LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA33-22BX02940

Cour administrative d'appel de Bordeaux — Décision N° CAA33-22BX02940

mardi 7 février 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Bordeaux
SectionCour administrative d'appel de Bordeaux
N° DossierCAA33-22BX02940
TypeOrdonnance
Recoursplein contentieux
PublicationC
Avocat requérantSCP MAUBARET AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

La société Maisons MCA a demandé au tribunal administratif de Bordeaux

de condamner l'Etat (direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement Nouvelle Aquitaine) à lui verser une indemnité de 360 000 euros avec intérêts, en réparation

des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de la présence et du fonctionnement d'un écran acoustique sur la route nationale n° 89.

Par un jugement n° 2003976 du 28 septembre 2022, le tribunal a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 25 novembre 2022, la société Maisons MCA, représentée par la SCP Maubaret, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) de condamner l'Etat à lui verser une indemnité de 360 000 euros, avec intérêts

à compter de sa demande préalable ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre

de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'écran acoustique construit sous la maîtrise d'ouvrage de la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL) Nouvelle Aquitaine masque son enseigne et son siège social qui ne sont plus visibles depuis la route nationale n° 89 ; elle subit un grave préjudice matériel et financier caractérisé par la dépréciation de son immeuble, siège social de l'enseigne ; ce préjudice est spécial car les autres enseignes restent visibles depuis la route nationale n° 89 ;

- c'est à tort que le tribunal a estimé que l'expert intervenu à sa demande ne précisait pas sa méthode d'évaluation de la perte de valeur vénale de 360 000 euros dès lorsqu'il s'agit d'un expert foncier immobilier, également expert auprès de la cour d'appel de Bordeaux, bénéficiant des connaissances nécessaires pour déterminer le prix au m² en fonction de l'état général, de la superficie, de la distribution et de la situation de l'immeuble, avec ou sans écran anti-bruit ;

- c'est à tort et sans aucun fondement que le tribunal a estimé que l'écran anti-bruit réduisait les nuisances sonores et pouvait avoir une incidence sur la valeur de l'immeuble.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. La société Maisons MCA, qui exerce une activité de construction de maisons individuelles, a installé son siège social, également à usage de bâtiment commercial,

sur le territoire de la commune d'Artigues-près-Bordeaux, dans une zone d'activité commerciale située à proximité de la route nationale n° 89. Les services de l'Etat (DREAL) ayant fait construire en 2017 un mur anti-bruit le long de cette route, elle a sollicité l'indemnisation, à hauteur de 360 000 euros, des préjudices qu'elle estimait avoir subis du fait de la perte de visibilité de son bâtiment commercial depuis la route nationale. Cette réclamation ayant été rejetée, elle a saisi le tribunal administratif de Bordeaux d'une demande de condamnation de l'Etat à lui verser cette somme. Elle relève appel du jugement du 28 septembre 2022 par lequel le tribunal a rejeté sa demande.

2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel, les premiers vice-présidents des cours et les présidents des formations de jugement des cours, ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues

de fondement. (). "

3. Si l'expert missionné par la société Maisons MCA a estimé à 360 000 euros la perte de valeur vénale de l'immeuble du fait de la présence du mur anti-bruit, cette évaluation, au demeurant non explicitée, repose sur le postulat selon lequel ce mur aurait " entraîné une perte de visibilité et donc de commercialité pour ces bureaux à usage commercial pour la construction de maisons neuves individuelles et de création de lotissements ". Toutefois, l'activité en cause s'adresse à des personnes physiques ou morales disposant d'un projet de construction

ou de lotissement, clientèle dont la captation ne saurait être dépendante de la visibilité du bâtiment commercial depuis un grand axe routier, et aucune perte d'une telle clientèle ne peut être déduite de la difficulté à " trouver " ce bâtiment, attestée par des salariés. Par suite, en reprenant en appel son argumentation relative à une prétendue dépréciation de son bâtiment en lien avec une " perte de commercialité " non établie, la société Maisons MCA ne conteste pas utilement le bien-fondé du jugement.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête d'appel de la société Maisons MCA est manifestement dépourvue de fondement et peut, dès lors, être rejetée en toutes ses conclusions selon la procédure prévue par les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de la société Maisons MCA est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Maisons MCA et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires. Une copie en sera adressée pour information à la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement Nouvelle Aquitaine.

Fait à Bordeaux, le 7 février 2023

La présidente-assesseure de la 2ème chambre,

Anne Meyer

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion

des territoires en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Décisions similaires

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276

La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.

04/05/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.

04/05/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426

Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.

04/05/2026

← Retour aux décisions