LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA54-21NC03046

Cour Administrative d'Appel de Nancy — Décision N° CAA54-21NC03046

vendredi 24 juin 2022

JuridictionCour Administrative d'Appel de Nancy
SectionCour Administrative d'Appel de Nancy
N° DossierCAA54-21NC03046
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
Avocat requérantBEN MALEK

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. et Mme C ont demandé au tribunal administratif de Nancy d'annuler les décisions implicites par lesquelles le préfet de Meurthe-et-Moselle a rejeté leurs demandes de délivrance d'un titre de séjour du 12 février 2019.

Par un jugement n° 1903539 du 23 septembre 2021, le tribunal administratif de Nancy a rejeté leurs demandes.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 25 novembre 2021, M. et Mme C, représentés par Me Ben Malek, demandent à la cour :

1°) d'annuler le jugement du 23 septembre 2021 ;

2°) d'annuler les décisions implicites par lesquelles le préfet de Meurthe-et-Moselle a rejeté leurs demandes d'admission au séjour ;

3°) d'enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de leur délivrer un titre de séjour avec autorisation de travail ou, subsidiairement, de procéder au réexamen de leurs situations administratives en leur délivrant, dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à leur conseil de la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Ils soutiennent que :

- les décisions implicites de rejet de leurs demandes de titre de séjour sont insuffisamment motivées ;

- elles méconnaissent les stipulations du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien ;

- elles sont entachées d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences qu'elles emportent sur leurs situations personnelles et familiales ;

M. et Mme C ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par deux décisions du bureau d'aide juridictionnelle du 23 mai 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Par une décision du 1er septembre 2021, la présidente de la cour administrative d'appel de Nancy a désigné M. Laubriat, président assesseur, pour statuer par ordonnances sur le fondement du dernier alinéa du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. et Mme C, ressortissants algériens, sont entrés en France le 6 novembre 2015, munis de leurs passeports revêtus de visas de court séjour délivrés par les autorités consulaires françaises à Alger, valables du 16 juillet 2015 au 11 janvier 2016. Par deux courriers du 12 février 2019, les intéressés ont sollicité la délivrance d'un titre de séjour auprès des services de la préfecture de Meurthe-et-Moselle. Le silence gardé par la préfecture sur ces demandes a fait naître deux décisions implicites de rejet le 12 juin 2019. M. et Mme C relèvent appel du jugement du 23 septembre 2021 par lequel le tribunal administratif de Nancy a rejeté leurs demandes tendant à l'annulation de ces décisions implicites de rejet.

2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".

3. En premier lieu, M. et Mme C soulèvent pour la première fois en appel le moyen tiré de l'insuffisance de motivation des décisions litigieuses. Il ressort toutefois des pièces du dossier que les intéressés n'avaient, en première instance, présenté que des moyens de légalité interne. Par suite, ce moyen tiré de l'insuffisance de motivation des décisions litigieuses, qui se rattache à une cause juridique distincte, constitue une demande nouvelle, irrecevable en appel.

4. En second lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. " Aux termes des stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" est délivré de plein droit : () 5. Au ressortissant algérien qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus. "

5. Les époux C se prévalent de leur entrée en France en novembre 2015 et de la présence sur le territoire des trois enfants de M. C nés d'une précédente union ainsi que des frères et sœurs de ce dernier, de ce que le fils ainé de M. C possède la nationalité française et de ce que ses deux filles sont mariées avec des ressortissants français. Toutefois, d'une part, il est constant qu'à la date des décisions litigieuses, les intéressés ne justifiaient que de quatre années de présence sur le territoire national, alors qu'ils y sont entrés aux âges respectifs de cinquante-deux et quarante-et-un ans. D'autre part, la circonstance que des membres de la famille de M. C soient présents en France, dont ses enfants, dont l'un possède la nationalité française et les deux autres y résident régulièrement, ne saurait suffire à donner droit au séjour aux époux C, alors même que les enfants du requérant sont tous majeurs et ont formé leurs propres cellules familiales en France, et qu'il n'est pas démontré que la présence de M. et de Mme C à leur côté leur soit indispensable. Si M. et Mme C font également valoir qu'ils souffrent de problèmes de santé, ils ne démontrent pas avoir formulé des demandes d'admission au séjour à ce titre. En tout état de cause, les documents médicaux qu'ils produisent, à supposer même qu'ils attestent de leurs pathologies, ne permettent nullement de démontrer qu'ils ne pourraient avoir accès à des traitements appropriés dans leur pays d'origine. Dans ces conditions, les époux C ne démontrant pas une intégration et une insertion particulières sur le territoire, et ne démontrant pas non plus être dépourvus d'attaches dans leur pays d'origine, ceux-ci ne sont pas fondés à soutenir que le préfet de Meurthe-et-Moselle aurait méconnu les stipulations précitées des articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 6 5° de l'accord franco-algérien, ni qu'il aurait entaché ses décisions d'une erreur manifeste d'appréciation. Ces moyens doivent ainsi être écartés.

6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions en annulation de la requête présentée par M. et Mme C sont manifestement dépourvues de fondement et ne peuvent qu'être rejetées en application des dispositions précitées du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter également leurs conclusions à fin d'injnonction ainsi que celles présentées sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. et Mme C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C et à Mme B C.

Copie en sera adressée au préfet de Meurthe-et-Moselle.

Fait à Nancy, le 24 juin 202Le président désigné

Signé

A. Laubriat

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

D. Fritz

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions