jeudi 10 août 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-23BX01306 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. C E et Mme A D ont demandé au tribunal administratif de Poitiers d'annuler les arrêtés du 7 mars 2023 par lesquels la préfète des Deux-Sèvres a refusé de leur délivrer un titre de séjour, leur a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi.
Par des jugements n° 2300903 et n° 2300904 du 19 avril 2023, la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Poitiers a rejeté leurs demandes.
Procédure devant la cour administrative d'appel :
I- Par une requête, enregistrée le 15 mai 2023 sous le n° 23BX01305, Mme D, représentée par la SCP Breillat-Dieumegard-Masson, demande à la cour :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Poitiers du 19 avril 2023 la concernant ;
3°) d'annuler l'arrêté du 7 mars 2023 de la préfète des Deux-Sèvres la concernant ;
4°) d'enjoindre à la préfète des Deux-Sèvres de lui délivrer une carte de séjour temporaire d'une durée d'un an dans un délai d'un mois à compter de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou à défaut, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, jusqu'à ce que l'autorité administrative ait statué sur sa situation administrative, et de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de l'arrêt à intervenir sous la même astreinte ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat le versement, à son conseil, de la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Elle soutient que :
En ce qui concerne l'arrêté dans son ensemble :
- cet arrêté est entaché d'incompétence de son signataire en ce que la délégation de signature consentie est extrêmement large.
En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
- cette décision est entachée d'insuffisance de motivation, ce qui révèle un défaut d'examen approfondi de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle est arrivée en France en 2022 avec son époux et leur fils âgé de dix-sept ans pour fuir les menaces sur sa vie et celle de sa famille, qu'elle prend des cours de français, que son fils est scolarisé et qu'elle s'est créée des attaches amicales notamment en raison de son engagement dans le milieu associatif ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle justifie résider sur le territoire depuis juin 2022, que son fils est bien intégré au sein de sa classe, qu'elle s'est investie dans le milieu associatif afin d'apprendre le français et créer des liens, qu'elle ne peut reconstituer une vie familiale normale dans son pays d'origine dès lors qu'elle craint les représailles de sa famille en raison de l'intégration de son époux dans le parti " Arménie " afin de demander la démission du Premier Ministre actuel et que ses problèmes de santé n'ont nullement été pris en compte.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- cette décision est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors que, depuis son entrée sur le territoire, elle a retrouvé une stabilité et une sécurité qu'elle ne pouvait pas avoir dans son pays d'origine où sa vie était menacée, qu'elle n'a plus aucun contact dans son pays d'origine, que le centre de ses intérêts se situe désormais en France et que la décision en litige la prive de la possibilité de bénéficier de soins indispensables à son état de santé ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant dès lors que la décision portant éloignement porte préjudice à son fils.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- cette décision est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'elle serait manifestement en danger en cas de retour dans son pays d'origine.
Par une décision n° 2023/007190 du 8 juin 2023, le bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Bordeaux a accordé le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale à Mme D.
II- Par une requête, enregistrée le 15 mai 2023 sous le n° 23BX01306, M. E, représenté par la SCP Breillat-Dieumegard-Masson, conclut, pour ce qui le concerne, aux mêmes fins que la requête n° 23BX01305.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'arrêté dans son ensemble :
- cet arrêté est entaché d'incompétence de son signataire en ce que la délégation de signature consentie est extrêmement large.
En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
- cette décision est entachée d'insuffisance de motivation, ce qui révèle un défaut d'examen approfondi de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il est arrivé en France en 2022 avec son épouse et leur fils de dix-sept ans pour fuir les menaces sur sa vie et celle de sa famille, qu'il prend des cours de français, que son fils est scolarisé, et qu'il s'est créée des attaches amicales notamment en raison de son engagement dans le milieu associatif ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il justifie résider sur le territoire depuis juin 2022, que son fils est bien intégré au sein de sa classe, qu'il s'est investi dans le milieu associatif afin d'apprendre le français et créer des liens, qu'il ne peut reconstituer une vie familiale normale dans son pays d'origine dès lors qu'il craint les représailles de sa famille en raison de son intégration dans le parti " Arménie " afin de demander la démission du Premier Ministre actuel et que les problèmes de santé de son épouse n'ont nullement été pris en compte.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- cette décision est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;
- elle est entachée d'insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen approfondi de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors que, depuis son entrée sur le territoire, il a retrouvé une stabilité et une sécurité qu'il ne pouvait pas avoir dans son pays d'origine où sa vie était menacée, qu'il n'a plus aucun contact dans son pays d'origine, et que le centre de ses intérêts se situe désormais en France avec son fils et son épouse ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant dès lors que la décision portant éloignement porte préjudice à son fils.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- cette décision est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'il serait manifestement en danger en cas de retour dans son pays d'origine.
M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision n° 2023/007193 du 8 juin 2023 du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Bordeaux.
