mercredi 26 juin 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-24BX00792 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme A C a demandé au tribunal administratif de Poitiers d'annuler la décision du 12 mai 2022 par laquelle la ministre des armées a rejeté sa demande de pension d'orpheline majeure infirme
Par une ordonnance du 20 décembre 2023, le tribunal administratif de Poitiers a rejeté sa demande.
Par décision du 29 mars 2024, le Conseil d'Etat a renvoyé à la cour la requête présentée par Mme C.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 21 mai 2020, Mme C demande à la cour :
1°) d'annuler l'ordonnance du 20 décembre 2023 ;
2°) d'annuler la décision du 12 mai 2022.
Elle soutient que :
- son père avait compté plus de 15 ans de services militaires pour la France ;
- elle est atteinte d'une surdité profonde de l'oreille droite comme en atteste le certificat médical qu'elle joint, et est sans ressources ;
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A C, de nationalité algérienne, a sollicité une pension d'orpheline infirme après le décès de son père, le caporal-chef B C, survenu le 29 janvier 2005, et le décès le 17 novembre 2017 de sa mère Nadjia Labka, qui était titulaire d'une pension de réversion. Sa demande a été rejetée par le ministre des armées le 12 mai 2022 au motif que la commission consultative médicale a estimé que son infirmité évaluée à 15 % ne la mettait pas dans l'impossibilité de gagner sa vie. Cette condition doit être regardée comme faisant référence à l'article L. 40 du code des pensions civiles et militaires de retraite. Mme C a saisi le tribunal administratif de Poitiers d'une demande d'annulation de cette décision, et relève appel de l'ordonnance du 20 décembre 2023 par lequel le président du tribunal a rejeté sa demande en relevant qu'elle ne critiquait pas ce motif, et que les éléments invoqués étaient dès lors inopérants.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les présidents des cours administratives d'appel, les premiers vice-présidents des cours et les présidents des formations de jugement des cours peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () les requêtes dirigées contre des ordonnances prises en application des 1° à 5° du présent article ainsi que, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement ".
3. En se bornant à réitérer devant la cour les éléments déjà soumis au tribunal, indiquant qu'elle est orpheline, fille d'un ancien combattant ayant quinze années de services, qu'elle souffre d'une surdité profonde d'origine congénitale, dont le certificat joint précise qu'elle affecte l'oreille droite, et l'audiomètre annoté précise l'existence également d'un assourdissement à gauche, et qu'elle est sans ressources, Mme C n'apporte pas davantage de précisions et justifications en appel qu'en première instance sur les raisons pour lesquelles sa surdité congénitale à droite l'empêcherait de gagner sa vie, ni sur ses conditions actuelles d'existence. En l'absence de critique de l'ordonnance, sans qu'il soit besoin de faire régulariser la requête au regard de l'obligation d'avocat en appel, pour laquelle l'intéressée n'a pas demandé l'aide juridictionnelle, la requête de Mme C ne peut qu'être rejetée comme manifestement mal fondée en application des dispositions précitées.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C et au ministre des armées.
Fait à Bordeaux, le 26 juin 2024.
La présidente de la 2ème chambre,
Catherine Girault
La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
N°24BX0792
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026