le territoire français. Les circonstances que M. C a validé une formation lui permettant de travailler sur les chantiers après avoir participé aux " Ateliers de l'habitat " en 2017, que M. et Mme C justifient de plusieurs périodes d'emploi, en particulier entre 2015 et 2018, qu'ils bénéficient tous deux d'une promesse d'embauche et qu'ils ont développé des liens sociaux dans le milieu associatif et éducatif dans lesquels ils se sont engagés, ne sauraient suffire à établir une intégration particulière du couple. S'ils soutiennent qu'ils seraient isolés dans leur pays d'origine où ils seraient menacés par leurs familles respectives qui se sont opposées à leur union pour des raisons religieuses, les requérants n'apportent aucun élément au soutien de ces allégations. Il ne ressort pas des pièces des dossiers que la cellule familiale ne pourrait se reconstituer en Albanie où M. et Mme C ont résidé l'essentiel de leur vie ni que leurs enfants ne pourraient y poursuivre leur scolarité quand bien même leur naissance n'y aurait pas été déclarée. Dans ces conditions, les décisions litigieuses portant refus de titre de séjour n'ont pas porté à leur droit au respect de leur vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquelles elles ont été prises. En prenant ces décisions à l'encontre de M. et de Mme C, la préfète de la Gironde n'a donc méconnu ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle n'a pas davantage entaché ses décisions d'une erreur manifeste d'appréciation de leurs conséquences sur la situation personnelle des intéressés.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".
6. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 4, M. et Mme C ne justifient pas de l'existence de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels propres à justifier une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, la préfète de la Gironde n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant qu'ils ne faisaient pas état de motifs exceptionnels justifiant la régularisation de leur situation en application de ces dispositions par la délivrance d'une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale ".
7. M. et Mme C ne peuvent par ailleurs utilement se prévaloir de la circulaire du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012 relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière dans le cadre des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, cette circualire n'étant pas au nombre de celles qui sont opposables au sens de l'article L. 312-3 du code des relations entre le public et l'administration dans les conditions fixées à l'article R. 312-10 du même code et, au surplus, ne comportant que des orientations générales que le ministre de l'intérieur a pu adresser aux préfets pour les éclairer dans la mise en œuvre de leur pouvoir de régularisation.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".
9. Ainsi qu'il a été dit au point 4, aucune circonstance, compte tenu notamment de l'âge des enfants, n'empêche la cellule familiale de se reconstituer hors de France et les enfants de suivre une scolarité normale en Albanie. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance, par les décisions en litige, de l'article 3-1 cité au point précédent doit être écarté.
10. Il résulte de tout ce qui précède que M. et Mme C ne sont pas fondés à soutenir que c'est à tort que, par les jugements attaqués, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté leurs demandes. Par voie de conséquence, leurs requêtes doivent être rejetées, en ce compris leurs conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
DECIDE :
Article 1er : Les requêtes n° 22BX01584 et 22BX01585 de M. et Mme C sont rejetées.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à Mme F B épouse C, à M. A C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer. Copie en sera transmise à la préfète de la Gironde.
Délibéré après l'audience du 12 décembre 2022 à laquelle siégeaient :
Mme Florence Demurger, présidente,
Mme Karine Butéri, présidente-assesseure,
Mme Caroline Gaillard, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 21 décembre 2022.
La rapporteure,
Karine D
La présidente,
Florence Demurger
La greffière,
Catherine Jussy
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2, 22BX01585
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026