LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA54-20NC00945

Cour Administrative d'Appel de Nancy — Décision N° CAA54-20NC00945

mardi 14 février 2023

JuridictionCour Administrative d'Appel de Nancy
SectionCour Administrative d'Appel de Nancy
N° DossierCAA54-20NC00945
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC
Formation4ème chambre - formation à 3
Avocat requérantPFEFFER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

La SA SNCF Réseau a demandé au tribunal administratif de Besançon de condamner la communauté d'agglomération Pays de Montbéliard Agglomération à lui verser la somme de 408 746,68 euros toutes taxes comprises (TTC), assortie des intérêts au taux légal, au titre du solde de la convention du 6 novembre 2013 relative au financement des études des travaux en vue de la création d'un pont-rail et de la suppression d'un passage à niveau 102 à Montbéliard.

Par un jugement n° 1800208 du 20 février 2020, le tribunal administratif de Besançon a condamné la communauté d'agglomération Pays de Montbéliard Agglomération à verser à la SA SNCF Réseau une somme de 309 895,62 euros TTC, assortie des intérêts à compter du 12 février 2018 et a rejeté le surplus des conclusions présentées par les parties.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 17 avril 2020, la communauté d'agglomération Pays de Montbéliard Agglomération, représentée par Me Brocard, demande à la cour :

1°) de réformer le jugement n° 1800208 du 20 février 2020 en tant que le tribunal administratif de Besançon l'a condamnée à verser à la SA SNCF Réseau la somme de 309 895,62 euros TTC assortie des intérêts au taux légal à compter du 12 février 2018 ;

2°) de ramener à la somme de 116 323,82 euros TTC le montant de l'indemnité due à la SA SNCF Réseau ;

3°) de mettre à la charge de la SA SNCF Réseau la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- concernant la nature des prestations réalisées, la société SNCF Réseau ne lui a transmis aucun document justifiant que les phases DCE et ACT auraient été exécutées ; ces phases n'ont pas fait l'objet d'une validation préalable ;

- concernant le montant de la créance qu'elle doit acquitter, le montant de la phase APO, qui ne correspondait pas à un montant forfaitaire, s'élève uniquement à la somme de 522 846,05 euros, et non à 640 297 euros comme l'ont indiqué à tort les premiers juges ;

- le tribunal n'a pas justifié le taux de 40 %, qui a été mis à sa charge, du montant des phases DCE et ACT ; aucune créance ne peut être identifiée au titre de ces phases ;

- le solde mis à sa charge doit être fixé à la somme de 116 323,82 euros TTC.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 août 2020, la SA SNCF Réseau, représentée par Me Pfeffer, conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Denizot, premier conseiller,

- les conclusions de M. Michel, rapporteur public,

- et les observations de Me Lutz pour la communauté d'agglomération Pays Montbéliard Agglomération.

Considérant ce qui suit :

1. Dans le cadre d'une opération de travaux d'ensemble du pôle d'échange multimodal en gare de Montbéliard, la communauté d'agglomération Pays de Montbéliard Agglomération (CAPMA) a notamment décidé de supprimer le passage à niveau 102, situé avenue des Alliés à Montbéliard, et de le remplacer par un pont-rail. Le 6 novembre 2013, la CAPMA a conclu une convention de financement d'une partie de ce projet avec Réseau ferré de France (RFF), devenu la SA SNCF Réseau. Le 28 juillet 2014, la CAPMA a informé la société SNCF Réseau que le projet était revu et que la réalisation du pont-rail n'était plus envisagée. Le 21 avril 2015, la société SNCF Réseau a établi un relevé des dépenses qu'elle avait déjà engagées pour un montant total de 815 822,93 euros puis a émis, le 23 septembre 2015, une facture d'un montant de 408 746,68 euros toutes taxes comprises (TTC). Par un jugement du 20 février 2020, le tribunal administratif de Besançon a condamné la CAPMA à verser à la SA SNCF Réseau une somme de 309 895,62 euros TTC, assortie des intérêts au taux légal à compter du 12 février 2018 et a rejeté le surplus des conclusions des parties, dont les conclusions formées à titre reconventionnel par la CAPMA. La CAPMA relève appel de ce jugement en tant qu'il l'a condamnée à verser à la SA SNCF Réseau la somme de 309 895,62 euros TTC ainsi que les intérêts au taux légal à compter du 12 février 2018.

Sur le montant dû à la SA SNCF Réseau :

En ce qui concerne le fondement des droits à indemnisation de la société SNCF Réseau :

2. L'article 14 de l'annexe 6 à la convention de financement conclue entre la société

SNCF Réseau et la CAPMA stipule que " dans tous les cas de résiliation, le(s) financeurs s'engage(nt) à rembourser à RFF, sur la base d'un relevé de dépenses final, les dépenses engagées jusqu'à la date de résiliation, ainsi que les dépenses nécessaires à l'établissement d'une situation à caractère définitif, complétées, le cas échéant, par le versement libératoire se rapportant aux ouvrages construits ".

3. Il résulte de l'instruction que, par un courrier du 28 juillet 2014 confirmé le 11 août 2014, la CAPMA a indiqué, sans ambiguïté, à la société SNCF Réseau que, compte tenu de la participation financière limitée de la société SNCF Réseau, elle entendait abandonner le projet relatif à la réalisation du passage sous rails. Dans ces conditions, la CAPMA doit être regardée comme ayant résilié unilatéralement la convention de financement la liant à la société SNCF Réseau. Par suite, dans les limites fixées par l'article 14 de l'annexe 6 à la convention de financement, la société SNCF Réseau a droit au remboursement des dépenses engagées pour le compte de la CAPMA jusqu'à la date du 28 juillet 2014.

En ce qui concerne l'étendue de l'indemnisation due à la société SNCF Réseau :

4. En premier lieu, il ressort de l'analyse du " détail estimatif " de l'opération, qui constitue l'annexe 3 à la convention de financement en litige, que la rémunération de la " phase APO + DCE + ACT + travaux de libération anticipée " comportait, d'une part, une composante rémunérant les dépenses liées aux études d'avant-projet, de réalisation des dossiers de consultation des entreprises chargées des travaux (DCE) ainsi que des prestations d'assistance pour la passation des contrats de travaux (ACT), pour un montant total estimatif de 1 184 326 euros et, d'autre part, une composante rémunérant des prestations opérationnelles de réalisation anticipée (" REA anticipée ") de certains travaux de " libération " de bâtiments et d'" ouvrage (transfo) ", pour un montant estimatif de 1 320 000 euros.

5. L'article 4 de la convention de financement prévoyait également que la durée prévisionnelle de réalisation des études APO était de 9 mois à compter de l'entrée en vigueur de la convention et que les phases DCE et ACT étaient programmées sur 9 mois à l'issue des études APO. Si le planning prévisionnel prévoyait une autorisation d'engagement de la phase " REA ", il ressort toutefois de ce même document ainsi que du titre liminaire des conditions particulières de la convention de financement que la CAPMA a décidé de lancer concomitamment les phases APO, DCE ACT et la phase " REA anticipée ". En outre, il ne ressort d'aucune des stipulations contractuelles que le droit à rémunération de la société SNCF Réseau résultant de l'article 14 de l'annexe 6 à la convention de financement serait conditionné par la transmission de pièces à la CAPMA ou à la validation préalable d'une phase. Par suite, la CAPMA n'est pas fondée à soutenir que la société SNCF Réseau n'aurait pas droit à la rémunération des éléments des missions DCE et ACT au motif que la phase " REA anticipée " n'aurait pas été autorisée et que les pièces justifiant de l'exécution des phases DCE et ACT ne lui auraient pas été transmises.

6. En deuxième lieu, il résulte clairement des stipulations des articles 6.1.1 et 6.2.1 des conditions particulières de la convention de financement ainsi que de l'article 9.1 des conditions générales, prévoyant un mécanisme de gestion des écarts, que les montants des phases APO, DCE, ACT et REA anticipés qui étaient fixés à la somme de 2 504 326 euros en juin 2012 ne correspondait qu'à un montant estimatif. Il résulte également de l'annexe 3 à la convention, correspondant au détail estimatif de l'opération, que, à la différence des honoraires de maîtrise d'œuvre pour l'exécution des travaux, le montant estimatif des honoraires de maîtrise d'œuvre pour les phases APO et " REA anticipée " n'a pas été fixé en fonction d'un pourcentage appliqué au montant total des travaux. Enfin, ainsi qu'il a été dit, l'article 14 de l'annexe 6 à la convention de financement prévoyait que le droit à rémunération de SNCF Réseau, à la suite d'une résiliation, comprenait nécessairement le remboursement de dépenses effectivement engagées, sans qu'il y ait lieu de tenir compte du montant estimatif figurant à l'annexe 3 de la convention et du montant total de la phase travaux. Par conséquent, la circonstance que le montant des travaux aurait été ramenée à une somme inférieure à celle qui a été initialement fixée est sans incidence sur le droit à remboursement de la société SNCF Réseau.

7. En dernier lieu, il résulte de l'instruction que la société SNCF Réseau a réclamé à la CAPMA une somme de 164 973,12 euros au titre de la réalisation des prestations relatives aux phases DCE, ACT et REA anticipée. Ainsi que l'ont relevé les premiers juges, dont les points 16 et 17 de leur jugement ne sont pas entachés d'un défaut de motivation, la société SNCF Réseau n'établit pas que certaines prestations opérationnelles de " REA anticipée " concernant des " appareils de voies ", du " matériel de signalisation ", du " matériel de télécommunication ", des " matériels de voies " et du " matériel d'installation télécom ", pour un montant total de 88 490,73 euros et qui ont été engagées postérieurement à la résiliation, auraient été rendues nécessaires pour le projet en litige. En revanche, la SA SNCF Réseau établit que la somme de 76 487,59 euros correspond à des prestations effectivement réalisées au titre des missions ACT et DCE. Par suite, il résulte de l'instruction, et n'est au demeurant pas sérieusement contesté par la CAPMA en appel, que la société SNCF Réseau avait droit au règlement de la somme de 76 487,59 euros au titre des éléments des missions DCE et ACT. Dès lors, la CAPMA n'est pas fondée à soutenir qu'aucune créance ne pourrait être identifiée en l'absence de justification de toute diligence effectuée par la société SNCF Réseau au titre des phases DCE et ACT.

8. Il résulte de tout ce qui précède que la CAPMA n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Besançon l'a condamnée à verser à la SA SNCF Réseau une somme de 309 895,62 euros TTC.

Sur les frais liés à l'instance :

9. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la SA SNCF Réseau, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement de la somme que la CAPMA demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la communauté d'agglomération Pays de Montbéliard Agglomération est rejetée.

Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à la communauté d'agglomération Pays de Montbéliard Agglomération et à la SA SNCF Réseau.

Délibéré après l'audience du 24 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

- Mme Ghisu-Deparis, présidente,

- M. Denizot, premier conseiller,

- Mme Picque, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 février 2023.

Le rapporteur,

Signé : A. DenizotLa présidente,

Signé : V. Ghisu-Deparis

La greffière,

Signé : M. A

La République mande et ordonne au préfet du Doubs en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

M. A

Décisions similaires

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276

La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.

04/05/2026

← Retour aux décisions
CAA75
plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.

04/05/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426

Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.

04/05/2026