LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA33-22BX02229

Cour administrative d'appel de Bordeaux — Décision N° CAA33-22BX02229

lundi 12 septembre 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Bordeaux
SectionCour administrative d'appel de Bordeaux
N° DossierCAA33-22BX02229
TypeOrdonnance
Recoursplein contentieux
PublicationC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

La société d'exercice libéral par actions simplifiée (SELAS) Pharmacie MSR Basse Gondeau, la SELAS MSR Terreville et la SELAS MSR du Stade ont demandé au tribunal administratif de la Martinique de condamner l'Etat à leur verser, en réparation des préjudices qu'elles estiment avoir subis à raison de carences fautives commises dans le contrôle du respect de la règlementation relative au nombre minimal de pharmaciens adjoints dans les officines,

la somme globale de 1 414 791,72 euros, assortie des intérêts à compter du 7 avril 2021

et de leur capitalisation, à répartir à hauteur de 616 064,64 euros pour la SELAS Pharmacie MSR Basse Gondeau, de 375 905,14 euros pour la SELAS MSR Terreville et de 422 822,14 euros pour la SELAS MSR du Stade.

Par un jugement n° 2100447 du 12 mai 2022, le tribunal a rejeté leur demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 9 août 2022, la SELAS Pharmacie MSR Basse Gondeau, la SELAS MSR Terreville et la SELAS MSR du Stade, représentées par Me Especel, demandent à la cour :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) de condamner l'Etat à leur verser la somme globale de 1 414 791,72 euros, assortie des intérêts à compter du 7 avril 2021 et de leur capitalisation, à répartir à hauteur

de 616 064,64 euros pour la SELAS Pharmacie MSR Basse Gondeau, de 375 905,14 euros pour la SELAS MSR Terreville et de 422 822,14 euros pour la SELAS MSR du Stade ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 4 500 euros au titre de

l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elles soutiennent que :

- le tribunal a méconnu son office en s'abstenant d'examiner la faute invoquée, alors qu'il lui incombait de constater qu'aucun contrôle n'était effectué et que cette carence permettait à des officines de bénéficier d'un avantage indu ;

- le tribunal a retenu à tort que le préjudice était sans lien avec une carence fautive alors que les pharmacies contrevenant à la réglementation bénéficient d'un avantage financier en évitant des charges obligatoires ;

- l'agence régionale de santé de la Martinique n'exerce pas sa compétence pour contrôler le respect du nombre réglementaire d'adjoints dans chaque officine, alors qu'il lui appartient d'infliger des sanctions financières aux pharmaciens contrevenants, de saisir le ministère public et même de présenter des plaintes disciplinaires devant les instances ordinales ; cette carence persistante crée une distorsion de concurrence déloyale entre les officines qui supportent les charges de la rémunération d'un adjoint et celles qui en font l'économie ;

- elles subissent un préjudice financier résultant des charges qu'elles ont exposées pour recruter des pharmaciens adjoints afin d'être en conformité avec la réglementation, qu'elles évaluent à 616 064,454 euros pour la SELAS MSR Basse Gondeau, à 375 905,14 euros

pour la SELAS MSR Terreville et à 422 822,14 euros pour la SELAS MSR du Stade.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. La SELAS Pharmacie MSR Basse Gondeau, la SELAS MSR Terreville et

la SELAS MSR du Stade exploitent des officines de pharmacie implantées respectivement au Lamentin, à Schœlcher et à Saint-Joseph. Après avoir présenté à l'agence régionale de santé de la Martinique une réclamation préalable restée sans réponse, elles ont saisi le tribunal administratif de la Martinique d'une demande de condamnation de l'Etat à leur verser des indemnités d'un montant total de 1 414 791,72 euros, avec intérêts et capitalisation, en réparation des préjudices qu'elles estiment avoir subis du fait de carences fautives dans le contrôle

de la réglementation relative au nombre minimal de pharmaciens adjoints dans les officines. Elles relèvent appel du jugement du 12 mai 2022 par lequel le tribunal a rejeté leur demande.

2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel, les premiers vice-présidents des cours et les présidents des formations de jugement des cours, ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. (). "

3. En premier lieu, dès lors que les premiers juges ont estimé que les préjudices dont se prévalaient les pharmacies requérantes étaient sans lien avec la faute invoquée, ils n'ont entaché leur jugement d'aucune irrégularité en rejetant la demande sans rechercher si cette faute était caractérisée.

4. En second lieu, les pharmacies requérantes sont tenues de supporter les salaires des pharmaciens adjoints qu'elles emploient, ainsi que les charges patronales afférentes, qu'elles présentent comme constituant leur " préjudice ". Comme l'ont relevé à juste titre les premiers juges, elles demandent ainsi la condamnation de l'Etat à les indemniser des économies qu'elles auraient réalisées si elles s'étaient placées dans une situation illégale en ne respectant pas la réglementation relative au nombre minimal d'adjoints par officine. Ce " préjudice ", attribué à une concurrence déloyale, ne saurait être regardé comme présentant un lien direct avec une éventuelle carence de l'agence régionale de santé de la Martinique dans l'exercice de ses missions de contrôle, alors au demeurant que comme l'admettent les requérantes, le conseil de l'ordre, qui a sanctionné d'une interdiction temporaire d'exercice un pharmacien contrevenant à l'encontre duquel elles avaient déposé une plainte, est particulièrement attentif au respect de la réglementation en cause. C'est ainsi à bon droit que le tribunal a rejeté la demande indemnitaire pour défaut de lien de causalité avec la faute invoquée.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête d'appel de la SELAS Pharmacie MSR Basse Gondeau et autres est manifestement dépourvue de fondement et peut, dès lors, être rejetée en toutes ses conclusions selon la procédure prévue par les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de la SELAS Pharmacie MSR Basse Gondeau et autres est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SELAS Pharmacie MSR Basse Gondeau, représentante unique pour l'ensemble des requérantes. Une copie en sera adressée à l'agence régionale de santé de la Martinique.

Fait à Bordeaux, le 12 septembre 2022.

La présidente-assesseure de la 2ème chambre,

Anne Meyer

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Décisions similaires

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA02245

03/08/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890

La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.

01/07/2026

← Retour aux décisions