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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA54-21NC03248

Cour Administrative d'Appel de Nancy — Décision N° CAA54-21NC03248

vendredi 24 juin 2022

JuridictionCour Administrative d'Appel de Nancy
SectionCour Administrative d'Appel de Nancy
N° DossierCAA54-21NC03248
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
Avocat requérantGEHIN - GERARDIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A B a demandé au tribunal administratif de Nancy d'annuler l'arrêté du 7 mars 2021 par lequel le préfet des Vosges l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et l'a interdit de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans.

Par un jugement n° 2100976 du 13 avril 2021, la magistrate désignée par la présidente du tribunal administratif de Nancy a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 13 décembre 2021, M. B, représenté par Me Géhin, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement du 13 avril 2021 ;

2°) d'annuler l'arrêté du 7 mars 2021 ;

3°) d'enjoindre au préfet des Vosges de réexaminer sa situation administrative dans le délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1800 euros en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

S'agissant de la régularité du jugement attaqué :

- c'est à tort que la première juge a retenu la fin de non-recevoir tirée de la tardivité de la requête notamment en ce que l'entier délai de recours a été couru alors qu'il était privé de liberté au sein d'un local de rétention administrative, entraînant ainsi la méconnaissance des exigences du droit au recours effectif protégé par l'article 13 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des exigences de l'article 6 paragraphe 1 de cette même convention ;

- la première juge n'a pas répondu aux moyens tirés de la méconnaissance du droit au recours effectif prévu par l'article 13 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des exigences de l'article 6 paragraphe 1 de cette même convention et a insuffisamment motivé son jugement ;

- le requérant n'a pas été en mesure d'aviser son conseil de la décision préfectorale prise à son encontre ;

- faute pour le requérant d'avoir été mis à même d'exercer son recours, aucun délai de recours n'a pu courir et ne s'avère opposable ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- son droit à être entendu préalablement à l'édiction de la décision a été méconnu ;

- elle comporte une erreur de fait en indiquant qu'il n'a justifié d'aucune démarche pour régulariser sa situation administrative ;

- elle ne pouvait être fondée sur l'article L. 511-1 I du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que l'arrêté portant obligation de quitter le territoire dont il avait fait l'objet avait été retiré par le préfet ;

- dans le cas où un refus implicite aurait été adopté à la suite de la demande de titre de séjour déposée par le requérant, l'obligation de quitter le territoire serait alors fondée sur un refus de titre non motivé, de telle sorte qu'elle serait illégale par voie d'exception de l'illégalité du refus de titre de séjour ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle est entachée d'un détournement de pouvoir et de procédure, son édiction faisant obstacle à la mise en œuvre de projets conjugaux et de sa vie de couple avec une ressortissante française exposés au cours de l'audition effectuée par les services de police avant l'édiction de la décision ;

S'agissant de la décision portant refus de délai de départ volontaire :

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ;

- elle est entachée d'une erreur de fait en ce que le requérant bénéficiait d'une garantie de représentation avec une adresse certaine ;

- elle est entachée d'une erreur de droit, le requérant ne s'étant jamais soustrait à une mesure d'éloignement ;

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle est insuffisamment motivée au regard du III de l'article L. 511-1 alors applicable du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- des circonstances humanitaires s'opposaient à son édiction ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 8 novembre 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Par une décision du 1er septembre 2021, la présidente de la cour administrative d'appel de Nancy a désigné M. Laubriat, président assesseur, pour statuer par ordonnances sur le fondement des alinéas 1° à 5° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant congolais, est entré sur le territoire français, selon ses déclarations, le 3 octobre 2017 afin d'y solliciter la reconnaissance du statut de réfugié. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 26 juin 2018, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 11 février 2019. Le 13 février 2019, M. B a sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Le 1er mars 2019, le préfet a pris à son encontre une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, puis l'a retirée en raison de l'instruction de la demande de régularisation du requérant en cours. Le 13 juin 2019, cette demande a fait l'objet d'un rejet implicite. Le 6 mars 2021, M. B a été contrôlé par la police aux frontières de Metz et a été placé en retenue administrative pour vérification de son droit de circulation et de séjour. Par un arrêté du 7 mars 2021, le préfet des Vosges l'a obligé à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et l'a interdit de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans. Le même jour, il a été placé sous surveillance pour une durée de quarante-huit heures dans un local de rétention administrative. Par un arrêté du 9 mars 2021, le préfet des Vosges l'a assigné à résidence dans le département des Vosges. M. B fait appel du jugement du 13 avril 2021 par lequel la magistrate désignée par la présidente du tribunal administratif de Nancy a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 7 mars 2021 comme irrecevable car tardive.

2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les autres magistrats ayant le grade de président désigné à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".

Sur la régularité du jugement :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () II. ' L'étranger qui fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire sans délai peut, dans les quarante-huit heures suivant sa notification par voie administrative, demander au président du tribunal administratif l'annulation de cette décision, ainsi que l'annulation de la décision relative au séjour, de la décision refusant un délai de départ volontaire, de la décision mentionnant le pays de destination et de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français (). / () Toutefois, si l'étranger est placé en rétention en application de l'article L. 551-1 ou assigné à résidence en application de l'article L. 561-2, il est statué selon la procédure et dans le délai prévus au III du présent article. () III. ' En cas de placement en rétention en application de l'article L. 551-1, l'étranger peut demander au président du tribunal administratif l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français, de la décision refusant un délai de départ volontaire, de la décision mentionnant le pays de destination et de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français (), dans un délai de quarante-huit heures à compter de leur notification, lorsque ces décisions sont notifiées avec la décision de placement en rétention. () ". Aux termes de l'article R. 776-1 du code de justice administrative : " Sont présentées, instruites et jugées selon les dispositions de l'article L. 512-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et celles du présent code, sous réserve des dispositions du présent chapitre, les requêtes dirigées contre : / 1° Les décisions portant obligation de quitter le territoire français, prévues au I de l'article L. 511-1 et à l'article L. 511-3-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les décisions relatives au séjour notifiées avec les décisions portant obligation de quitter le territoire français ; / 2° Les décisions relatives au délai de départ volontaire prévues au II de l'article L. 511-1 du même code ; / 3° Les interdictions de retour sur le territoire français prévues au III du même article () ; / 4° Les décisions fixant le pays de renvoi prévues à l'article L. 513-3 du même code ; / () 6° Les décisions d'assignation à résidence prévues aux articles L. 561-2, L. 744-9-1 et L. 571-4 du même code. / Sont instruites et jugées dans les mêmes conditions les conclusions tendant à l'annulation d'une autre mesure d'éloignement prévue au livre V du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à l'exception des arrêtés d'expulsion, présentées en cas de placement en rétention administrative, en cas de détention ou dans le cadre d'une requête dirigée contre la décision d'assignation à résidence prise au titre de cette mesure. () ". Aux termes de l'article R. 776-19 du même code : " Si, au moment de la notification d'une décision mentionnée à l'article R. 776-1, l'étranger est retenu par l'autorité administrative, sa requête peut valablement être déposée, dans le délai de recours contentieux, auprès de ladite autorité administrative. () ". Aux termes de l'article R. 421-5 du même code : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ". Il incombe à l'administration, pour les décisions présentant les caractéristiques mentionnées ci-dessus, de faire figurer, dans leur notification à un étranger retenu, la possibilité de déposer sa requête dans le délai de recours contentieux auprès de l'administration chargée de la rétention.

4. L'article 13 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule : " Toute personne dont les droits et libertés reconnus dans la présente Convention ont été violés, a droit à l'octroi d'un recours effectif devant une instance nationale, alors même que la violation aurait été commise par des personnes agissant dans l'exercice de leurs fonctions officielles. ". Aux termes des stipulations de l'article 6 paragraphe 1 de la même convention : " Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable, par un tribunal indépendant et impartial, établi par la loi, qui décidera, soit des contestations sur ses droits et obligations de caractère civil, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle. Le jugement doit être rendu publiquement, mais l'accès de la salle d'audience peut être interdit à la presse et au public pendant la totalité ou une partie du procès dans l'intérêt de la moralité, de l'ordre public ou de la sécurité nationale dans une société démocratique, lorsque les intérêts des mineurs ou la protection de la vie privée des parties au procès l'exigent, ou dans la mesure jugée strictement nécessaire par le tribunal, lorsque dans des circonstances spéciales la publicité serait de nature à porter atteinte aux intérêts de la justice ".

5. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté contesté a été notifié à l'intéressé par voie administrative le 7 mars 2021 à 12h30 alors qu'il était maintenu, pour une durée de quarante-huit heures, dans un local de rétention administrative. Le procès-verbal de notification de la mesure d'éloignement en litige, signé par le requérant, indique qu'un exemplaire de cette décision lui a été remis et l'a informé qu'il avait " la possibilité de déposer, par tout moyen y compris par fax, dans les 48 heures à compter de la notification, un recours contre cette décision devant le président du tribunal administratif de Nancy (). Le procès-verbal précise également que " s'il est privé de liberté, il peut déposer ce recours dans les 48 heures auprès du responsable du centre de rétention ou du local de police ou de gendarmerie () que ce recours doit contenir ses nom et adresse, l'exposé bref des faits et des motifs pour lesquels il demande l'annulation de cette décision, (), qu'il peut prendre connaissance de son dossier, qu'il peut bénéficier d'un concours d'un interprète en le demandant expressément, qu'il peut être assisté d'un avocat s'il en a un, ou demande qu'il lui en soit désigné un " et " qu'il reconnaît avoir eu connaissance de l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise à son égard et des droits qu'il peut exercer ". Ce procès-verbal laissait en outre la possibilité au requérant de faire part de toute observation, ce qu'il n'a pas fait. De plus, il ressort du procès-verbal de l'audition effectuée le même jour à 09h09 que M. B avait été informé que l'autorité préfectorale était susceptible de prendre à son encontre une mesure d'éloignement vers son pays d'origine ou dans un pays où il serait légalement admissible et qu'il a déclaré : " je prends acte que je suis susceptible de faire l'objet d'une mesure préfectorale d'éloignement vers mon pays d'origine ou le pays où je serai réadmissible. Je ne souhaite pas être reconduit dans mon pays () Je demande à l'Etat français de me protéger () ". Il avait également été informé de ses droits en application de l'article L. 611-1-1 alors applicable du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile mais n'a pas sollicité l'assistance d'un avocat. En outre, le procès-verbal de l'audition de notification de déroulement et de fin de retenue effectuée le même jour à 12h10, signé par le requérant, indique qu'il avait été avisé de la mesure préfectorale portant obligation de quitter le territoire français assortie d'une mesure de placement en local de rétention administrative prise à son encontre, qu'il avait été à nouveau informé de ses droits et a déclaré qu'il ne souhaitait pas l'assistance d'un interprète et qu'il n'a pas souhaité " l'assistance d'un avocat lors de la présente mesure de retenue ".

