LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA33-24BX00318

Cour administrative d'appel de Bordeaux — Décision N° CAA33-24BX00318

mardi 18 juin 2024

JuridictionCour administrative d'appel de Bordeaux
SectionCour administrative d'appel de Bordeaux
N° DossierCAA33-24BX00318
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A B a demandé au tribunal administratif de Bordeaux d'annuler la décision du 4 avril 2023 par laquelle le préfet de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour.

Par un jugement n° 2302564 du 8 novembre 2023, le tribunal a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour administrative d'appel :

Par une requête enregistrée le 12 février 2024, M. B, représenté par Me Lanne, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) d'annuler la décision du préfet de la Gironde du 4 avril 2023 ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Gironde, à titre principal de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, ou à titre subsidiaire de réexaminer sa situation et de lui délivrer dans cette attente un récépissé l'autorisant à travailler ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement au profit de son conseil d'une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Il soutient que :

- la décision est entachée d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;

- le préfet s'est cru en situation de compétence liée du fait de l'obligation de quitter le territoire français assortie d'une interdiction de retour notifiée le 4 janvier 2020 ;

- il réside de manière ininterrompue en France depuis dix ans à la date de la décision attaquée, de sorte qu'en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, la décision est entachée d'un vice de procédure et méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le préfet a méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et a commis une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il réside en France depuis 2013, qu'il vit en couple depuis plusieurs années avec une compatriote titulaire d'une carte de résident, qu'ils ont une fille née le 10 septembre 2022, et qu'il a en outre une sœur titulaire d'un titre de séjour valable deux ans ; pour les mêmes motifs, la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile

Par une décision n° 2023/009908 du 20 décembre 2023, le bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Bordeaux a admis M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel, les premiers vice-présidents des cours et les présidents des formations de jugement des cours, ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. ()".

2. M. B, ressortissant turc né le 1er janvier 1991, a déclaré être entré en France le 3 janvier 2013. Il a déposé le 14 mars 2013 une demande d'asile qui a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 22 janvier 2014, puis par la Cour nationale du droit d'asile le 22 octobre 2014. Par un arrêté du 17 avril 2015, le préfet de la Gironde a pris à son encontre un refus de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Le 2 août 2015, M. B a été interpellé sur un chantier pour travail dissimulé. Il a été assigné à résidence le lendemain en vue de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, mais ne s'est pas présenté à l'embarquement. Le 16 février 2018, il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions alors applicables du 7° de l'articles L. 313-11 et de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 2 janvier 2020, la préfète de la Gironde a rejeté sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et lui a interdit le retour pour une durée de deux ans. Enfin, le 2 décembre 2022, M. B a sollicité son admission exceptionnelle au séjour, et le préfet de la Gironde l'a refusée par une décision du 4 avril 2023. M. B relève appel du jugement du 8 novembre 2023 par lequel le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande d'annulation de cette décision.

3. En premier lieu, la décision fait référence au dossier complet d'admission exceptionnelle au séjour déposé le 2 décembre 2022, relève qu'après un examen attentif de sa situation professionnelle et familiale, l'intéressé ne peut prétendre à aucun titre de séjour de plein droit, et précise qu'une régularisation relève du pouvoir discrétionnaire du préfet. Elle indique que la situation a fait l'objet d'un examen au regard des articles L. 233-2, L.423-23, L.435-1 et L.435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en tenant compte des liens personnels et familiaux en France, de l'insertion dans la société française et d'éventuels motifs exceptionnels ou considérations humanitaires. Si le préfet souligne que M. B a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français régulièrement notifiée le 4 janvier 2020, assortie d'une interdiction de retour d'une durée de deux ans, qu'il n'a pas exécutée, le rejet n'est pas fondé sur ce seul motif, dès lors qu'il est indiqué que l'autorité administrative s'est assurée que le refus de titre de séjour ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Alors même que cette motivation est succincte, elle ne peut être regardée comme irrégulière, s'agissant d'un refus d'exercice du pouvoir discrétionnaire de régularisation du préfet. Par suite, les moyens tirés d'une insuffisance de motivation, d'un défaut d'examen réel et sérieux de la situation et de ce que le préfet de la Gironde se serait cru en situation de compétence liée du fait de l'obligation de quitter le territoire français notifiée le 4 janvier 2020 doivent être écartés.

4. En deuxième lieu, aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14 ". Ainsi que l'ont relevé les premiers juges, les pièces produites sont insuffisamment nombreuses pour justifier d'une résidence continue durant les dix années précédant la demande, avec notamment la seule production d'un courrier de convocation de la préfecture pour 2015, d'un contrat de travail pour 2016, d'une carte professionnelle pour 2017, d'une demande de pièces de la préfecture pour 2018, et d'une quittance de loyer du mois de décembre pour 2019. En l'absence de présentation d'autres justificatifs en appel, M. B ne justifie pas se trouver dans le cas, prévu à l'article L. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans lequel le préfet est tenu de saisir la commission du titre de séjour.

5. En troisième lieu, M. B reprend, en termes similaires et sans critique utile du jugement, l'ensemble des autres moyens visés ci-dessus, invoqués en première instance. Il n'apporte en appel aucun élément de droit ou de fait nouveau, ni aucune pièce nouvelle à l'appui de ces moyens auxquels le tribunal administratif a suffisamment et pertinemment répondu, et qu'il y a lieu, dès lors, d'écarter par adoption des motifs retenus par les premiers juges.

6. Il résulte de ce qui précède que la requête d'appel est manifestement dépourvue de fondement et peut être rejetée selon la procédure prévue par les dispositions précitées du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris les conclusions aux fins d'injonction ainsi que celles tendant à l'application des dispositions combinées des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B. Une copie sera adressée pour information au préfet de la Gironde.

Fait à Bordeaux, le 18 juin 2024.

La présidente-assesseure de la 2ème chambre

Anne Meyer

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions