LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA33-22BX02092

Cour administrative d'appel de Bordeaux — Décision N° CAA33-22BX02092

mercredi 18 décembre 2024

JuridictionCour administrative d'appel de Bordeaux
SectionCour administrative d'appel de Bordeaux
N° DossierCAA33-22BX02092
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème chambre (formation à 3)
Avocat requérantCABINET BARDET ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A B a demandé au tribunal administratif de Bordeaux d'annuler la décision du 31 juillet 2020 par laquelle le directeur du Port de plaisance d'Arcachon a refusé de lui délivrer l'autorisation d'occuper le poste d'amarrage H/41 en qualité de titulaire.

Par un jugement n° 2004541 du 2 juin 2022, le tribunal administratif de Bordeaux a annulé la décision du 31 juillet 2020 et a enjoint au directeur du Port de plaisance d'Arcachon de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois suivant la notification de ce jugement.

Procédure devant la cour administrative d'appel :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 26 juillet 2022 et le 19 janvier 2024, la régie du port d'Arcachon, représentée par Me Bardet, demande à la cour :

1°) d'annuler le jugement n°2004541 du 2 juin 2022 du tribunal administratif de Bordeaux ;

2°) de rejeter la demande de M. B ;

3°) de mettre à la charge de M. B la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les premiers juges ne pouvaient annuler la décision attaquée devant eux sans examiner la recevabilité de la demande de M. B ;

- la demande de M. B, présentée plus d'un an après le décès du titulaire de l'autorisation, soit après l'expiration du délai de 12 mois fixé par l'article 17 du règlement intérieur de police du port de plaisance d'Arcachon, était irrecevable ;

- la décision du 31 juillet 2020 refusant l'autorisation d'occupation temporaire du domaine public est suffisamment motivée ;

- elle n'est entachée ni d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation ;

- l'article 17 du règlement intérieur de police du Port de plaisance d'Arcachon n'est pas applicable à M. B qui n'a pas la qualité d'héritier et qui ne bénéficie d'aucun droit de place insusceptible d'être légué.

La requête a été communiquée à M. A B, qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Par une ordonnance du 20 juin 2024, la clôture d'instruction a été fixée au

22 juillet 2024 à 12 heures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Karine Butéri,

- les conclusions de M. Anthony Duplan

- et les observations de Me Bardet, représentant la Régie du Port d'Arcachon et de

Me Kesmaecker, représentant M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. C était titulaire d'une autorisation d'occupation du poste d'amarrage H/41 dans le Port de plaisance d'Arcachon, occupé par le navire dénommé le " Quentinus " détenu à 60 % par lui-même et à 40 % par M. B. A la suite du décès de M. C, survenu le 17 janvier 2019, et du leg de ce navire à M. B, ce dernier a présenté une demande tendant à l'attribution prioritaire d'une autorisation d'occupation du poste d'amarrage H/41 en qualité de titulaire. Le directeur du Port de plaisance d'Arcachon a, par une décision du 31 juillet 2020, rejeté sa demande. Par un jugement du 2 juin 2022, le tribunal administratif de Bordeaux a annulé cette décision et a enjoint au directeur du port de plaisance d'Arcachon de réexaminer la demande de M. B. La régie du Port d'Arcachon relève appel de ce jugement.

Sur la régularité du jugement attaqué :

2. En ne répondant pas au moyen tiré de la tardiveté de la demande d'autorisation d'occupation du poste d'amarrage dont M. B a saisi le directeur du Port de plaisance d'Arcachon, qui l'a rejetée pour un autre motif, le tribunal ne s'est pas abstenu d'examiner la recevabilité de la demande d'annulation de la décision du 31 juillet 2020 refusant à l'intéressé l'autorisation qu'il avait sollicitée, à laquelle il a fait droit. Dès lors, le tribunal n'a pas entaché son jugement d'irrégularité sur ce point.

Sur le moyen retenu par le tribunal :

3. Le tribunal administratif de Bordeaux a annulé la décision du 31 juillet 2020 du directeur du Port de plaisance d'Arcachon au motif qu'elle était insuffisamment motivée.

4. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 7° Refusent une autorisation () ". Aux termes de l'article L. 211-5 de ce code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ". La décision par laquelle l'autorité gestionnaire du domaine public rejette une demande de délivrance d'une autorisation unilatérale d'occupation du domaine public constitue un refus d'autorisation au sens du 7° de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et doit, par suite, être motivée en application de ces dispositions.

5. Ainsi que l'ont relevé les premiers juges, pour rejeter la demande prioritaire d'autorisation d'occupation du domaine public de M. B, le directeur du Port de plaisance d'Arcachon s'est borné à indiquer, dans sa décision de refus d'autorisation, que la commission consultative du port de plaisance avait rejeté sa demande de dérogation aux dispositions du règlement de police du Port de plaisance dont il a reproduit l'article 17 souligné par endroits et notamment en ce qu'il énonce que " la place étant incessible, il ne peut y avoir de droit de suite pour le copropriétaire ". La circonstance, alléguée par la régie du Port d'Arcachon, que des échanges sur l'impossibilité de bénéficier d'un " droit de suite " auraient précédé cette décision ne permet pas de conclure que M. B aurait été mis à même de comprendre utilement les motifs pour lesquels le directeur du Port de plaisance d'Arcachon a refusé de lui accorder une autorisation d'occupation du poste d'amarrage H/41. Par suite, c'est à bon droit que les premiers juges ont estimé que la décision en litige, qui n'énonce pas avec suffisamment de précision les considérations de fait qui en constituent le fondement, est insuffisamment motivée.

6. Il résulte de tout ce qui précède que la régie du Port d'Arcachon n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Bordeaux a annulé la décision du 31 juillet 2020 et a enjoint au directeur du port de plaisance d'Arcachon de procéder au réexamen de la demande de M. B.

Sur les frais liés au litige :

7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. B, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme de 3 000 euros que la régie du Port d'Arcachon demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de la régie du Port d'Arcachon est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la régie du

Port d'Arcachon.

Délibéré après l'audience du 5 décembre 2024 à laquelle siégeaient :

Mme Karine Butéri, présidente,

M. Stéphane Gueguein, président-assesseur,

Mme Caroline Gaillard, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 18 décembre 2024.

Le président - assesseur

Stéphane Gueguein

La présidente - rapporteure

Karine Butéri

La greffière,

Virginie Santana

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions