mardi 6 juin 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-23BX00042 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | 4ème chambre (formation à 3) |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Limoges d'annuler la décision du 15 juillet 2019 par laquelle le préfet de la Haute-Vienne a refusé de lui délivrer un titre de séjour et d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour.
Par un jugement n° 1902052 du 9 juin 2022, le tribunal administratif de Limoges a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 7 janvier 2023, M. A, représenté par Me Malabre, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du 9 juin 2022 du tribunal administratif de Limoges ;
2°) d'annuler la décision du 15 juillet 2019 par laquelle le préfet de la Haute-Vienne a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Vienne de lui délivrer un titre de séjour, ou à défaut de prendre une nouvelle décision dans un délai de deux mois ;
4°) de condamner l'Etat à lui verser une indemnité de 1 920 euros au titre de la procédure de première instance, et une indemnité de 2 400 euros au titre de la procédure d'appel en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée méconnait les dispositions de l'article L. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que la commission du titre de séjour n'a pas été saisie préalablement à son édiction ;
- elle est entachée d'une erreur de fait quant à l'existence de la couverture sociale du requérant ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et méconnait les stipulations des articles 20 et 21 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne et 6 et 7 de la directive 2004/38/CE du 29 avril 2004 ;
- elle est entachée d'erreur de droit en ce qu'elle se fonde sur la nature des ressources perçues et opère donc une discrimination en raison de l'état de santé et du handicap ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'une interdiction de retour ne peut pas être opposée aux conjoints et parents de ressortissants communautaires ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 et l'article 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 313-11-7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 mars 2023, la préfète de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête. Elle fait valoir que les moyens invoqués par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ;
- la directive 2004/38/CE du parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Pauline Reynaud.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant macédonien né le 9 janvier 1977 à Bitola, a sollicité, le 3 mai 2019 auprès du préfet de la Haute-Vienne la délivrance d'une carte de séjour temporaire d'une durée d'un an portant la mention " vie privée et familiale " à raison de sa qualité de conjoint d'une ressortissante communautaire de nationalité bulgare comme de ses liens personnels et familiaux qu'il estime établis en France. Par une décision du 15 juillet 2019, le préfet de la Haute-Vienne a rejeté sa demande. M. A relève appel du jugement n° 1902052 du 9 juin 2022 par lequel le tribunal administratif de Limoges a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision du 15 juillet 2019.
Sur le bien-fondé du jugement :
2. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 121-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version alors en vigueur : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, tout citoyen de l'Union européenne, tout ressortissant d'un autre État partie à l'accord sur l'Espace économique européen ou de la Confédération suisse a le droit de séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois s'il satisfait à l'une des conditions suivantes : () / 2° S'il dispose pour lui et pour les membres de sa famille tels que visés au 4° de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, ainsi que d'une assurance maladie ; () ". Aux termes de l'article R. 121-4 du même code, sans sa version alors en vigueur : " () Lorsqu'il est exigé, le caractère suffisant des ressources est apprécié en tenant compte de la situation personnelle de l'intéressé () / La charge pour le système d'assistance sociale que peut constituer le ressortissant mentionné à l'article L. 121-1 est évaluée en prenant notamment en compte le montant des prestations sociales non contributives qui lui ont été accordées, la durée de ses difficultés et de son séjour. () ".
