vendredi 3 mai 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-23BX02668 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme B C a demandé au tribunal administratif de Bordeaux d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 27 janvier 2023 par lequel la préfète de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi.
Par un jugement n° 2301608 du 17 juillet 2023, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour administrative d'appel :
Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées les 26 octobre 2023, 20 novembre 2023 et 7 décembre 2023, Mme C, représentée par Me Le Guédard, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Bordeaux du 17 juillet 2023 ;
2°) d'annuler l'arrêté du 27 janvier 2023 de la préfète de la Gironde pris à son encontre ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation et de la munir dans l'attente d'une autorisation provisoire de séjour, l'ensemble sous astreinte de 80 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 800 euros sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
S'agissant de la décision lui refusant le séjour :
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la préfète s'est crue liée par l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et a méconnu l'étendue de sa compétence ;
- elle porte à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts poursuivis et méconnaît par suite les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ainsi que d'une erreur de fait ;
S'agissant de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français :
- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision lui refusant le séjour ;
- elle méconnaît les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours ;
Par une décision du 3 octobre 2023, statuant sur sa demande présentée le 11 août 2023, le bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Bordeaux a admis Mme B C, au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales (CEDH) ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel, les premiers vice-présidents des cours et les présidents des formations de jugement des cours, ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. ()".
2. Mme C, de nationalité nigériane, est entrée en France irrégulièrement, le 28 octobre 2018 selon ses déclarations, et a déposé le 7 novembre 2018 une demande d'asile qui a été rejetée par une décision de l'Office français de protections des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 27 mai 2021, confirmée le 18 décembre 2021 par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Mme C a sollicité le 16 février 2022 une première délivrance de titre de séjour, en qualité d'étranger malade, sur le fondement de l'article L. 425-9 du CESEDA. Par un arrêté du 27 janvier 2023 la préfète de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Elle relève appel du jugement du 17 juillet 2023 par lequel le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.
Sur la légalité de la décision portant refus de séjour :
3. En premier lieu, Mme C soutient que la préfète de la Gironde s'est crue à tort liée par l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 24 mai 2022alors que son état de santé a évolué postérieurement à la date d'édiction de cet avis. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète se serait crue en situation de compétence liée pour rejeter sa demande de titre de séjour. En outre, si la requérante se prévaut de certificats médicaux établis le 16 novembre 2023 par un praticien hospitalier du centre hospitalier Charles Perrens de Bordeaux, faisant état de stress post traumatique, elle n'établit pas avoir informé la préfète de la Gironde d'une évolution de son état de santé ni d'une nouvelle pathologie, dont il n'est au demeurant pas allégué qu'elle serait en lien avec celles ayant justifié la saisine du collège des médecins de l'OFII, avant le 27 janvier 2023, date d'édiction de la décision contestée. A cet égard, il est loisible à Mme C, si elle s'y croit fondée, de solliciter à nouveau la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade du fait de la découverte de cette nouvelle pathologie. Par suite, le moyen doit être écarté.
4. En second lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () ". Aux termes de l'article R. 425-11 du même code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. ".
5. Sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve à l'une des parties, il appartient au juge administratif, au vu des pièces du dossier, et compte-tenu, le cas échéant, de l'abstention d'une des parties à produire les éléments qu'elle est seule en mesure d'apporter et qui ne sauraient être réclamés qu'à elle-même, d'apprécier si l'état de santé d'un étranger nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
6. Mme C reprend en appel son moyen de première instance tiré de ce que la décision lui refusant le séjour méconnaitrait les dispositions de l'article L. 425-9 du CESEDA, dès lors qu'elle est suivie depuis novembre 2018 par un médecin généraliste pour des lithiases rénales qui ont nécessité plusieurs interventions chirurgicales, puis depuis 2021 pour de l'hypertension artérielle insuffisamment contrôlée, et depuis début 2023 pour un diabète débutant et une scoliose, pathologies pour lesquelles elle ne pourrait, selon elle, bénéficier effectivement de soins appropriés dans son pays d'origine le Nigéria.
7. D'une part, au soutien de son moyen, Mme A persiste à soutenir que dès lors qu'ils ne figurent pas sur la liste des médicaments essentiels au Nigéria dressée en 2020, les médicaments qui lui sont prescrits ne sont pas disponibles dans son pays d'origine, que la charge de la preuve n'incombe pas exclusivement au demandeur en matière de recours pour excès de pouvoir et que ses allégations ne sont pas démenties par l'administration. Elle produit en cause d'appel trois certificat médicaux établis pour les deux premiers, par un praticien hospitalier du centre hospitalier Charles Perrens de Bordeaux, le 16 novembre 2023, qui rappelle les pathologies pour lesquelles elle est suivie et précise qu'elle n'est pas toujours en mesure de suivre son traitement, et pour le troisième, par son médecin généraliste, le 19 octobre 2023, qui rappelle également ses pathologies et indique de manière imprécise et peu circonstanciée que " les traitements sont complexes et ne peuvent se trouver dans son pays ". Toutefois, Mme C ne produit aucun élément précis relatif à l'indisponibilité des soins qui sont nécessaires pour les pathologies dont elle est atteinte. A cet égard, ainsi que le fait valoir l'autorité préfectorale en première instance, la liste des médicaments essentiels au Nigéria dressée en 2020 ne permet pas de démontrer que des médicaments équivalents ou de la même classe thérapeutique à son traitement actuel n'y seraient pas disponibles, étant précisé qu'un traitement approprié n'est pas nécessairement un traitement identique à celui dont elle bénéficie en France. Or, au cas d'espèce, si la requérante fait état de ce que la liste ne contient pas un des deux composants du Coveram, le Périndoril, un inhibiteur de l'enzyme de conversion équivalent, le Captopril, est présent sur la liste des médicaments essentiels au Nigéria. De même, l'hypertenseur Alprazolam trouve sur la liste son association équivalente, le Spironolactone 25 mg et l'Indapamide. Contrairement à ce que soutient Mme A la statine Atorvastatine est inscrite sur la liste sous sa transcription anglaise, Artovastatin. Le Stagid 700 est inscrit sous le nom de la substance active Metformine. L'inhibiteur de la pompe à protons Esoméprazole dispose d'un équivalent avec le Rabeprazole. Si elle soutient que le Zaldiar ne figure pas davantage sur la liste il est remplacé par un traitement équivalent comprenant le Paracétamol et le Tramadol. Enfin l'Alprazolam, anxiolytique de la famille des benzodiazépines qui traite au demeurant de l'anxiété trouve son équivalent dans le Clonazepam présent sur la liste.
8. D'autre part, si le certificat médical établi par le médecin généraliste du 19 octobre 2023 indique également que, du fait de ses troubles de mémoire et de son illettrisme, Mme A n'est pas en mesure de toujours bien suivre son traitement, cette circonstance, à la supposer avérée, ne suffit pas à démontrer que des particularités tenant à la situation personnelle de la requérante l'empêcheraient d'accéder effectivement dans son pays d'origine aux soins dont elle a besoin.
9. Ainsi, les éléments qu'invoque la requérante et les documents qu'elle produit, pas plus que les certificat médicaux produits en première instance, ne suffisent pas à infirmer l'avis du collège de médecins de l'OFII émis le 24 mai 2022, qui a estimé que, si l'état de santé de Mme C, nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, elle peut, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé de son pays d'origine, y bénéficier effectivement d'un traitement adapté et qu'au vu des éléments du dossier et à la date de l'avis, elle peut voyager sans risque. Dans ces conditions, en refusant de délivrer le titre de séjour sollicité, la préfète de la Gironde n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du CESEDA d'asile.
10. En dernier lieu, Mme C reprend, dans des termes similaires et sans critique du jugement, ses autres moyens invoqués en première instance visés ci-dessus. Si elle se prévaut d'une attestation du 17 novembre 2023 de la trésorière et responsable du pôle distribution de l'antenne ADRA France de Bordeaux (association loi 1901) certifiant qu'elle a été bénévole de janvier 2019 à décembre 2020, cette pièce, au demeurant postérieure à la décision contestée, ne suffit pas à caractériser une insertion durable sur le territoire français. Elle n'apporte ainsi aucun élément nouveau utile au soutien de ces moyens auxquels les premiers juges ont suffisamment et pertinemment répondu. Par suite, il y a lieu d'écarter lesdits moyens par adoption des motifs retenus par le tribunal administratif de Bordeaux.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de la décision portant refus de séjour à l'appui de son recours dirigé contre la décision portant obligation de quitter le territoire français dont elle a fait l'objet.
12. En second lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté pour les motifs exposés aux points 7 et 8 de la présente décision.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de renvoi :
13. Il résulte de ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'appui de son recours dirigé contre la décision fixant le pays de destination dont elle a fait l'objet.
14. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d'appel est manifestement dépourvue de fondement et doit être rejetée selon la procédure prévue par les dispositions précitées du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative y compris les conclusions aux fins d'injonction et d'astreintes ainsi que celles tendant au paiement des frais exposés et non compris dans les dépens.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C.
Une copie sera adressée pour information au préfet de la Gironde.
Fait à Bordeaux, le 3 mai 2024.
Le président de la 3ème chambre
Laurent Pouget
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026