vendredi 24 juin 2022
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| N° Dossier | CAA54-21NC02653 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | GABON |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne d'annuler l'arrêté du 28 juillet 2020 par lequel le préfet de la Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'expiration de ce délai.
Par un jugement n° 2002224 du 23 décembre 2020, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 5 octobre 2021, M. B, représenté par Me Gabon, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement du 23 décembre 2020 ;
2°) d'annuler l'arrêté du 28 juillet 2020 ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Marne de lui délivrer un titre de séjour au titre de l'admission exceptionnelle au séjour portant la mention " étudiant " dès la notification de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 2 500 euros en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
Sur la régularité du jugement attaqué :
- les premiers juges n'ont pas répondu au moyen tiré de ce qu'il a été privé de solliciter son admission au séjour ;
Sur les moyens communs aux décisions contestées :
- elles sont insuffisamment motivées et le préfet n'a pas procédé à un examen sérieux de sa situation personnelle ;
- elles ont été prises en méconnaissance de son droit d'être entendu ;
- il a été privé de la possibilité de solliciter son admission au séjour ;
- elles méconnaissent son droit à l'éducation garanti par l'article L. 111-5 du code de l'éducation et par les stipulations de l'article 28 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il pouvait prétendre au bénéfice d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-7 et des 2° et 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elles méconnaissent les dispositions de l'article L. 311-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Sur la décision fixant le pays de destination :
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 23 août 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'éducation ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Par une décision du 1er septembre 2021, la présidente de la cour administrative d'appel de Nancy a désigné M. Laubriat, président assesseur, pour statuer par ordonnances sur le fondement des alinéas 1° à 5° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant kosovar, est entré sur le territoire français le 2 février 2015 alors qu'il était âgé de treize ans. Le 12 juin 2018, l'intéressé a présenté une demande d'asile. Sa demande a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) par une décision du 10 août 2018, confirmée par un arrêt de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 4 novembre 2019. Par un premier arrêté du préfet de la Marne du 3 février 2020, M. B a fait l'objet d'un refus de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français. S'étant toutefois maintenu sur le territoire, l'intéressé a sollicité, le 29 juin 2020, son admission exceptionnelle au séjour. Par un second arrêté du 28 juillet 2020, le préfet de la Marne a refusé de délivrer à M. B un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'expiration de ce délai. M. B relève appel du jugement du 23 décembre 2020 par lequel le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.
2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () "
Sur la régularité du jugement attaqué :
3. M. B soutient que le jugement attaqué est irrégulier en ce que les premiers juges n'ont pas répondu à son moyen tiré de ce que le préfet l'aurait privé de la possibilité de former une demande de titre de séjour. Il ressort toutefois des termes mêmes du jugement, qu'en son point 7, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a répondu à ce moyen. Le moyen présenté en appel tiré de l'irrégularité du jugement ne peut ainsi qu'être écarté.
Sur les moyens communs :
4. En premier lieu, il résulte des termes de l'arrêté contesté que pour refuser l'admission au séjour de M. B, lui faire obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et fixer le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'expiration de ce délai, le préfet de la Marne, après avoir visé les stipulations applicables de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a rappelé les éléments pertinents du parcours administratif et personnel de l'intéressé, notamment qu'il est entré en France en février 2015 alors qu'il était âgé de treize ans, que la demande d'asile qu'il a présentée en juin 2018 a été rejetée par l'OFPRA le 10 août 2018, et que son recours formé contre cette décision devant la CNDA a été rejeté par un arrêt du 4 novembre 2019. Il est également précisé que M. B a fait l'objet d'un premier arrêté portant refus de titre et obligation de quitter le territoire français en date du 3 février 2020, qu'à la suite de celui-ci, il s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire et qu'il a déposé une demande de titre de séjour le 29 juin 2020 sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicable. Le préfet a ainsi relevé que l'intéressé était, à la date de l'arrêté litigieux, inscrit en première année " CAP réalisations industrielles en chaudronnerie ou soudage ", que s'il se prévaut de la présence de membres de sa famille en France, ceux-ci s'y trouvent en situation irrégulière, et, qu'ainsi, la cellule familiale qu'il forme sur le territoire avec ses parents et ses trois frères et sœurs a vocation à se reconstruire dans son pays d'origine, le Kosovo. Le préfet de la Marne a alors indiqué que M. B ne pouvait bénéficier d'un titre de séjour de plein droit sur le fondement du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicable, qu'il n'apportait aucun élément de nature à justifier son admission exceptionnelle au séjour, et que l'arrêté litigieux ne méconnaissait pas les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Dans ces conditions, les décisions contestées comportent l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et révèlent en outre un examen approfondi par le préfet de la situation personnelle de M. B. Par suite, les moyens tirés du défaut de motivation et du défaut d'examen doivent être écartés.
5. En second lieu, M. B reprend en appel, sans les assortir d'élément nouveau ni critiquer utilement les motifs de rejet qui lui ont été opposés par le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, les moyens tirés de ce que le préfet aurait méconnu son droit d'être entendu, l'aurait privé de la possibilité de solliciter son admission au séjour et aurait méconnu son droit à l'éducation. Il y a ainsi lieu d'écarter ces moyens par adoption des motifs retenus, à bon droit, par les premiers juges.
