jeudi 3 octobre 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-22BX02318 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre (formation à 3) |
| Avocat requérant | MINIER MAUGENDRE ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. C A a demandé au tribunal administratif de la Guadeloupe d'annuler la décision du 19 octobre 2021 par laquelle la directrice du centre hospitalier de la Basse-Terre l'a suspendu de ses fonctions sans rémunération à compter du 25 octobre 2021, jusqu'à la production d'un justificatif de vaccination ou de contre-indication à la vaccination contre la Covid-19.
Par un jugement n° 2101588 du 31 mai 2022, le tribunal a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 24 août 2022 et un mémoire enregistré le 28 février 2023, M. A, représenté par la SELARL Roland Ezelin, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler la décision du 19 octobre 2021 ;
3°) de mettre à la charge du centre hospitalier de la Basse-Terre une somme
de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la loi impose que l'employeur " convoque le travailleur afin d'échanger sur la régularisation de sa situation " et " propose à l'agent de mobiliser les jours de congés annuels ou d'absences ordinaires dont il dispose " ; alors que l'entretien avait un rôle capital et qu'il n'avait pas à déposer une demande de congés qui lui aurait été refusée, c'est à tort que le tribunal a jugé que l'irrégularité de la procédure n'avait pas eu d'incidence sur la légalité de la décision et lui a opposé qu'il n'établissait pas avoir déposé une demande de congé ; le centre hospitalier de la Basse-Terre ne l'a pas informé de la possibilité de mobiliser ses jours de congé et ne l'a pas reçu en entretien pour évoquer cette possibilité, contrairement à ce que prévoit l'article 1er de la loi
du 5 août 2021 ;
- en invoquant la liberté de consentir ou non à un traitement médical, il n'a pas seulement invoqué l'inconstitutionnalité, mais aussi l'inconventionnalité de la loi, laquelle est contraire à l'article 5 de la convention d'Oviedo dont la valeur est supérieure à celle de la loi ; c'est ainsi à tort que le tribunal a jugé que l'administration se trouvait en situation de compétence liée par la loi du 5 août 2021 ; l'injection à base d'ARN n'est pas un vaccin, mais une thérapie génique expérimentale n'ayant pas reçu d'autorisation définitive de mise sur le marché ; le centre hospitalier admet qu'elle n'empêche pas d'être porteur du virus, et il n'est pas démontré qu'elle éviterait de développer une forme grave de la maladie ;
- la suspension de fonctions a des conséquences économiques graves pour lui-même et l'ensemble de sa famille, alors qu'il n'est pas en contact direct avec les patients ; eu égard à la suppression de traitement et d'avantages de carrière et d'ancienneté qu'elle entraîne, la suspension a les mêmes effets qu'une sanction disciplinaire ;
- au centre hospitalier de la Basse-Terre comme dans la plupart des établissements concernés, nombre d'agents travaillent alors qu'ils ne satisfont pas à l'obligation vaccinale ; des agents vaccinés travaillent alors qu'ils sont contaminés, tandis que des agents non vaccinés et non contagieux sont privés de travail et de salaire ;
- à la date à laquelle la cour statuera, l'obligation vaccinale imposée par la loi
du 5 août 2021 ne sera plus d'actualité.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 février 2023, le centre hospitalier de la Basse-Terre, représenté par la SELARL Minier, Maugendre et Associés, conclut au rejet de la requête et demande à la cour de mettre à la charge de M. A une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la requête est tardive et ne comporte aucun moyen d'appel, de sorte qu'elle est irrecevable ;
A titre subsidiaire :
- M. A n'a pas invoqué la méconnaissance de la convention d'Oviedo en première instance, et ne saurait reprocher au tribunal de n'avoir pas statué sur l'inconventionnalité de la loi ; au demeurant, comme l'a jugé le Conseil d'Etat (n° 457216 du 18 octobre 2021), le moyen tiré de ce que l'obligation de vaccination méconnaîtrait cette convention est inopérant ;
- à la date de la décision, à laquelle sa légalité s'apprécie, il n'avait pas à convoquer l'agent en entretien ; le requérant n'établit pas avoir demandé à bénéficier de congés payés, alors que la note de service du 14 septembre 2021 l'informait de cette possibilité ; il n'a été privé d'aucune garantie ;
- le droit du patient de donner son consentement libre et éclairé ne peut être utilement invoqué à l'encontre des dispositions prises par le pouvoir réglementaire pour mettre en œuvre l'obligation vaccinale établie par la loi pour lutter contre l'épidémie de Covid-19, dont le principe même écarte d'application de ce droit ;
- l'argumentation relative à l'urgence de la situation est inopérante au regard des conclusions à fin d'annulation ;
- l'administration était en situation de compétence liée ;
- la mesure de suspension, prise dans l'intérêt du service, n'a pas de caractère disciplinaire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention d'Oviedo du 4 avril 1997 ;
- le code de la santé publique ;
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 ;
- le décret n° 2021-699 du 1er juin 2021 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de Mme Isoard, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision du 19 octobre 2021, M. A, infirmier de bloc opératoire titulaire affecté au centre hospitalier de la Basse-Terre, a été suspendu de ses fonctions sans rémunération à compter du 25 octobre 2021, jusqu'à la production d'un justificatif de vaccination
ou de contre-indication à la vaccination contre la Covid-19. Il relève appel du jugement
du 31 mai 2022 par lequel le tribunal administratif de la Guadeloupe a rejeté sa demande d'annulation de cette décision.
2. Aux termes de l'article 12 de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire : " I. Doivent être vaccinés, sauf contre-indication médicale reconnue, contre la
covid-19 : / 1° Les personnes exerçant leur activité dans : / a) Les établissements de santé mentionnés à l'article L. 6111-1 du code de la santé publique (). " Aux termes de l'article 13 de la même loi : " I. -Les personnes mentionnées au I de l'article 12 établissent : / 1° Satisfaire à l'obligation de vaccination en présentant le certificat de statut vaccinal prévu au second alinéa du II du même article 12. / Par dérogation au premier alinéa du présent 1°, peut être présenté, pour sa durée de validité, le certificat de rétablissement prévu au second alinéa du II de
l'article 12. () / () / 2° Ne pas être soumises à cette obligation en présentant un certificat médical de contre-indication. Ce certificat peut, le cas échéant, comprendre une date de validité. / (). " Aux termes de l'article 14 de cette loi : " I. / () / B. - A compter du 15 septembre 2021, les personnes mentionnées au I de l'article 12 ne peuvent plus exercer leur activité si elles n'ont pas présenté les documents mentionnés au I de l'article 13 ou, à défaut, le justificatif de l'administration des doses de vaccins requises par le décret mentionné au II de l'article 12. / () / III. - Lorsque l'employeur constate qu'un agent public ne peut plus exercer son activité en application du I, il l'informe sans délai des conséquences qu'emporte cette interdiction d'exercer sur son emploi ainsi que des moyens de régulariser sa situation. L'agent public qui fait l'objet d'une interdiction d'exercer peut utiliser, avec l'accord de son employeur, des jours de congés payés. A défaut, il est suspendu de ses fonctions ou de son contrat de travail. / La suspension mentionnée au premier alinéa du présent III, qui s'accompagne de l'interruption du versement de la rémunération, prend fin dès que l'agent public remplit les conditions nécessaires à l'exercice de son activité prévues au I. / Elle ne peut être assimilée à une période de travail effectif pour la détermination de la durée des congés payés ainsi que pour les droits acquis par l'agent public au titre de son ancienneté. Pendant cette suspension, l'agent public conserve le bénéfice des garanties de protection sociale complémentaire auxquelles il a souscrit. / (). "
3. En premier lieu, aux termes de l'article 5 de la convention sur les droits de l'homme et la biomédecine, signée à Oviedo le 4 avril 1997 : " Une intervention dans le domaine de la santé ne peut être effectuée qu'après que la personne concernée y a donné son consentement libre et éclairé. / Cette personne reçoit préalablement une information adéquate quant au but et à la nature de l'intervention ainsi que quant à ses conséquences et ses risques. / La personne concernée peut, à tout moment, librement retirer son consentement. ". Aux termes de l'article 26 de la même convention : " L'exercice des droits et les dispositions de protection contenus dans la présente Convention ne peuvent faire l'objet d'autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sûreté publique, à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé publique ou à la protection des droits et libertés d'autrui. / Les restrictions visées à l'alinéa précédent ne peuvent être appliquées aux articles 11, 13, 14, 16, 17, 19, 20 et 21. " Ces stipulations créent des droits dont les particuliers peuvent directement se prévaloir.
4. Une vaccination obligatoire constitue une restriction au droit institué par l'article 5 de la convention sur les droits de l'homme et la biomédecine, qui peut être admise si elle remplit les conditions prévues à son article 26, notamment si elle est justifiée par des considérations de santé publique et proportionnée à l'objectif poursuivi. Il doit ainsi exister un rapport suffisamment favorable entre, d'une part, la contrainte et le risque présentés par la vaccination pour chaque personne vaccinée et, d'autre part, le bénéfice qui en est attendu tant pour cet individu que pour la collectivité dans son entier, y compris ceux de ses membres qui ne peuvent être vaccinés en raison d'une contre-indication médicale, compte tenu à la fois de la gravité de la maladie, de son caractère plus ou moins contagieux, de l'efficacité du vaccin et des risques ou effets indésirables qu'il peut présenter. La circonstance que les vaccins à acide ribonucléique (ARN) messager feraient l'objet d'une autorisation de mise sur le marché conditionnelle ne saurait, en tout état de cause, conduire à les regarder comme expérimentaux, et M. A n'apporte aucun élément tendant à remettre en cause le large consensus scientifique selon lequel la vaccination contre la Covid-19, dont les effets indésirables sont limités au regard de son efficacité, prémunit contre les formes graves de la maladie. Par suite, le moyen tiré de ce que l'obligation vaccinale instituée par la loi du 5 août 2021 serait incompatible avec les stipulations de l'article 5 de la convention d'Oviedo ne peut qu'être écarté.
