jeudi 10 juillet 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-25BX00222 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre (formation à 3) |
| Avocat requérant | BASSALER |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme E A et M. D B ont demandé au tribunal administratif de Limoges, d'une part, d'annuler les arrêtés du 12 août 2024 par lequel le préfet de la Corrèze les a obligés à quitter le territoire français dans un délai d'un mois, les a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et a fixé le pays de destination et, d'autre part, d'annuler les arrêtés du 3 décembre 2024 par lesquels le préfet de la Corrèze les assignés à résidence pour une durée de quarante-cinq jours, les astreints à se présenter les lundis, mercredis à 9h00 et les vendredis à 14h00 à la gendarmerie d'Uzerche et à ne pas sortir du territoire du département de la Corrèze sans autorisation de ses services.
Par deux jugements nos 2401572, 2402286 et nos 2401573, 2402287 du 24 décembre 2024, la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Limoges a rejeté leurs conclusions à fins d'annulation.
Procédure devant la cour :
I. Par une requête enregistrée le 23 janvier 2025, Mme A, représentée par Me Bassaler, demande à la cour :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Limoges du 24 décembre 2024 ;
3°) d'annuler l'arrêté du 12 août 2024 par lequel le préfet de la Corrèze l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai d'un mois, l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et a fixé le pays de destination ;
4°) d'annuler l'arrêté du 3 décembre 2024 par lequel le préfet de la Corrèze l'a assignée à résidence pour une durée de quarante-cinq jours, l'a astreinte à se présenter les lundis, mercredis à 9h00 et les vendredis à 14h00 à la gendarmerie d'Uzerche et à ne pas sortir du territoire du département de la Corrèze sans autorisation de ses services ;
5°) à titre principal d'enjoindre au préfet de la Corrèze, ou à tout préfet compétent, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour permettant l'exercice d'une activité professionnelle, dans le délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir et à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 qui s'engage dans ce cas à renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle et, en cas de rejet de l'aide juridictionnelle, à son bénéfice.
Elle soutient que :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation tirée de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une méconnaissance des stipulations article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est insuffisamment motivée ce qui révèle un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant assignation à résidence est insuffisamment motivée ce qui révèle un défaut d'examen sérieux de sa situation
- elle méconnaît les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
- elle est également entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- le préfet a entaché sa décision fixant les mesures de contrôle d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation car ces mesures de contrôle ne sont ni justifiées ni proportionnées.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 juin 2025, le préfet de la Corrèze conclut au rejet de la requête en soutenant qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par ordonnance du 2 juin 2025, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 13 juin 2025 à 12h00.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 27 mars 2025.
II. Par une requête enregistrée le 23 janvier 2025, M. B, représenté par Me Bassaler, demande à la cour :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Limoges du 24 décembre 2024 ;
3°) d'annuler l'arrêté du 12 août 2024 par lequel le préfet de la Corrèze l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai d'un mois, l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et a fixé le pays de destination ;
4°) d'annuler l'arrêté du 3 décembre 2024 par lequel le préfet de la Corrèze l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours, l'a astreint à se présenter les lundis, mercredis à 9h00 et les vendredis à 14h00 à la gendarmerie d'Uzerche et à ne pas sortir du territoire du département de la Corrèze sans autorisation de ses services ;
5°) à titre principal d'enjoindre au préfet de la Corrèze, ou à tout préfet compétent, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour permettant l'exercice d'une activité professionnelle, dans le délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir et à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 qui s'engage dans ce cas à renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle et, en cas de rejet de l'aide juridictionnelle, à son bénéfice.
Il soutient que :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa motivation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation tirée de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une méconnaissance des stipulations article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est insuffisamment motivée ce qui révèle un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant assignation à résidence est insuffisamment motivée ce qui révèle un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- elle méconnaît les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
- elle est également entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- le préfet a entaché sa décision fixant les mesures de contrôle d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation car ces mesures de contrôle ne sont ni justifiées ni proportionnées.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 juin 2025, le préfet de la Corrèze conclut au rejet de la requête en soutenant qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par ordonnance du 2 juin 2025, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 13 juin 2025 à 12h00.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 27 mars 2025.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. C a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A et M. B, couple de ressortissant bangladais, sont entrés sur le territoire français le 28 mars 2023 accompagnés de leurs trois enfants afin d'y solliciter l'asile. Leurs demandes d'asile ont été rejetées par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) du 11 juillet 2023, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 18 décembre 2023. Par deux arrêtés du 12 août 2024, le préfet de la Corrèze les a obligés à quitter le territoire français dans un délai d'un mois, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à leur encontre une interdiction de retour sur le territoire d'une durée d'un an. Par deux autres arrêtés du 3 décembre 2024, le préfet de la Corrèze les a assignés à résidence dans le département de la Corrèze pour une durée quarante-cinq jours. Mme A et M. B relèvent appel des jugements du 24 décembre 2024 par lesquels la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Limoges a rejeté leurs conclusions à fins d'annulation.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n° 25BX00222 et n° 25BX00224 concernent la situation d'un couple de ressortissants étrangers et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre afin qu'il y soit statué par un même arrêt.
Sur les conclusions tendant à l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
3. Mme A et M. B ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par deux décisions du 27 mars 2025. Il n'y a pas lieu, par suite, de les admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur le bien-fondé des jugements attaqués :
En ce qui concerne les arrêtés du 12 août 2024 :
4. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en vigueur à la date de l'arrêté attaqué : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () / 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° () ". Et, aux termes de l'article L. 542-4 du même code : "L'étranger auquel la reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé ou qui ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application de l'article L. 542-2 et qui ne peut être autorisé à demeurer sur le territoire à un autre titre doit quitter le territoire français. Sous réserve des cas où l'autorité administrative envisage d'admettre l'étranger au séjour pour un autre motif, elle prend à son encontre, dans un délai fixé par décret en Conseil d'Etat, une obligation de quitter le territoire français sur le fondement et dans les conditions prévues au 4° de l'article L. 611-1 ".
5. Les arrêtés en litige, qui ne visent pas l'article 3-1 de la convention de New-York relative aux droits de l'enfant, indiquent à deux reprises que les requérants sont sans enfants. Or, il ressort des pièces du dossier et il est constant que Mme A et M. B sont entrés en France le 28 mars 2023 accompagnés de leurs trois enfants mineurs. Cette inexactitude ne saurait constituer une erreur de plume mais révèle, au contraire, que le préfet n'a pas pris en compte cette circonstance avant de prononcer les mesures d'éloignements attaquées. Dans ces conditions, les décisions litigieuses n'ont, ainsi que le soutiennent les requérants, pas été précédées d'un examen réel et complet de leurs situations et doivent être annulées.
6. Il s'ensuit, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens dirigés contre ces arrêtés, que Mme A et M. B sont fondés à demander l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français ainsi que, par voie de conséquence, des décisions portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an et fixant le pays de destination.
En ce qui concerne les arrêtés du 3 décembre 2024 :
7. Aux termes de l'article L.731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; " ;
8. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens dirigés contre la décision attaquée, les décisions portant assignation à résidence doivent être annulées par voie de conséquence de l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français.
9. Il résulte de ce qui précède que Mme A et M. B sont fondés à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Limoges a rejeté leurs demandes d'annulation des arrêtés litigieux.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
10. D'une part, aux termes de l'article L. 911-2 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé / () ". D'autre part, aux termes de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la décision portant obligation de quitter le territoire français est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles L. 721-6, L. 721-7, L. 731-1, L. 731-3, L. 741-1 et L. 743-13, et l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas ".
11. Le motif d'annulation retenu implique seulement, pour l'exécution du présent arrêt, que le préfet de la Corrèze, ou tout préfet territorialement compétent, réexamine la situation de Mme A et M. B dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent arrêt et qu'il leur délivre à chacun, sans délai, un récépissé de demande de titre de séjour. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais de l'instance :
12. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État le versement à Me Bassaler d'une somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.
DECIDE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de Mme A et M. B à fin d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Les jugements nos 2401572, 2402286 et nos 2401573, 2402287 du 24 décembre 2024 sont annulés.
Article 3 : Les arrêtés du 12 août 2024 et du 3 décembre 2024 du préfet de la Corrèze sont annulés.
Article 4 : Il est enjoint au préfet de la Corrèze, ou à tout préfet territorialement compétent, de réexaminer la situation de Mme A et M. B, dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent arrêt et de leur délivrer à chacun, sans délai, une autorisation provisoire de séjour.
Article 6 : L'Etat versera à Me Bassaler la somme de 1 500 euros en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Article 7 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 8 : Le présent arrêt sera notifié à Mme A et M. B, au ministre de l'intérieur, au préfet de la Corrèze et à Me Bassaler.
Délibéré après l'audience du 27 juin 2025, à laquelle siégeaient :
M. Laurent Pouget, président,
Mme Marie-Pierre Beuve Dupuy, présidente-assesseure,
Mme Valérie Réaut, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 juillet 2025.
La présidente-assesseure,
Marie-Pierre Beuve DupuyLe président-rapporteur,
Laurent C
La greffière,
Caroline Brunier
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent arrêt.
Nos 25BX00222, 25BX00224
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026