mardi 23 août 2022
| Juridiction | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| Section | Cour Administrative d'Appel de Nancy |
| N° Dossier | CAA54-21NC03219 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CISSE |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au tribunal administratif de Strasbourg d'annuler l'arrêté du 30 septembre 2020 par lequel le préfet de la Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui a fait interdiction de revenir sur le territoire français pendant une durée d'un an.
Par un jugement n° 2006729 du 29 janvier 2021, le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 10 décembre 2021, M. A, représenté par Me Cissé, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du 29 janvier 2021 ;
2°) d'annuler l'arrêté du 30 septembre 2020 ;
3°) d'enjoindre au préfet du la Moselle de lui délivrer un titre de séjour temporaire dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation administrative et de lui délivrer pendant cet examen une autorisation provisoire de séjour dans le délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1500 euros en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 313-14 alors applicable du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 511-1 alors applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 8 novembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Par une décision du 1er septembre 2021, la présidente de la cour administrative d'appel de Nancy a désigné M. Laubriat, président assesseur, pour statuer par ordonnances sur le fondement des alinéas 1° à 5° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant mauritanien, est entré sur le territoire français selon ses déclarations le 30 juin 2015 afin d'y solliciter la reconnaissance du statut de réfugié. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) confirmée par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Le 6 octobre 2017, il a fait l'objet d'une mesure d'éloignement. Le 30 octobre 2017, il a demandé à être protégé de cette mesure d'éloignement en raison de son état de santé. Le 30 janvier 2018, le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a émis un avis défavorable à sa demande. Le 5 février 2018, le préfet de la Moselle l'a obligé à quitter le territoire français. Le 5 novembre 2018, M. A a sollicité son admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté du 30 septembre 2020, le préfet de la Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui a fait interdiction de revenir sur le territoire français pendant une durée d'un an. M. A fait appel du jugement du 29 janvier 2021 par lequel le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.
2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les autres magistrats ayant le grade de président désigné à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, il ressort des termes de l'arrêté contesté que pour refuser de délivrer un titre de séjour à M. A, le préfet de la Moselle a visé la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, notamment ses articles 3 et 8, la convention franco-mauritanienne du 1er octobre 1992, ainsi que le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et ses dispositions applicables. Le préfet a ensuite indiqué que M. A avait déclaré être entré en France le 30 juin 2015, que sa demande d'asile a été rejetée en dernier lieu par la CNDA, qu'il est marié et père de six enfants dont cinq mineurs, que ces derniers ainsi que son épouse, ses parents et sa fratrie résident en Mauritanie et qu'il réside chez une ressortissante étrangère titulaire d'un titre de séjour sans préciser la nature des liens qu'il entretient avec elle. Le préfet a ajouté que M. A a présenté des demandes d'autorisation de travail et que les documents qu'il a produits n'étaient pas de nature à justifier son expérience professionnelle. Il a précisé que le requérant ne justifiait ni de l'ancienneté de travail requise, ni d'aucunes ressources propres, ni d'un logement autonome et a ajouté qu'il ne produisait aucun élément de nature à justifier de la création de liens personnels et familiaux sur le territoire français, qu'il ne justifiait pas être isolé dans son pays d'origine, et qu'il ne pouvait être regardé comme justifiant de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires de nature à permettre son admission exceptionnelle au séjour en application de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet a également mentionné qu'en application de l'article 4 de la convention franco-mauritanienne susvisée, un ressortissant mauritanien doit être muni d'un visa de long séjour s'il souhaite séjourner plus de trois ans sur le territoire français et que l'article 5 de cette convention stipule qu'un ressortissant mauritanien désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France doit justifier d'un contrat de travail visé et d'un certificat de contrôle médical et qu'il ne remplissait aucune de ces conditions. Ainsi, la décision contestée comporte l'énoncé des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut qu'être écarté.
5. En second lieu, aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2 () ".
6. Il appartient à l'autorité administrative, en application de ces dispositions, de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ".
7. M. A soutient qu'il a fixé le centre de ses intérêts personnels et familiaux en France, qu'il est professionnellement intégré sur le territoire et qu'il dispose de conditions d'existence suffisantes. Toutefois, il ressort des pièces de son dossier d'une part que son épouse, ses six enfants, ses parents et les quatre membres de sa fratrie résident dans son pays d'origine, la Mauritanie, et qu'ainsi, il n'y serait pas isolé en cas de retour. En outre, il ne produit aucun élément de nature à établir qu'il détiendrait des attaches personnelles ou familiales sur le territoire français, de telle sorte qu'il ne peut être regardé comme disposant de liens personnels et familiaux intenses, anciens et stables en France. D'autre part, s'il a transmis aux services préfectoraux une demande d'autorisation de travail remplie par la société Cey.K'elec pour un poste d'électricien datée du 13 septembre 2018, qu'il produit plusieurs fiches de paie, des mois de juin à septembre 2021 pour un poste de plongeur au sein du restaurant Ribac Caffé à Vincennes (94), puis pour les mois d'octobre et novembre 2021 en tant qu'électricien au sein de la société Cey.K'elec précitée à Vany (57), il ne produit aucune autorisation de travail signée par les autorités compétentes sur le territoire français, de telle sorte qu'il ne peut se prévaloir d'une expérience professionnelle légale en France. De plus, la durée de son séjour et son maintien sur le territoire français ne sont dus qu'au temps nécessaire à l'instruction de sa demande d'asile puis à l'examen de sa demande de titre de séjour à raison de son état de santé et au fait qu'il n'a pas déféré à la mesure d'éloignement dont il a fait l'objet le 5 février 2018. Il résulte de ce qui précède que M. A ne peut être regardé comme ayant fixé le centre de ses intérêts en France. En outre, s'il fait mention de son apprentissage de la langue française, au demeurant sans le justifier, cette circonstance ne saurait suffire à justifier une particulière insertion dans la société française. Enfin, il ne fait mention d'aucun autre élément susceptible de constituer un motif exceptionnel ou une considération humanitaire au sens des dispositions précitées de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, les moyens tirés de la méconnaissance de ces dispositions et de l'erreur manifeste d'appréciation ne peuvent qu'être écartés.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, la décision attaquée vise les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et notamment l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle mentionne que l' épouse de M. A, ses enfants, ses parents et sa fratrie résident dans son pays d'origine. Le préfet a précisé que M. A n'a pas justifié être exposé à des peines, menaces ou traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés en cas de départ de France, et qu'il n'avait invoqué aucun évènement personnalisé de nature à démontrer que les effets attachés à son départ engendreraient des conséquences disproportionnées aux buts en vue desquels la décision lui a été opposée, de telle sorte que cette dernière ne méconnaissait pas les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Enfin, le préfet a mentionné que l'intéressé n'entrait pas dans les cas d'exception prévus par l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ainsi, la décision contestée comporte l'énoncé des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision litigieuse serait insuffisamment motivée.
8. En deuxième lieu, il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français.
9. En troisième lieu, M. A soutient que la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale dès lors qu'il a fixé le centre de ses intérêts familiaux et personnels en France depuis 2015, qu'il justifie de plus de six années de présence ininterrompue sur le territoire français, qu'il y a travaillé en qualité d'électricien, qu'il a appris la langue française et qu'il a développé des liens avec des personnes sur le territoire français. Toutefois, il ressort de ce qui a été dit au point 7 de la présente ordonnance que le préfet ne peut être regardé comme ayant commis, en édictant la décision contestée, une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de M. A.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
10. En premier lieu, il ressort des termes de l'arrêté contesté que pour interdire M. A de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an, le préfet a indiqué qu'en application du premier alinéa du III de l'article L.511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une interdiction de retour sur le territoire français est prononcée pour une durée de maximale de trois ans à l'encontre de l'étranger obligé de quitter sans délai le territoire français, à moins que des circonstances humanitaires ne l'empêchent, que l'examen d'ensemble de la situation de M. A a été effectué relativement à la durée de l'interdiction de retour, et que compte-tenu des circonstances propres au cas d'espèce, la durée de l'interdiction de retour d'une durée d'un an ne porte pas une atteinte disproportionnée aux droits de M. A au regard de sa vie privée et familiale. Enfin, le préfet a précisé que l'intéressé était entré sur le territoire français le 30 juin 2015 et qu'il avait déjà fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français à laquelle il s'est soustrait. Ainsi, la décision contestée comporte l'énoncé des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut qu'être écarté.
11. En deuxième lieu, il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.
12. En troisième lieu, aux termes du III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicable : " L'autorité administrative, par une décision motivée, assortit l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français, d'une durée maximale de trois ans à compter de sa notification, lorsque aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger ou lorsque l'étranger n'a pas satisfait à cette obligation dans le délai imparti. / Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative ne prononce pas d'interdiction de retour. () "
13. M. A soutient qu'il établit l'existence de circonstances humanitaires pouvant justifier que l'autorité administrative ne prononce pas à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français, et que cette mesure est manifestement injustifiée et disproportionnée au regard de l'objet poursuivi. Cependant, il ressort de ce qui a été dit au point 7 de la présente ordonnance que le préfet ne peut être regardé comme ayant méconnu les dispositions du III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni comme ayant entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation de la requête présentée par M. A sont manifestement dépourvues de fondement et ne peuvent dès lors qu'être rejetées en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter également ses conclusions aux fins d'injonction ainsi que celles présentées au titre des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Copie en sera adressée au préfet de la Moselle.
Fait à Nancy, le 23 août 2022.
Le président désigné,
Signé
A. Laubriat
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
A. BAILLY
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026