LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA33-23BX01565

Cour administrative d'appel de Bordeaux — Décision N° CAA33-23BX01565

jeudi 7 septembre 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Bordeaux
SectionCour administrative d'appel de Bordeaux
N° DossierCAA33-23BX01565
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantTREBESSES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme B A a demandé au tribunal administratif de Bordeaux d'annuler l'arrêté du 8 juillet 2022 par lequel la préfète de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi.

Par un jugement no 2204099 du 1er décembre 2022, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour administrative d'appel :

Par une requête enregistrée le 9 juin 2023, Mme A, représentée par

Me Trebesses, demande à la cour :

1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Bordeaux du 1er décembre 2022 ;

2°) d'annuler l'arrêté de la préfète de la Gironde du 8 juillet 2022 ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans le même délai ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le refus de séjour en litige est entaché d'une erreur d'appréciation dès lors que ni le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dont l'avis est incomplet, ni le préfet ne se sont prononcés sur la disponibilité effective des soins nécessaires à son état de santé dans son pays d'origine ; elle ne peut effectivement y bénéficier des soins et du suivi nécessaires à son état de santé psychologique très fragile ;

- le préfet s'est estimé lié par cet avis et a ainsi méconnu l'étendue de sa compétence ;

- la décision en litige est illégale dès lors qu'elle est présente en France depuis huit ans où elle vit avec son enfant né en 2021 et qu'elle est dépourvue de toute attache familiale au Nigéria qu'elle a quitté en 2014 ;

- elle encourt un risque de traitements inhumains et dégradants en cas de retour dans son pays d'origine.

Le bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Bordeaux, par une décision n° 2022/018445 en date du 9 février 2023, a admis Mme A au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Le président de la cour administrative d'appel de Bordeaux a, par une décision du 21 décembre 2022, a désigné Mme Karine Butéri, présidente, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel, les premiers vice-présidents des cours et les présidents des formations de jugement des cours, ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. ()".

2. Mme A, ressortissante nigériane née en 1991, est entrée en France en juin 2014 pour y solliciter l'asile. Sa demande a été rejetée en dernier lieu par la Cour nationale du droit d'asile le 7 décembre 2015. Elle a cependant bénéficié, en raison de son état de santé, d'un titre de séjour temporaire valable jusqu'au 12 juin 2018 dont elle a sollicité le renouvellement le 9 juillet suivant en même temps qu'elle a présenté une demande de titre de séjour en qualité de salariée. La préfète de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français par un arrêté du 6 mai 2020 dont la légalité a été en dernier lieu confirmée par un arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux du 28 octobre 2021. Mme A a de nouveau sollicité la délivrance d'un titre de séjour en raison de son état de santé le 31 juillet 2020. Elle relève appel du jugement du 1er décembre 2022 par lequel le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 8 juillet 2022 de la préfète de la Gironde refusant de lui délivrer ce titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et fixant le pays de renvoi.

3. En premier lieu, les médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration n'étaient pas tenus de se prononcer sur la disponibilité des soins dans le pays d'origine de Mme A dès lors qu'ils ont estimé que le défaut de prise en charge médicale de son état de santé ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Par suite, et contrairement à ce que soutient la requérante en appel, la procédure suivie n'est pas irrégulière.

4. En deuxième lieu, il ne ressort pas des termes de l'arrêté en litige que la préfète se serait estimé liée par l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et aurait ainsi méconnu l'étendue de sa compétence.

5. En troisième lieu, Mme A ne produit pas davantage en appel qu'en première instance d'éléments pertinents permettant de remettre en cause l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Elle ne peut utilement contester l'effectivité de l'accès aux soins dans son pays d'origine dès lors que l'absence de soins ne devrait pas entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité.

6. En quatrième lieu, Mme A reprend ses moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la décision en litige sur sa situation personnelle. Elle n'apporte toutefois en cause d'appel aucun élément de fait ou de droit nouveau de nature à remettre en cause l'appréciation du tribunal qui a écarté ces moyens en relevant à juste titre que si elle se prévaut de sa présence depuis huit ans en France, où son enfant de deux ans est né, son séjour n'est lié qu'à l'instruction de sa demande d'asile puis à la délivrance d'un titre de séjour temporaire pour recevoir des soins médicaux dont la nécessité n'est plus établie, qu'elle a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement qu'elle n'a pas exécutée et qu'elle n'établit pas qu'elle serait effectivement dépourvue d'attaches privées et familiales dans son pays d'origine où elle a vécu jusqu'à l'âge de 23 ans. Par suite, ces moyens doivent être écartés.

7. En dernier lieu, Mme A ne produit aucun élément démontrant qu'à la date de l'arrêté attaqué elle encourrait un risque de subir des traitements inhumains et dégradants en cas de retour au Nigéria.

8. Il résulte de ce qui précède que la requête d'appel est manifestement dépourvue de fondement et doit être rejetée selon la procédure prévue par les dispositions du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative citées au point 1. Les conclusions de Mme A aux fins d'injonction ainsi que celles tendant à l'application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du

10 juillet 1991 ne peuvent, par voie de conséquence, qu'être rejetées.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Une copie sera transmise pour information au préfet de la Gironde.

Fait à Bordeaux, le 7 septembre 2023.

Karine Butéri

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions