mercredi 24 septembre 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| Section | Cour administrative d'appel de Bordeaux |
| N° Dossier | CAA33-25BX01704 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge des référés |
| Avocat requérant | PORNON-WEIDKNNET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 juillet 2025, et des pièces enregistrées le 28 août 2025, M. C D, représenté par Me Pornon-Weidknnet, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre au préfet de la Gironde de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de 48 heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'injonction de remise de titre de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " a été prononcée par un arrêt du 9 avril 2025 de la cour administrative d'appel de Bordeaux, laquelle avait donné un délai de deux mois pour son exécution ; la préfecture n'a pas exécuté son obligation à ce jour et n'a pas non plus formé de pourvoi en cassation, de sorte qu'il n'existe pas d'obstacle à la remise d'un récépissé provisoire en exécution de l'arrêt rendu par la cour administrative d'appel de Bordeaux ;
- l'urgence est caractérisée dès lors que l'obtention d'un récépissé avec autorisation de travail est nécessaire afin qu'il puisse recommencer à travailler comme maçon, aider sa compagne dans les charges du foyer, payer leurs dettes et résorber toutes les menaces de poursuites, dans l'attente de la remise de son titre de séjour ordonnée par la cour ;
- la remise du récépissé est utile pour les mêmes motifs.
Le président de la cour a désigné M. B A comme juge des référés en application des dispositions du livre V du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la commande publique ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. " En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.
2. Par un arrêté du 29 février 2024, le préfet de la Gironde a rejeté la demande de titre de séjour présentée par M. D en sa qualité de parent d'enfant français. Par un jugement du 16 septembre 2024, la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Bordeaux a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté. Puis, par un arrêt n° 24BX02486, la cour administrative d'appel de Bordeaux a annulé le jugement du 16 septembre 2024 ainsi que l'arrêté du 29 février 2024, et a enjoint au préfet de la Gironde de délivrer à M. D un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de deux mois à compter de la notification de cet arrêt.
3. Ainsi que l'a jugé par une ordonnance n° 2504075 du 8 juillet 2025 la juge des référés du tribunal administratif de Bordeaux, saisie par M. D d'une demande identique à celle faisant l'objet de la présente requête, cette demande tend à obtenir l'exécution de l'arrêt de la cour du 9 avril 2025, et en particulier de son article 3 enjoignant à l'administration de délivrer à l'intéressé un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de deux mois, lequel est venu à expiration le 9 juin 2025. Elle relève donc des dispositions de l'article L. 911-4 du code de justice administrative. Au demeurant, il résulte de l'instruction que M. D a d'ores et déjà saisi la cour le 10 juillet 2015 sur le fondement de ces dispositions. Dans ces conditions, sa demande en référé apparaît manifestement mal fondée.
4. Il y a lieu, par suite, de rejeter la requête de M. D selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, y compris ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C D.
Copie en sera adressée au préfet de la Gironde.
Fait à Bordeaux, le 24 septembre 2025.
Le juge des référés,
B A
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026