6. En troisième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 313-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable : " I.- La carte de séjour temporaire accordée à l'étranger qui établit qu'il suit en France un enseignement ou qu'il y fait des études et qui justifie qu'il dispose de moyens d'existence suffisants porte la mention "étudiant". En cas de nécessité liée au déroulement des études ou lorsque l'étranger a suivi sans interruption une scolarité en France depuis l'âge de seize ans et y poursuit des études supérieures, l'autorité administrative peut accorder cette carte de séjour sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée et sous réserve d'une entrée régulière en France ".
7. Il ressort des pièces du dossier que M. B n'était pas titulaire d'un visa de long séjour au moment de sa demande de titre de séjour. Cette circonstance suffit à elle seule à justifier un refus de titre de séjour sur le fondement précité. Par ailleurs, la dérogation à l'obligation de production d'un visa de long séjour prévue à l'article L. 313-7 n'est ouverte qu'en cas de nécessité liée au déroulement des études ou si l'intéressé justifie d'une scolarité sans interruption en France depuis l'âge de seize ans, sous réserve d'une entrée régulière en France. Or, il ressort des pièces du dossier que le requérant est arrivé en France en février 2015 après avoir fui son pays d'origine accompagné de membres de sa famille. Il n'est ainsi nullement démontré que l'entrée du requérant sur le territoire ait été régulière. Au demeurant, les pièces qu'il produit, qui témoignent de son obtention du diplôme national du brevet en 2018 et de sa scolarité jusqu'en classe de première, ne sont pas des éléments suffisants pour justifier de la nécessité de poursuivre ses études, ni du caractère réel et sérieux de sa scolarité. M. B ne remplissait donc pas les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 313-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicable. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.
8. En quatrième lieu, aux termes des dispositions des 2° et 7° de l'article L.313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicable : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : () 2° A l'étranger dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou entrant dans les prévisions de l'article L. 311-3, qui justifie par tout moyen avoir résidé habituellement en France avec au moins un de ses parents légitimes, naturels ou adoptifs depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans () la condition prévue à l'article L. 313-2 n'est pas exigée ; () 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée ". Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. D'une part, si M. B se prévaut des dispositions précitées du 2° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicable, il est constant qu'il a déclaré être entré en France le 2 février 2015, alors qu'il était âgé de treize ans et deux jours, soit treize ans révolus. Dès lors il ne réside pas habituellement en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans, au sens des dispositions susvisées. D'autre part, il ressort également des pièces du dossier qu'il est arrivé sur le territoire français accompagné de ses parents et de ses trois frères et sœurs, eux-mêmes visés par des mesures d'éloignement. Dès lors la cellule familiale a vocation à se reconstruire dans leur pays d'origine, le Kosovo, où le requérant ne sera pas dépourvu d'attaches. En outre, la circonstance qu'il soit scolarisé en France en première année de certificat d'aptitude professionnelle " réalisations industrielles en chaudronnerie ou soudage ", n'est pas suffisante pour justifier la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicable, ni pour faire obstacle au prononcé d'une mesure d'éloignement. Au demeurant, rien ne semble s'opposer à ce qu'il reprenne sa scolarité au Kosovo. Dans ces conditions, le préfet de la Marne ne peut être regardé comme ayant porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant. Par suite, les moyens tirés de ce que le préfet aurait méconnu les dispositions et stipulations précitées et aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation de la situation personnelle et familiale de l'intéressé doivent être écartés.
10. Il résulte du point précédent que la situation personnelle et familiale de M. B ne répond pas à des considérations humanitaires ou à des motifs exceptionnels au sens des dispositions alors applicables de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite l'intéressé n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait méconnu ces dispositions en refusant son admission exceptionnelle au séjour. Ce moyen doit être écarté.
11. En dernier lieu, aux termes des dispositions alors applicables de l'article L. 311-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger admis pour la première fois au séjour en France ou qui entre régulièrement en France entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans révolus et qui souhaite s'y maintenir durablement s'engage dans un parcours personnalisé d'intégration républicaine. Ce parcours a pour objectifs la compréhension par l'étranger primo-arrivant des valeurs et principes de la République, l'apprentissage de la langue française, l'intégration sociale et professionnelle et l'accès à l'autonomie. "
12. D'une part, il ne résulte pas de ces dispositions que le contrat d'accueil et d'intégration aurait pour effet de reconnaître un droit au séjour aux ressortissants étrangers qui en seraient signataires. Par conséquence, la signature d'un tel contrat est sans incidence sur la légalité des décisions contestées. D'autre part, M. B est entré irrégulièrement en France alors qu'il était âgé de treize ans. Par suite, il ne peut se prévaloir utilement des dispositions précitées pour soutenir que le préfet aurait dû lui délivrer un titre de séjour en raison de sa scolarisation en France, ni même que cette scolarisation aurait dû faire obstacle à ce que soit prise à son encontre une mesure d'éloignement. Par suite le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 311-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicable doit être écarté.
Sur la décision fixant le pays de destination :
13. Aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. "
14. Pas plus qu'en première instance le requérant ne démontre que son retour au Kosovo l'exposerait à des peines ou traitements contraires aux stipulations précitées. Au demeurant, sa demande d'asile a été rejetée par une décision de l'OFPRA du 10 août 2018, confirmée par la CNDA le 4 novembre 2019. Par suite le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation de la requête présentée par M. B sont manifestement dépourvues de fondement et ne peuvent qu'être rejetées en application des dispositions précitées du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter également ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Copie en sera adressée au préfet de la Marne.
Fait à Nancy, le 24 juin 202Le président désigné
Signé
A. Laubriat
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
D. Fritz
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026