jeudi 19 octobre 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-23BX01669 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | LEXAVOUE RIOM-CLERMONT |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme B A a demandé au tribunal administratif de Limoges d'annuler la décision du 19 janvier 2021 par laquelle le directeur du centre hospitalier de Guéret lui a infligé une exclusion temporaire de fonctions de trois jours.
Par un jugement n° 2100486 du 16 mars 2023, le tribunal administratif de Limoges a annulé cette décision.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 16 mai 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, attribuée à la cour administrative d'appel de Bordeaux par décision du président de la section contentieux du Conseil d'Etat en date du 19 juin 2023, le centre hospitalier de Guéret, représenté en dernier lieu par la Selarl LEXAVOUE Riom-Clermont, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement du 16 mars 2023 du tribunal administratif de Limoges ;
2°) de mettre à la charge de Mme A une somme de 3 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- la constitution en date du 13 juillet 2023 de la Selarl LEXAVOUE Riom-Clermont, en lieu et place de la Selarl Le Prado - Gilbert ;
- la mise en demeure de produire un mémoire ampliatif dans le délai d'un mois adressée le 17 août 2023 au conseil du centre hospitalier de Guéret, à l'effet de régularisation de sa requête conformément aux dispositions de l'article R. 612-5 du code de justice administrative ;
- la demande de délai supplémentaire enregistrée le 15 septembre 2023 ;
- la lettre du 15 septembre 2023 accordant un délai supplémentaire d'un mois au conseil du centre hospitalier de Guéret ;
- la deuxième demande de délai supplémentaire enregistrée le 13 octobre 2023 ;
- le refus opposé à cette demande en date du 13 octobre 2023.
Vu le code de justice administrative.
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " les présidents de formation de jugement des cours peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / () "
2. Aux termes de l'article R. 612-5 du même code : " Devant les tribunaux administratifs et les cours administratives d'appel, si le demandeur, malgré la mise en demeure qui lui a été adressée, n'a pas produit le mémoire complémentaire dont il avait expressément annoncé l'envoi (), il est réputé s'être désisté ".
3. Le conseil du centre hospitalier de Guéret a été mis en demeure, par une lettre du 17 août 2023 adressée par la voie de l'application Télérecours et dont il a accusé réception le même jour à 12h42, de produire dans le délai d'un mois le mémoire complémentaire expressément annoncé dans la requête introductive d'appel. Le 15 septembre 2023, il a sollicité un délai supplémentaire, et un nouveau délai d'un mois lui a été accordé par une lettre du même jour dont il a accusé réception à 12H57. Le 13 octobre 2023, le conseil du centre hospitalier de Guéret a sollicité un nouveau délai supplémentaire. Cette demande a été rejetée le jour même, par une lettre dont il a accusé réception le 13 octobre à 10H44. Le délai accordé à la Selarl LEXAVOUE Riom-Clermont pour produire son mémoire complémentaire étant expiré, le centre hospitalier de Guéret est réputé s'être désisté sa requête, conformément aux dispositions précitées de l'article R. 612-5 du code de justice administrative. Il y a lieu, dès lors, de donner acte de ce désistement.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement du centre hospitalier de Guéret.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au centre hospitalier de Guéret et à Mme B A.
Fait à Bordeaux, le 19 octobre 2023.
La présidente de la 2ème chambre,
Catherine Girault
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026