LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA33-22BX02874

Cour administrative d'appel de Bordeaux — Décision N° CAA33-22BX02874

mardi 20 juin 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Bordeaux
SectionCour administrative d'appel de Bordeaux
N° DossierCAA33-22BX02874
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC
Formation4ème chambre (formation à 3)

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

L'association de moyens assurance de personnes (AMAP), venant aux droits du groupement d'intérêt économique (GIE) Humanis assurance de personnes (ADP), a demandé au tribunal administratif de Bordeaux de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires de cotisation foncière des entreprises et de taxe pour frais de chambre de commerce et d'industrie auxquelles le GIE Humanis ADP a été assujetti au titre de l'année 2019 pour un montant de 1 634 euros et de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par une ordonnance n° 2106849 du 1er septembre 2022, le président de la 3ème chambre du tribunal administratif de Bordeaux a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de décharge, en raison du dégrèvement de l'imposition en cause prononcé antérieurement à l'introduction de la requête, et a mis à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Procédure devant la cour :

Par un recours, présenté le 17 novembre 2022, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique demande à la cour :

1°) d'annuler l'ordonnance n° 2106849 du 1er septembre 2022 du président de la 3ème chambre du tribunal administratif de Bordeaux, en tant qu'elle a mis à la charge de l'Etat les frais de l'instance ;

2°) de rejeter la demande présentée devant le tribunal administratif de Bordeaux par l'AMAP, venant aux droits du GIE Humanis ADP, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Le ministre soutient que l'État n'était pas la partie perdante devant le tribunal, dès lors qu'il a été fait droit à la demande de la requérante antérieurement à l'introduction de sa requête de première instance et que cette dernière était, dès lors, irrecevable.

La requête a été communiquée à l'AMAP, venant aux droits du GIE Humanis ADP, qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Michaël Kauffmann,

- et les conclusions de Mme Cécile Cabanne, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Le GIE Humanis ADP a été assujetti, au titre de l'année 2019, à la cotisation foncière des entreprises et à la taxe pour frais de chambres de commerce et d'industrie pour un montant total de 1 634 euros à raison de locaux détenus à Bordeaux pour les besoins de son activité d'assurance de personnes. À la suite d'un traité d'apport partiel d'actifs en date du 15 octobre 2018 et dont la date d'effet a été fixée au 1er janvier 2019, le GIE Humanis ADP a transmis à l'association TOTEM 1, renommée AMAP au 1er janvier 2019, l'intégralité des éléments d'actifs et de passifs de sa branche d'activité de mise à disposition des moyens de fonctionnement des activités d'assurance. Un dégrèvement d'office des impositions en cause a, en conséquence, été prononcé par le service le 9 février 2021. Par une requête, introduite devant le tribunal administratif de Bordeaux le 22 décembre 2021, l'AMAP, venant aux droits du GIE Humanis ADP, a demandé la décharge de ces impositions et la mise à la charge de l'Etat d'une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Par une ordonnance du 1er septembre 2022, le président de la 3ème chambre du tribunal administratif de Bordeaux a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de décharge et a mis à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre des frais liés au litige. Le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique relève appel de cette ordonnance en tant qu'elle a mis à la charge de l'Etat le paiement à l'AMAP, venant aux droits du GIE Humanis ADP, d'une somme de 1 000 euros au titre des frais d'instance.

2. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ". Ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge d'une personne qui n'est ni tenue aux dépens, ni la partie perdante, une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Lorsque les conclusions principales de la requête ont perdu leur objet, il appartient au juge d'apprécier, en fonction des circonstances de l'espèce, si l'autre partie doit être regardée comme la partie perdante à l'instance et de décider s'il y a lieu de faire droit à ces conclusions, en tenant compte, notamment, de l'équité.

3. Il résulte de l'instruction que la décision par laquelle l'administration fiscale a prononcé le dégrèvement d'office des impositions initialement mises à la charge du GIE Humanis ADP est intervenue le 9 février 2021, soit antérieurement à la date d'introduction de sa requête devant le tribunal administratif de Bordeaux et que le contribuable a été informé de ce dégrèvement sur son espace numérique personnel par courrier électronique du 13 février 2021. Dès lors, cette requête était irrecevable, à défaut d'objet dès son introduction, et, contrairement à ce qu'a estimé le premier juge, n'est pas devenue sans objet en cours d'instance. Il s'ensuit que le dégrèvement obtenu par le GIE Humanis ADP ne résulte pas de l'instance qu'il a engagée devant le tribunal et que l'Etat ne pouvait être regardé comme partie perdante dans cette instance, au sens des dispositions précitées.

4. Il résulte de ce qui précède que le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique est fondé à soutenir que c'est à tort que, par l'article 2 de l'ordonnance attaquée, le président de la 3ème chambre du tribunal administratif de Bordeaux a mis à la charge de l'Etat le paiement à l'AMAP, venant aux droits du GIE Humanis ADP, d'une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En conséquence, l'article 2 de cette ordonnance doit être annulé.

DECIDE :

Article 1er : L'article 2 de l'ordonnance n° 2106849 du président de la 3ème chambre du tribunal administratif de Bordeaux du 1er septembre 2022 est annulé.

Article 2 : Les conclusions de l'AMAP, venant aux droits du GIE Humanis ADP, devant le tribunal administratif de Bordeaux relatives à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique et à l'association de moyens assurance de personnes, venant aux droits du groupement d'intérêt économique Humanis assurance de personnes.

Copie en sera adressée à la direction spécialisée de contrôle fiscal sud-ouest.

Délibéré après l'audience du 30 mai 2023 à laquelle siégeaient :

Mme Bénédicte Martin, présidente,

M. Michaël Kauffmann, premier conseiller,

Mme Pauline Reynaud, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juin 2023.

Le rapporteur,

Michaël KauffmannLa présidente,

Bénédicte Martin

Le greffier,

Christophe Pelletier

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.

Décisions similaires

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276

La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.

04/05/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.

04/05/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426

Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.

04/05/2026

← Retour aux décisions