5. En deuxième lieu, M. A ne peut utilement se prévaloir des dispositions prévues à l'article 1er de la loi du 5 août 2021 pour des personnels autres que ceux des établissements hospitaliers, ces derniers étant uniquement régis par les dispositions spécifiques des articles 12 et suivants. Les dispositions applicables de l'article 14 citées au point 2 ne prévoient ni que l'employeur " convoque le travailleur afin d'échanger sur la régularisation de sa situation ", ni qu'il " propose à l'agent de mobiliser les jours de congés annuels ou d'absences ordinaires dont il dispose ", mais seulement qu'il informe l'agent des conséquences de l'interdiction d'exercer et des moyens de régulariser sa situation. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que par une lettre du 4 octobre 2021 qu'il ne conteste pas avoir reçue, M. A a été mis en demeure de produire, au plus tard le 15 octobre 2021, une attestation de l'administration d'au moins une dose de vaccin, ou un certificat médical de contre-indication, ou un certificat de rétablissement mentionnant la durée de validité. Cette mise en demeure précisait en outre qu'en cas de refus de transmettre les justificatifs demandés, M. A ferait l'objet d'une suspension avec interruption de sa rémunération, et que le centre de vaccination du centre hospitalier était à sa disposition, sans rendez-vous, du lundi au vendredi de 8 heures à 17 heures. Enfin, une note de service
du 14 septembre 2021, produite par le requérant qui ne conteste pas en avoir eu connaissance, avait informé les agents de la possibilité de retarder la suspension en utilisant des jours de congé avec l'accord de la direction. L'obligation d'information prévue par la loi a ainsi été respectée antérieurement à la décision de suspension de fonctions du 19 octobre 2021 avec effet
au 25 octobre, et M. A, qui a été mis en mesure de solliciter l'utilisation de ses droits à congés, n'a été privé d'aucune garantie.
6. En troisième lieu, les dispositions de la loi du 5 août 2021 citées au point 2 soumettent à l'obligation de vaccination toute personne exerçant son activité dans un établissement de santé, et prévoient qu'en l'absence de production de l'un des justificatifs énumérés à l'article 13, l'intéressé ne peut plus exercer son activité et doit être suspendu de ses fonctions. Pour contester la légalité de la décision du 19 octobre 2021, laquelle s'apprécie à cette date, M. A ne peut utilement ni invoquer la suspension de l'obligation de vaccination à la date à laquelle la cour statue, ni se prévaloir de l'exercice de fonctions sans contact direct avec les patients, ce qui est d'ailleurs peu vraisemblable pour un infirmier, ni soutenir, au demeurant sans le démontrer, que des agents ne satisfaisant pas à l'obligation prévue par la loi auraient continué à travailler au centre hospitalier de la Basse-Terre.
7. En dernier lieu, les conséquences de la suspension sur la rémunération et la carrière de l'agent sont prévues par la loi. Leur gravité au regard de la situation de M. A est sans incidence sur la légalité de la suspension dont il a fait l'objet au motif, non contesté, qu'il ne satisfaisait pas à l'obligation vaccinale en l'absence de transmission des justificatifs demandés. La circonstance que les effets de cette suspension sont les mêmes que ceux d'une sanction disciplinaire d'exclusion est sans incidence sur la qualification de la décision attaquée, qui n'a pas le caractère d'une sanction.
8. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées par le centre hospitalier de la Basse-Terre, que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal a rejeté sa demande.
9. M. A, qui est la partie perdante, n'est pas fondé à demander l'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre une somme à sa charge au titre des frais exposés par le centre hospitalier de la Basse-Terre à l'occasion du présent litige.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par le centre hospitalier de la Basse-Terre au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à M. C A et au centre hospitalier de
la Basse-Terre.
Délibéré après l'audience du 10 septembre 2024 à laquelle siégeaient :
Mme Catherine Girault, présidente,
Mme Anne Meyer, présidente-assesseure,
M. Antoine Rives, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2024.
La rapporteure,
Anne B
La présidente,
Catherine GiraultLe greffier,
Fabrice Benoit
La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026