mercredi 8 novembre 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-23BX02420 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La SAS Relais Express Guyane a demandé au tribunal administratif de la Guyane d'annuler la décision du 4 avril 2022 par laquelle le préfet de la Guyane a retiré, à compter du 21 mai suivant, l'habilitation dont elle disposait à télétransmettre des opérations dans le système d'immatriculation des véhicules, d'enjoindre au préfet de retirer sa décision, et à défaut, de réexaminer sa situation.
Par un jugement n° 2200707 du 8 juin 2023, le tribunal administratif de la Guyane a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour administrative d'appel :
Par une requête enregistrée le 12 septembre 2023, la SAS Relais Express Guyane, représentée par Me Bruneau, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de la Guyane du 8 juin 2023 ;
2°) d'annuler la décision du 4 avril 2022 du préfet de la Guyane ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision du préfet de la Guyane est insuffisamment motivée en ce qu'elle n'expose pas le fondement juridique des infractions qui lui sont reprochées et n'établit pas leur réalité ;
- conformément à l'article 4 du code de procédure civile, il faut éviter les contradictions entre les décisions de justice.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la cour a désigné, par une décision du 21 décembre 2022, Mme Karine Butéri, présidente, pour statuer par voie d'ordonnance en application des dispositions de l'article R.222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel, les premiers vice-présidents des cours et les présidents des formations de jugement des cours, ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
2. Par une convention conclue le 11 avril 2016, la SAS Relais Express Guyane a obtenu l'habilitation pour recueillir l'ensemble des données nécessaires aux opérations d'immatriculation d'un véhicule et les télétransmettre dans le système d'immatriculation des véhicules (SIV). A la suite de la constatation, par les services de contrôle et de lutte contre les fraudes aux immatriculations, d'opérations frauduleuses réalisées sous couvert des certificats numériques de cette société, le préfet de la Guyane, par une décision du 4 avril 2022, a retiré à la SAS Relais Express Guyane, à compter du 21 mai suivant, l'habilitation à télétransmettre dont elle disposait. Cette société relève appel du jugement du 8 juin 2023 par lequel le tribunal administratif de la Guyane a rejeté sa demande d'annulation de cette décision.
3. En premier lieu, la société requérante reprend en appel son moyen tiré de ce que la décision portant retrait de son habilitation serait insuffisamment motivée, à l'appui duquel elle fait nouvellement valoir qu'elle ne fait pas mention du fondement juridique des infractions qui lui sont reprochées et n'établit pas leur réalité. Toutefois, ainsi que l'a relevé le tribunal, il ressort de la lecture de la décision en litige qu'elle comporte la référence à la convention d'habilitation relative à l'enregistrement d'opérations d'immatriculation frauduleuses au sens de l'article 441-5 du code pénal ainsi que la liste détaillée des quatorze opérations frauduleuses relevées par les services de contrôle et de lutte contre les fraudes aux immatriculations pour la période du 14 décembre 2021 au 8 mars 2022. Par suite, il y a lieu d'écarter ce moyen par adoption des motifs retenus par les premiers juges.
4. En second lieu, l'invocation de l'article 4 du code de procédure civile n'est reliée à aucun moyen dont la cour pourrait apprécier le bien-fondé.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête d'appel de la SAS Relais Express Guyane, qui est manifestement dépourvue de fondement au sens des dispositions citées au point 1 du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, doit être rejetée selon la procédure qu'elles prévoient, y compris les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de la SAS Relais Express Guyane est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SAS Relais Express Guyane.
Copie en sera adressée pour information au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au préfet de la Guyane.
Fait à Bordeaux, le 8 novembre 2023.
La présidente désignée,
Karine Butéri
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026