Le président de la cour administrative d'appel de Bordeaux a, par une décision du 21 décembre 2022, désigné Mme Karine Butéri, présidente, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel, les premiers vice-présidents des cours et les présidents des formations de jugement des cours, ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
2. M. E et Mme D, ressortissants arméniens, déclarent être entrés en France le 17 juin 2022, accompagnés de leur fils mineur. Leurs demandes d'asile ont été rejetées par des décisions de l'Office français pour la protection des réfugiés et apatrides du 21 octobre 2022. Par deux arrêtés du 7 mars 2023, la préfète des Deux-Sèvres a refusé de leur délivrer un titre de séjour, leur a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. M. E et Mme D relèvent appel des jugements du 19 avril 2023 par lesquels la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Poitiers a rejeté leurs demandes tendant à l'annulation de ces arrêtés.
Sur la jonction :
3. Les requêtes nos 23BX01305 et 23BX01306 concernent les membres d'une même famille et amènent à juger des mêmes questions. Il y a lieu, par suite, de joindre ces deux requêtes afin qu'il soit statué par une seule ordonnance.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
4. M. E et Mme D ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par les décisions n° 2023/007190 et n° 2023/007193 du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Bordeaux du 8 juin 2023. Par suite, leurs conclusions tendant à obtenir l'aide juridictionnelle à titre provisoire sont devenues sans objet. Il n'y a par conséquent pas lieu de statuer sur ces conclusions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. En premier lieu, M. E et Mme D reprennent en appel leur moyen de première instance tiré de l'incompétence du signataire des actes en soutenant que la délégation consentie est extrêmement large et ne permet pas de s'assurer que M. B était bien compétent pour signer les décisions en litige. Toutefois, ainsi que l'a relevé le premier juge, par un arrêté du 2 février 2023 régulièrement publié le jour même au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture, la préfète des Deux-Sèvres a donné délégation de signature à M. Xavier Marotel, secrétaire général de la préfecture et signataire des arrêtés contestés, à l'effet de signer tous arrêtés et décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département des Deux-Sèvres, à l'exception des actes énumérés à l'article 1er dudit arrêté, au nombre desquels ne figurent pas les décisions prises en matière de police des étrangers. Cette délégation, alors même qu'elle ne mentionne pas explicitement les décisions prises en cette matière, n'est, compte tenu des exceptions qu'elle prévoit, ni générale ni absolue. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des arrêtés en litige doit être écarté.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".
7. M. E et Mme D reprennent en appel leur moyen de première instance tiré de ce que les décisions de refus de titre de séjour méconnaissent les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au soutien duquel ils font valoir que les problèmes de santé de la requérante n'ont nullement été pris en considération et que la décision préfectorale la prive de la possibilité de bénéficier de soins indispensables à son état de santé. Ils produisent deux nouveaux certificats médicaux, l'un établi le 25 avril 2023 par un médecin rhumatologue précisant que Mme D présente un rhumatisme psoriasique sévère avec destruction articulaire qui justifie des soins spécifiques et surtout l'accès au traitement de fond Methotrexate ou biothérapie alors qu'elle bénéficiait d'une corticothérapie en Arménie, et l'autre établi le 6 avril 2023 par un médecin dermatologue qui est un compte rendu pour avis sur le psoriasis de l'intéressée. Ces certificats ne suffisent à démontrer ni la gravité de l'état de santé de Mme D ni l'impossibilité pour elle d'avoir accès à un traitement approprié dans son pays d'origine. Ils ne suffisent donc pas à caractériser des circonstances humanitaires ou des motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire. Par suite, les décisions contestées n'ont pas méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. En troisième lieu, M. E et Mme D reprennent, dans des termes similaires et sans critique utile des jugements, les autres moyens invoqués en première instance visés ci-dessus. Ils n'apportent en appel aucun élément de droit ou de fait nouveau, ni aucune nouvelle pièce utile à l'appui de ces moyens auxquels la magistrate désignée du tribunal administratif a suffisamment et pertinemment répondu. Il y a lieu, dès lors, d'écarter ces moyens par adoption des motifs retenus par le premier juge.
9. En quatrième et dernier lieu, M. E et Mme D soulèvent un nouveau moyen tiré du défaut de base légale des décisions portant obligation de quitter le territoire français en raison de l'illégalité des décisions de refus de titre de séjour. Toutefois, compte tenu de ce qui précède, le moyen ne peut qu'être écarté.
10. Il résulte de tout ce qui précède que les requêtes d'appel sont manifestement dépourvues de fondement et doivent être rejetées selon la procédure prévue par les dispositions du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative citées au point 1. Les conclusions aux fins d'injonction, d'astreinte et tendant à l'application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ne peuvent qu'être rejetées par voie de conséquence.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les demandes d'aide juridictionnelle provisoire présentées par M. E et Mme D.
Article 2 : Les requêtes de M. E et Mme D sont rejetées pour le surplus.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C E et Mme A D.
Une copie sera adressée pour information à la préfète des Deux-Sèvres.
Fait à Bordeaux, le 10 août 2023.
Karine Butéri
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
N°s 23BX01305, 23BX01306
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026