6. Au surplus, il ressort du procès-verbal de l'audition effectuée par un agent de police judiciaire la veille, le 6 mars 2021 à 18h30, pour la notification de retenue pour vérifications de son droit au séjour, signé par le requérant, qu'il avait déjà été informé de son droit à être assisté d'un interprète pendant la durée de sa retenue et d'être assisté par un avocat, désigné par lui ou commis d'office, qui serait alors avisé par tout moyen et sans délai, et que " ce droit comporte la possibilité de communiquer avec lui dès son arrivée, lors d'un entretien confidentiel d'une durée de trente minutes maximum et de demander que l'avocat assiste à ses auditions ". Ce procès-verbal indique également qu'à l'issue de cette audition, M. B a indiqué " je ne souhaite pas l'assistance d'un interprète quant à présent ", " pour le moment, je renonce à mon droit d'être assisté par un avocat. Je ne souhaite ni entretien avec un avocat ni que celui-ci m'assiste lors des auditions ".

7. Ainsi, il ressort de tout ce qui précède que le requérant a été informé à plusieurs reprises de ses droits, qu'il lui été loisible de former un recours contre la décision préfectorale prise à son encontre dans le délai de quarante-huit heures et de solliciter l'assistance d'un avocat, ce qu'il n'a pas expressément fait dans le délai qui lui était imposé, et ce bien qu'il ait fait part de son désaccord avec la décision préfectorale litigieuse. Enfin, le requérant ne démontre pas qu'il aurait été empêché de saisir directement le juge administratif ou de contacter un avocat dans ce délai. Dès lors, il ne ressort d'aucun élément du dossier que le délai de recours contentieux de quarante-huit heures aurait dû être regardé comme inopposable, ni que les stipulations des articles 13 et 6 paragraphe 1 de la convention européenne des droits de l'homme auraient été méconnues. Dans ces conditions, c'est à bon droit que la magistrate désignée par la présidente du tribunal administratif de Strasbourg a retenu que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 7 mars 2021, qui n'ont été enregistrées au greffe du tribunal administratif de Nancy que le 6 avril 2021, étaient tardives.

8. En deuxième lieu, la première juge a indiqué au point 3 du jugement contesté que la décision préfectorale avait été notifiée au requérant, que le procès-verbal de notification, signé par le requérant, indiquait qu'un exemplaire de cette décision lui avait été remis et qu'il l'informait de la possibilité de déposer, par tout moyen y compris par fax, dans les quarante-huit heures à compter de la notification, un recours devant la présidente du tribunal administratif de Nancy ou de déposer ce recours dans les quarante-huit heures auprès du responsable du centre de rétention ou du local de police ou de gendarmerie. La première juge a également précisé qu'il ne ressortait pas des pièces du dossier que le requérant aurait été matériellement empêché de saisir directement le juge administratif ou de contacter son avocat dans le délai de quarante-huit heures. Ainsi, elle doit être regardée comme ayant répondu au moyen tiré de la méconnaissance des stipulations des articles 13 et 6 paragraphe 1 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

9. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier de première instance que la magistrate désignée par la présidente du tribunal administratif de Nancy, qui n'était pas tenue de répondre à tous les arguments avancés par les parties, a répondu, avec une motivation suffisante, à l'ensemble des moyens soulevés par le requérant pour écarter les moyens soulevés concernant la recevabilité de la requête. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que le jugement serait, pour ces motifs, entaché d'irrégularité.

10. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation de la requête présentée par M. B sont manifestement dépourvues de fondement et ne peuvent dès lors qu'être rejetées en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter également ses conclusions aux fins d'injonction ainsi que celles présentées au titre des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Copie en sera adressée au préfet des Vosges.

Fait à Nancy, le 24 juin 202Le président désigné,

Signé

A. Laubriat

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

D. Fritz

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