jeudi 28 avril 2022
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| N° Dossier | CAA54-21NC02350 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SEGAUD JULIE |
Vu la procédure suivante :
Procédures contentieuses antérieures :
M. D B et Mme E B, née A, ont demandé au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne d'annuler les arrêtés du 23 mars 2021 par lesquels le préfet des Ardennes a refusé à Mme B la délivrance d'un titre de séjour, a fait obligation à M. et Mme B de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel ils pourront être reconduits d'office et leur a fait interdiction de revenir sur le territoire français pendant une durée d'un an.
Par un jugement nos 2100712 - 2100713 du 22 juillet 2021, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté leurs demandes.
Procédures devant la cour :
I- Par une requête enregistrée le 18 août 2021 sous le n° 21NC02350, Mme B, représentée par Me Ségaud-Martin, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du 22 juillet 2021 en ce qui la concerne ;
2°) d'annuler l'arrêté du 23 mars 2021 pris à son encontre ;
3°) d'enjoindre au préfet des Ardennes de réexaminer sa situation administrative dans le délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
Sur la régularité du jugement :
- les premiers juges ont omis de statuer sur le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 511-1 I 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Sur la légalité de l'arrêté attaqué :
- il est insuffisamment motivé ;
- il n'a pas été régulièrement notifié, dès lors que la qualité de l'agent ayant procédé à la notification n'est pas justifiée et qu'elle n'a pas bénéficié d'un interprète ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 511-4 10° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 511-1 I 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
II- Par une requête enregistrée le 18 août 2021 sous le n° 21NC02351, M. B, représenté par Me Ségaud-Martin, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du 22 juillet 2021 en ce qui le concerne ;
2°) d'annuler l'arrêté du 23 mars 2021 pris à son encontre ;
3°) d'enjoindre au préfet des Ardennes de réexaminer sa situation administrative dans le délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur la régularité du jugement :
- les premiers juges ont omis de statuer sur le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 511-1 I 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Sur la légalité de l'arrêté attaqué :
- il est insuffisamment motivé ;
- il n'a pas été régulièrement notifié, dès lors que la qualité de l'agent ayant procédé à la notification n'est pas justifiée et qu'il n'a pas bénéficié d'un interprète ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 511-1 I 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Une dispense d'instruction a été prononcée dans ces deux dossiers par deux ordonnances du 31 mars 2022.
M. et Mme B ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par deux décisions du bureau d'aide juridictionnelle du 3 mars 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. Laubriat a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. D B et Mme E B, née A, ressortissants géorgiens, sont entrés en France le 15 décembre 2018 pour y solliciter la reconnaissance du statut de réfugiés. Leurs demandes d'asile ont été rejetées par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) par des décisions du 28 juin 2019, confirmées par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 27 septembre 2019. Par deux arrêtés du 10 octobre 2019, ils ont fait l'un et l'autre l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Mme B a ensuite bénéficié de deux récépissés de cartes de séjour, délivrés les 12 novembre 2020 et 11 février 2021, en raison de son état de santé. Mme B a sollicité le renouvellement de son titre de séjour. Par deux arrêtés du 23 mars 2021, le préfet des Ardennes a refusé de délivrer à Mme B un titre de séjour, a fait obligation à M. et Mme B de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel ils pourront être reconduits d'office et leur a fait interdiction de revenir sur le territoire français pendant une durée d'un an. Par deux requêtes qu'il y a lieu de joindre, M. et Mme B font appel du jugement du 22 juillet 2021 par lequel le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté leurs demandes tendant à l'annulation de ces arrêtés.
Sur la régularité du jugement attaqué :
2. A l'appui de leurs demandes devant le tribunal administratif, M et Mme B soutenaient notamment que les arrêtés contestés méconnaissaient les dispositions du 1° du I de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal n'a pas visé le moyen ainsi présenté et n'y a pas répondu. Son jugement a, dès lors, été rendu dans des conditions irrégulières et doit, par suite, être annulé.
3. Il y a lieu d'évoquer et de statuer immédiatement sur les demandes présentées par M. et Mme B devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne.
Sur la légalité des arrêtés attaqués :
4. En premier lieu, les conditions de notification d'une décision administrative sont sans incidence sur sa légalité. Par suite, le moyen tiré de ce que les arrêtés contestés auraient été notifiés dans des conditions irrégulières est inopérant.
5. En deuxième lieu, il ressort des termes mêmes des décisions contestées que pour refuser à Mme B la délivrance d'un titre de séjour, faire obligation à M. et Mme B de quitter le territoire français sans délai, fixer le pays de destination et prononcer à leur encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an, le préfet des Ardennes, après avoir visé les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables, a rappelé le parcours personnel et administratif des intéressés. Le préfet a notamment relevé qu'ils ont déclaré être entrés en France le 15 décembre 2018, que leurs demandes d'asile ont été rejetées par l'office français de protection des réfugiés et apatrides et la Cour nationale du droit d'asile et qu'ils ont fait l'objet l'un et l'autre d'une mesure d'éloignement le 10 octobre 2019, auxquelles ils n'ont pas déféré. Concernant Mme B, le préfet a rappelé qu'elle a bénéficié de deux récépissés de carte de séjour en raison de son état de santé, délivrés les 12 novembre 2020 et 11 février 2021 et que par un avis du 22 février 2021, le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a estimé que si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, elle peut bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine et y voyager sans risque. Enfin, le préfet a rappelé que M. et Mme B ne font état d'aucun motif exceptionnel ni de considérations humanitaires, qu'ils sont sans enfant à charge, qu'ils ne justifient d'aucune attache particulière en France, qu'ils n'établissent pas être dépourvus d'attaches familiales dans leur pays d'origine et qu'ils n'établissent pas y être exposés à des traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Ces arrêtés comportent ainsi l'énoncé des considérations de fait et de droit qui en constituent les fondements. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur : " Ne peuvent faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français : / () / 10° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; / () / ".
7. Sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve à l'une des parties, il appartient au juge administratif, au vu des pièces du dossier, et compte tenu, le cas échéant, de l'abstention d'une des parties à produire les éléments qu'elle est seule en mesure d'apporter et qui ne sauraient être réclamés qu'à elle-même, d'apprécier si l'état de santé d'un étranger nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve de l'absence d'un traitement approprié et effectif dans le pays de renvoi, sauf circonstance humanitaire exceptionnelle. La partie qui justifie d'un avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus de titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect du secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et d'établir l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi et de la possibilité pour l'intéressé d'y accéder effectivement.
8. Par un avis émis le 22 février 2021, le collège de médecins de l'OFII a estimé que si l'état de santé de Mme B nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, elle peut toutefois bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine, vers lequel elle peut voyager sans risque. La requérante se prévaut d'un certificat médical, daté du 8 novembre 2019, soit antérieur de plus d'un an à la date de l'avis du 22 février 2021. Ce certificat, très peu circonstancié, et qui, au demeurant, relève que son état s'est stabilisé, ne permet pas d'établir qu'elle ne pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié à son état de santé en Géorgie, son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 10° de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur : " I. ' L'autorité administrative peut obliger à quitter le territoire français un étranger non ressortissant d'un Etat membre de l'Union européenne, d'un autre Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen ou de la Confédération suisse et qui n'est pas membre de la famille d'un tel ressortissant au sens des 4° et 5° de l'article L. 121-1, lorsqu'il se trouve dans l'un des cas suivants : / 1° Si l'étranger ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, à moins qu'il ne soit titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / () / 3° Si la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour a été refusé à l'étranger ou si le titre de séjour qui lui avait été délivré lui a été retiré ; / () / 6° Si la reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou si l'étranger ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 743-1 et L. 743-2 , à moins qu'il ne soit titulaire d'un titre de séjour en cours de validité. Lorsque, dans l'hypothèse mentionnée à l'article L. 311-6, un refus de séjour a été opposé à l'étranger, la mesure peut être prise sur le seul fondement du présent 6° ; () ".
10. Il ressort des termes mêmes des arrêtés attaqués que pour obliger M. B à quitter le territoire français, le préfet s'est fondé - à juste titre- sur les dispositions du 6° du I de l'article L. 511-1. Concernant Mme B à laquelle il venait d'opposer une décision de refus à sa demande de délivrance d'un titre de séjour, le préfet s'est fondé, pour l'obliger à quitter le territoire français, sur les dispositions du 3° du I de l'article L. 511-1. Par suite, M et Mme B ne sauraient utilement soutenir que leurs situations ne rentraient pas dans le champ d'application des dispositions du 1° du I de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sur lesquelles le préfet ne s'est pas fondé.
11. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
12. M. et Mme B se prévalent de la durée de leur séjour en France et des liens qu'ils y ont tissés. Il ressort toutefois des pièces du dossier que les intéressés sont entrés sur le territoire français le 15 décembre 2018 et n'étaient donc présents en France que depuis deux ans et trois mois à la date des décisions contestées. Par ailleurs, ils n'ont pas déféré aux mesures d'éloignement prises à leur encontre le 10 octobre 2019. Ils n'établissent pas avoir tissé en France des liens d'une intensité et d'une stabilité particulières, ni être dépourvus d'attaches privées et familiales en Géorgie, leur pays d'origine, où ils ont vécu jusqu'à l'âge de, respectivement, 59 et 58 ans. Dans ces conditions, le préfet des Ardennes ne peut être regardé comme ayant porté au droit de M. et Mme B au respect de leur vie privée et familiale une atteinte manifestement disproportionnée aux buts en vue desquels les décisions contestées ont été prises. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté.
13. Il résulte de ce qui précède que M. et Mme B ne sont pas fondés à demander l'annulation des arrêtés du préfet des Ardennes du 23 mars 2021.
Sur les conclusions tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
12. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. et Mme B présentées sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : le jugement nos 2100712 - 2100713 du 18 juillet 2021 du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne est annulé.
Article 2 : Les demandes présentées par M. et Mme B devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne sont rejetées.
Article 3 : Le surplus des conclusions des requêtes de M. et Mme B est rejeté.
Article 4 : Le présent arrêt sera notifié à M. D B, à Mme E B, née A et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Ardennes.
Délibéré après l'audience du 7 avril 2022, à laquelle siégeaient :
- M. Laubriat, président,
- M. Meisse, premier conseiller,
- Mme Roussaux, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 avril 2022.
Le président,
signé
A. LAUBRIATL'assesseur le plus ancien,
signé
E. MEISSE
La greffière,
signé
C. JADELOT
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
signé
C. JADELOT
Nos 21NC02350 - 21NC02351
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026