LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA33-22BX01693

Cour administrative d'appel de Bordeaux — Décision N° CAA33-22BX01693

mardi 18 juin 2024

JuridictionCour administrative d'appel de Bordeaux
SectionCour administrative d'appel de Bordeaux
N° DossierCAA33-22BX01693
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC
Formation3ème chambre (formation à 3)

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. C... B..., M. A... B..., Mme H... B... et Mme D... B... ont demandé au tribunal administratif de la Guadeloupe d’annuler la décision implicite par laquelle le maire de la commune de Saint-François n’a pas donné suite à leur demande d’explication concernant l’autorisation donnée à l’inhumation de Mme G... I... dans la concession de Mme E..., d’enjoindre au maire de leur permettre la consultation du permis d’inhumer, de s’expliquer par des éléments juridiques sur l’inhumation illégale, de porter avenant au titre de concession et de condamner la commune à leur verser la somme de 15 000 euros à titre de dommages et intérêts.

Par un jugement n° 2100064 du 22 mars 2022, le tribunal administratif de la Guadeloupe a rejeté ces demandes.

Procédure devant la cour :


Par une requête enregistrée le 20 juin 2022, M. C... B..., M. A... B..., Mme H... B... et Mme D... B..., représentés par Me Chicot, demandent à la cour :

1°) d’annuler ce jugement du tribunal administratif de la Guadeloupe du 22 juin 2022 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-François une somme de 3 000 euros au titre des frais exposés pour l’instance.

Ils soutiennent que :
- ils justifient d’un intérêt à agir ;
- le titulaire d'une concession funéraire est l'unique régulateur du droit à l'inhumation dans la concession.

Par lettre en date du 22 mai 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l’article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que l’arrêt était susceptible d’être fondé sur un moyen relevé d’office, tiré de ce que la requête présentée devant le tribunal administratif ne tend pas à l’annulation d’une décision susceptible de recours ou faisant grief et est, dans cette mesure irrecevable.

Vu :
- Le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. F...,
- les conclusions de Mme Le Bris, rapporteure publique.


Une note en délibéré présentée pour M. C... B..., M. A... B..., Mme H... B... et Mme D... B... a été enregistrée le 29 mai 2024.


Considérant ce qui suit :

1. Nicole E... épouse B... a, avant son décès, acquis une concession funéraire familiale dans le cimetière des Raisins-Clairs de Saint-François. Les enfants et l’époux J... E... ont déclaré avoir appris en 2019 l’inhumation dans cette concession de Mme G... I..., cousine au premier degré du père J... E.... Par un jugement du 22 juin 2022, le tribunal administratif de la Guadeloupe a rejeté leurs demandes tendant à l’annulation de la décision implicite par laquelle le maire de la commune de Saint-François n’a pas donné suite au courrier qu’ils lui ont adressé le 23 décembre 2019 concernant cette inhumation.

2. D’une part, il ressort des pièces du dossier que, par ce courrier, les consorts B... se bornaient à faire part au maire de la commune de Saint-François de leur opposition à l’inhumation d’Irma I..., qu’ils estiment illégale, et lui demandaient à ce sujet des informations et des explications. Eu égard à la formulation de cette lettre, en s’abstenant d’y donner suite, le maire de Saint-François n’a pris aucune décision faisant grief et susceptible de recours. Par suite, les conclusions aux fins d’annulation dont était saisi le tribunal étaient irrecevables.

3. D’autre part, les appelants ne contestent pas, en cause d’appel, que leurs conclusions indemnitaires et à fin d’injonction étaient également irrecevables, ainsi que l’a jugé le tribunal administratif.

4. Il résulte de ce qui précède que les consorts B... ne sont pas fondés à se plaindre de ce que, par le jugement attaqué, les premiers juges ont rejeté leurs demandes. Par suite leur requête doit être rejetée, y compris ses conclusions à fin d’injonction et celles tendant à l’application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


DÉCIDE :


Article 1er : La requête des consorts B... est rejetée.

Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. C... B..., à M. A... B..., à Mme H... B... à et Mme D... B... ainsi qu’à la commune de Saint-François.


Délibéré après l’audience du 28 mai 2024 à laquelle siégeaient :

M. Laurent Pouget, président,
Mme Marie-Pierre Beuve Dupuy, présidente-assesseure,
M. Manuel Bourgeois, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 18 juin 2024.
.

Le rapporteur,



Manuel F...
Le président,



Laurent PougetLe greffier,



Anthony Fernandez

La République mande et ordonne au préfet de la Guadeloupe en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.

Décisions similaires

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA02245

03/08/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890

La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.

01/07/2026

← Retour aux décisions