vendredi 21 juillet 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-23BX01384 |
| Type | Décision |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme A C a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Poitiers, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, de condamner l'agence nationale de l'habitat (ANAH) à lui verser une provision d'un montant de 4 000 euros à valoir sur le montant de la subvention qu'elle a obtenue dans le cadre du dispositif dénommé " MaprimeRenov' " à raison du remplacement d'une chaudière au fioul par une pompe à chaleur air / eau dans une maison individuelle située 8 au lieudit La Lande à Colombiers (Vienne).
Par une ordonnance n° 2300842 du 9 mai 2023, le juge des référés du tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour administrative d'appel :
Par une requête enregistrée le 23 mai 2023, Mme B, représentée par Me Pitcher, demande à la cour :
1°) d'annuler l'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Poitiers du 9 mai 2023 ;
2°) de condamner l'ANAH à lui verser une provision d'un montant de 4 000 euros au titre du dispositif dénommé " MaprimeRenov' " ;
3°) de mettre à la charge de l'ANAH une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la demande de paiement de la prime ne saurait être regardée comme présentant une " contestation sérieuse ", les contrôles suffisants ayant été faits lors de la décision d'octroi pour qu'elle soit versée par l'ANAH dès réception de la facture de réalisation des travaux ;
- le contrôle est intervenu plus de douze mois après la décision d'octroi de la prime ;
- il ne saurait lui être opposé une absence de consentement postérieur aux travaux dès lors qu'elle a mandaté une société, effectué une demande de prime et réalisé des travaux chez elle ;
- l'ANAH n'a pas contesté le versement de la prime " en phase amiable " ;
- les délais de traitement du dossier sont excessifs.
Par un mémoire enregistré le 22 juin 2023, Mme C déclare se désister de l'instance introduite devant la cour administrative d'appel de Bordeaux.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président de la cour a désigné Mme Karine Butéri, présidente, en application du livre V du code de justice administrative et pour statuer par voie d'ordonnance en application de l'article R.222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, les premiers vice-présidents des tribunaux et des cours, le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; () ".
2. Le 19 octobre 2020, l'agence nationale de l'habitat (ANAH) a été saisie d'une demande, présentée au nom de Mme A C, représentée par la société par actions simplifiée (SAS) Drapo, tendant à l'obtention d'une prime de transition énergétique au titre du dispositif dénommé " MaprimeRenov'" pour un projet de rénovation énergétique consistant à remplacer une chaudière au fioul par une pompe à chaleur air / eau dans une maison individuelle située à Colombiers (Vienne). Le 27 novembre 2020, l'ANAH a accordé à Mme A C une prime d'un montant de 4 000 euros. A la suite de la réalisation des travaux, le 21 décembre 2020, et après examen des pièces justificatives déposées lors de la demande, l'ANAH a informé Mme C, le 28 février 2022, qu'elle avait décidé de retirer l'aide qui lui avait été accordée et l'a invitée à formuler ses observations. Le 4 mai 2022, l'ANAH a retiré cette aide au motif que l'intéressée avait reconnu ne pas avoir consenti au projet de travaux pour lequel la prime avait été demandée. Un courrier, présenté au nom de Mme C, a été adressé le 21 décembre 2022 à l'ANAH pour lui réclamer sans succès le versement de cette prime. Mme C a alors demandé au juge des référés du tribunal administratif de Poitiers, saisi sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, de condamner l'ANAH à lui verser une provision d'un montant de 4 000 euros correspondant à la prime à laquelle elle estime avoir droit à raison des travaux effectués. Elle relève appel de l'ordonnance du 9 mai 2023 par laquelle le juge des référés de ce tribunal a rejeté sa demande.
3. Mme C a déclaré, par un mémoire enregistré le 22 juin 2023, se désister de l'instance. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de Mme C.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C.
Copie en sera adressée pour information à l'agence nationale de l'habitat et à la société par actions simplifiée Drapo.
Fait à Bordeaux, le 21 juillet 2023.
Le juge d'appel des référés,
Karine Butéri
La République mande et ordonne à la ministre de la transition énergétique en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA02245
03/08/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.
01/07/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.
01/07/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890
La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.
01/07/2026