3. D'autre part, selon l'article 20 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne : " 1. Il est institué une citoyenneté de l'Union. Est citoyen de l'Union toute personne ayant la nationalité d'un État membre. La citoyenneté de l'Union s'ajoute à la citoyenneté nationale et ne la remplace pas. 2. Les citoyens de l'Union jouissent des droits et sont soumis aux devoirs prévus par les traités. Ils ont, entre autres : a) le droit de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres ; [] Ces droits s'exercent dans les conditions et limites définies par les traités et par les mesures adoptées en application de ceux-ci ". L'article 21 de ce traité dispose que : " 1. Tout citoyen de l'Union a le droit de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres, sous réserve des limitations et conditions prévues par les traités et par les dispositions prises pour leur application ". Aux termes de l'article 7 de la directive 2004/38/CE du Parlement européen et du Conseil, du 29 avril 2004, relative au droit des citoyens de l'Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement sur le territoire des Etats membres, intitulé " Droit de séjour de plus de trois mois " : " 1. Tout citoyen de l'Union a le droit de séjourner sur le territoire d'un autre État membre pour une durée de plus de trois mois : [] b) s'il dispose, pour lui et pour les membres de sa famille, de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale de l'État membre d'accueil au cours de son séjour, et d'une assurance maladie complète dans l'État membre d'accueil [] 2. Le droit de séjour prévu au paragraphe 1 s'étend aux membres de la famille n'ayant pas la nationalité d'un État membre lorsqu'ils accompagnent ou rejoignent dans l'État membre d'accueil le citoyen de l'Union, pour autant que ce dernier satisfasse aux conditions énoncées au paragraphe 1, points a), b) ou c) ". L'article 8 du même texte dispose que : " () 4. Les États membres ne peuvent pas fixer le montant des ressources qu'ils considèrent comme suffisantes, mais ils doivent tenir compte de la situation personnelle de la personne concernée. Dans tous les cas, ce montant n'est pas supérieur au niveau en-dessous duquel les ressortissants de l'État d'accueil peuvent bénéficier d'une assistance sociale ni, lorsque ce critère ne peut s'appliquer, supérieur à la pension minimale de sécurité sociale versée par l'État membre d'accueil ".
4. Ces dispositions combinées, telles qu'interprétées par la cour de justice de l'Union européenne, confèrent au ressortissant mineur d'un Etat membre, en sa qualité de citoyen de l'Union, ainsi que, par voie de conséquence, au ressortissant d'un Etat tiers, parent de ce mineur et qui en assume la charge, un droit de séjour dans l'Etat membre d'accueil à la double condition que cet enfant soit couvert par une assurance maladie appropriée et que le parent qui en assume la charge dispose de ressources suffisantes. L'Etat membre d'accueil, qui doit assurer aux citoyens de l'Union la jouissance effective des droits que leur confère ce statut, ne peut refuser à l'enfant mineur, citoyen de l'Union, et à son parent, le droit de séjourner sur son territoire que si l'une au moins de ces deux conditions, dont le respect permet d'éviter que les intéressés ne deviennent une charge déraisonnable pour ses finances publiques, n'est pas remplie. Dans une pareille hypothèse, l'éloignement forcé du ressortissant de l'Etat tiers et de son enfant mineur ne pourrait, le cas échéant, être ordonné qu'à destination de l'Etat membre dont ce dernier possède la nationalité ou de tout Etat membre dans lequel ils seraient légalement admissibles.
5. Il ressort des pièces du dossier que M. A, de nationalité macédonienne, marié à une ressortissante bulgare séjournant en France avec leurs deux enfants de nationalité bulgare, disposait effectivement à la date de la décision attaquée d'une assurance maladie, de même que son épouse et leurs enfants. Il ressort toutefois des pièces du dossier que M. A est sans emploi et que les seules ressources dont il dispose, à hauteur de 1 510 euros mensuels nets, proviennent des prestations sociales versées à son épouse, reconnue travailleur handicapée. Dans ces conditions, M. A ne justifie pas disposer de ressources suffisantes pour que son épouse et ses enfants ne deviennent pas une charge pour le système d'assistance de l'Etat. Par suite, la présence sur le territoire français de ses enfants mineurs bulgares ainsi que de son épouse, n'est en tout état de cause, pas susceptible d'ouvrir un droit au séjour en France au requérant sur le fondement des article 20 et 21 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ou 6 et 7 de de la directive 2004/38/CE du 29 avril 2004.
6. En deuxième lieu, M. A soutient que le préfet ne pouvait pas fonder la décision attaquée sur une précédente mesure d'interdiction de retour sur le territoire français dont il a fait l'objet en janvier 2017, prolongée en décembre 2017. La décision attaquée se borne toutefois à rappeler la situation du requérant au regard des règles régissant le séjour des ressortissants étrangers sur le territoire national, notamment les précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet, mais n'est pas fondée sur l'interdiction de retour prononcée en janvier 2017. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'impossibilité d'édicter une interdiction de retour aux conjoints de ressortissants communautaires doit donc être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable à la date de la décision attaquée : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : (..) 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
8. M. A se prévaut de la présence en France de son épouse, de nationalité bulgare, ainsi que de leurs deux enfants, alors âgés de 7 et 11 ans. Il ressort toutefois des pièces du dossier que l'épouse de l'intéressé fait elle-même l'objet d'une mesure d'éloignement, et qu'aucun élément du dossier ne permet de considérer que la cellule familiale ne pourrait pas se reconstruire dans le pays d'origine de M. A ou de celui de son épouse, ni que la scolarité de leurs enfants ne pourrait pas s'y poursuivre. M. A n'apporte par ailleurs aucun élément de nature à établir son intégration sur le territoire alors que l'intéressé a été condamné à plusieurs reprises pour des faits de vol, de violence sur conjoint et de circulation avec un véhicule à moteur sans assurance. Enfin, la présence en France du frère et de la sœur du requérant n'est pas de nature à lui conférer un droit au séjour. Dans ces conditions, le préfet de la Haute-Vienne n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de M. A à mener une vie privée et familiale normale en prononçant à son encontre la décision attaquée du 15 juillet 2019. Pour les mêmes motifs, la décision attaquée n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
9. En quatrième lieu, aux termes des stipulations de l'article 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales prohibant notamment " toute discrimination fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, la langue, la religion, les opinions politiques ou toutes autres opinions, l'origine nationale ou sociale, l'appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance ou toute autre situation ".
10. M. A soutient qu'en se fondant sur la nature des ressources perçues par son épouse, reconnue handicapée, pour apprécier s'il dispose de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, l'arrêté attaqué instituerait une discrimination fondée sur l'état de santé et le handicap. Toutefois, les dispositions précitées de l'article R. 121-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile excluent la prise en compte de toutes les prestations sociales non contributives et non pas seulement de l'allocation adulte handicapé. Dans ces conditions, la discrimination alléguée n'est pas établie. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitée de l'article 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
11. En cinquième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
12. La décision attaquée, qui se borne à refuser la délivrance d'un titre de séjour au requérant, ne porte pas d'atteinte supérieure à l'intérêt de ses enfants dès lors qu'il n'est pas établi que l'un de leurs parents ne pourrait vivre dans le pays de son conjoint et que le maintien et la poursuite de l'unité de la cellule familiale seraient compromis, ni que les enfants ne pourraient poursuivre leur scolarité en Macédoine ou en Bulgarie. Dès lors, le préfet de la Haute-Vienne n'a pas méconnu, par la décision attaquée du 15 juillet 2019, les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. Par suite, ce moyen sera écarté.
13. En sixième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La commission [du titre de séjour] est saisie par l'autorité administrative lorsque celle-ci envisage de refuser de délivrer ou de renouveler une carte de séjour temporaire à un étranger mentionné à l'article L. 313-11 ou de délivrer une carte de résident à un étranger mentionné aux articles L. 314-11 et L. 314-12, ainsi que dans le cas prévu à l'article L. 431-3 ". Aux termes de l'article R. 312-2 du même code : " Le préfet ou, à Paris, le préfet de police saisit pour avis la commission lorsqu'il envisage de refuser de délivrer ou de renouveler l'un des titres mentionnés aux articles L. 313-11, L. 314-11 et L. 314-12 à l'étranger qui remplit effectivement les conditions qui président à leur délivrance ".
14. Il résulte de ce qui a été dit aux points 5 à 10 que M. A n'étant pas au nombre des étrangers pouvant obtenir de plein droit un titre de séjour, le préfet de la Haute-Vienne n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour conformément aux dispositions précitées de l'article L. 312-2 précité. Par suite, le moyen doit être écarté.
15. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Limoges a rejeté sa demande. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles tendant à ce que l'Etat soit condamné au versement d'une somme d'argent au titre des frais de justice ne peuvent qu'être rejetées.
DECIDE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée à la préfète de la Haute-Vienne.
Délibéré après l'audience du 16 mai 2023 à laquelle siégeaient :
Mme Evelyne Balzamo, présidente de chambre,
Mme Bénédicte Martin, présidente-assesseure,
Mme Pauline Reynaud, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2023.
La rapporteure,
Pauline Reynaud La présidente,
Evelyne Balzamo Le greffier,
Christophe Pelletier La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026