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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA33-23BX02459

Cour administrative d'appel de Bordeaux — Décision N° CAA33-23BX02459

jeudi 1 février 2024

JuridictionCour administrative d'appel de Bordeaux
SectionCour administrative d'appel de Bordeaux
N° DossierCAA33-23BX02459
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantSCP D'AVOCATS GAND PASCOT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B A a demandé au tribunal administratif de Poitiers d'annuler l'arrêté du 7 novembre 2022 par lequel le préfet de la Vienne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi.

Par un jugement no 2203205 du 9 mai 2023, le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour administrative d'appel :

Par une requête enregistrée le 20 septembre 2023, M. A, représenté par

Me Gand, demande à la cour :

1°) d'annuler le jugement du 9 mai 2023 du tribunal administratif de Poitiers ;

2°) d'annule l'arrêté du préfet de la Vienne du 7 novembre 2022 ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Vienne de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de quarante-cinq jours suivant la décision à intervenir.

Il soutient que :

- le refus de titre de séjour méconnaît l'article 6-2 de l'accord franco-algérien ;

- il méconnaît les dispositions de l'article L. 436-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui permet la régularisation de l'entrée en France ;

- il est entaché d'une erreur de droit en étant fondé uniquement sur son entrée irrégulière alors que sa demande de titre de séjour devait être analysée comme une demande d'admission exceptionnelle au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il méconnaît l'article 6-5 de l'accord franco-algérien dès lors qu'il est marié avec une française et ne représente pas une menace pour l'ordre public ;

- il porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale ;

- la mesure d'éloignement encourt l'annulation par voie de conséquence de l'annulation du refus de séjour sur lequel cette décision est fondée ;

- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Le bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Bordeaux, par une décision n° 2023/007965 en date du 24 août 2023, a admis M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Le président de la cour administrative d'appel de Bordeaux a, par une décision du 21 décembre 2022, désigné Mme Karine Butéri, présidente, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel, les premiers vice-présidents des cours et les présidents des formations de jugement des cours, ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. ()".

2. M. A, ressortissant algérien né en 1996, est entré irrégulièrement en France en juin 2020. A la suite de son mariage avec une ressortissante française le 6 novembre 2021, il a déposé le 5 avril 2022 auprès du préfet de la Vienne, à titre principal, une demande de certificat de résidence en qualité de conjoint de français, et à titre subsidiaire, une demande de certificat de résidence au titre de ses liens familiaux sur le territoire français. Par un arrêté du 7 novembre 2022, le préfet de la Vienne a refusé de lui délivrer un certificat de résidence, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. M. A relève appel du jugement du 9 mai 2023 par lequel le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.

3. M. A reprend, dans des termes similaires et sans critique utile du jugement, les autres moyens invoqués en première instance visés ci-dessus. Il n'apporte aucun élément de droit ou de fait nouveau, ni aucune pièce nouvelle à l'appui de ces moyens auxquels les premiers juges ont suffisamment et pertinemment répondu. Il y a lieu, dès lors, d'écarter ces moyens par adoption des motifs retenus par le tribunal administratif de Poitiers.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête d'appel est manifestement dépourvue de fondement et doit être rejetée selon la procédure prévue par les dispositions citées au point 1 du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions aux fins d'injonction ainsi que celles tendant à l'application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ne peuvent, par voie de conséquence, qu'être rejetées.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Une copie sera transmise pour information au préfet de la Vienne.

Fait à Bordeaux, le 1er février 2024.

Karine Butéri

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

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