LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA54-22NC00194

Cour Administrative d'Appel de Nancy — Décision N° CAA54-22NC00194

vendredi 8 juillet 2022

JuridictionCour Administrative d'Appel de Nancy
SectionCour Administrative d'Appel de Nancy
N° DossierCAA54-22NC00194
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
Avocat requérantFRITSCH

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. C A a demandé au tribunal administratif de Besançon d'annuler, d'une part, l'arrêté du 18 novembre 2021 par lequel le préfet du Doubs lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui a fait interdiction de revenir sur le territoire français pendant une durée de deux ans et, d'autre part, l'arrêté du même jour par lequel le même préfet l'a assigné à résidence dans le département du Doubs pendant une durée de quarante-cinq jours.

Par un jugement n° 2102080 du 26 novembre 2021, la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Besançon a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 26 janvier 2022, M. A, représenté par Me Fritsch, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement du 26 novembre 2021 ;

2°) d'annuler les arrêtés du 18 novembre 2021 ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme qu'il déterminera en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- son signataire était incompétent ;

- elle est insuffisamment motivée et le préfet n'a pas démontré avoir effectué un examen particulier de sa situation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

S'agissant de la décision portant refus de délai de départ volontaire :

- son signataire était incompétent ;

- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- son signataire était incompétent ;

- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- son signataire était incompétent ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

S'agissant de la décision portant assignation à résidence :

- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 17 janvier 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Par une décision du 1er septembre 2021, la présidente de la cour administrative d'appel de Nancy a désigné M. Laubriat, président assesseur, pour statuer par ordonnances sur le fondement des alinéas 1° à 5° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. C A, ressortissant marocain, est entré régulièrement sur le territoire français le 29 janvier 2016. Il a obtenu une carte de séjour temporaire, puis d'une carte de séjour pluriannuelle en qualité de conjoint d'une ressortissante française valable jusqu'au 8 octobre 2019. Par un arrêté du 10 janvier 2019, le préfet du Doubs a décidé le retrait de sa carte pluriannuelle, a rejeté sa demande de titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. M. A n'a pas déféré à cette obligation. Par un arrêté du 18 novembre 2021, le préfet du Doubs lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui a interdit de revenir sur le territoire français pendant une durée de deux ans. Par un arrêté du même jour, le préfet a l'a assigné à résidence dans le département du Doubs pendant une durée de quarante-cinq jours. M. A fait appel du jugement du 26 novembre 2021 par lequel la magistrate désignée par le tribunal administratif de Besançon a rejeté sa demande tendant à l'annulation de ces arrêtés.

2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les autres magistrats ayant le grade de président désigné à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

3. En premier lieu, par un arrêté du 27 septembre 2021, publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet du Doubs a donné délégation à M. Philippe Portal, secrétaire général de la préfecture, à l'effet de signer les décisions portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination, interdiction de retour sur le territoire français et assignation à résidence. M. B disposait ainsi d'une délégation l'habilitant à signer l'arrêté contesté, et cela sans qu'il ait à justifier de l'absence ou de l'empêchement du préfet. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision manque en fait et doit être écarté.

4. En deuxième lieu, il ressort des termes de l'arrêté contesté que pour obliger M. A à quitter le territoire français, le préfet a visé la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, notamment ses articles 3 et 8, ainsi que le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet a ensuite indiqué que le requérant était entré en France le 29 janvier 2016 sous couvert d'un visa long séjour pour rejoindre son épouse française avec qui il était marié depuis le 29 décembre 2014, et qu'à l'expiration de celui-ci, il a bénéficié d'un titre de séjour, puis d'une carte de séjour pluriannuelle en sa qualité de conjoint d'une ressortissante française. Le préfet a ensuite précisé que par un arrêté du 10 janvier 2019, cette carte lui a été retirée et il a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français en raison de la cessation de la communauté de vie entre les époux et qu'il ne démontre pas avoir déféré à cette obligation. Le préfet a ajouté que le 17 novembre 2021, M. A a été interpellé par des agents de police pour détention de produit stupéfiants et infraction à la législation des étrangers et a été placé en garde à vue, qu'il est ressorti de l'examen de sa situation qu'il est séparé de son épouse, qu'il a fait l'objet d'un jugement l'interdisant d'entrer en contact avec son épouse jusqu'au mois d'avril 2021 et que s'il prétend la voir à nouveau depuis cette date, il n'apporte pas de preuve de communauté de vie et déclare d'ailleurs ne pas vivre avec elle. Enfin, le préfet a précisé que M. A ne démontrait pas être isolé en cas de retour dans son pays d'origine et que compte-tenu des circonstances, il n'était pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Ainsi, la décision contestée comporte l'énoncé des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Il ressort par ailleurs de cette motivation que le préfet a procédé à un examen sérieux de la situation de M. A. Par suite, les moyens tirés du défaut de motivation et d'examen particulier de la situation du requérant ne peuvent qu'être écartés.

5. En troisième lieu, si le requérant se prévaut des dispositions de l'article L. 313-11 7° ancien du code de l'entrée et du séjour, il doit être regardé comme se prévalant des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile désormais applicables.

6. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1.Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".

7. M. A soutient qu'il est marié avec une ressortissante française, qu'il a obtenu un titre de séjour régulier et que s'il est vrai qu'il a été condamné à une peine de sursis probatoire avec une interdiction d'entrer en contact avec son épouse pour des faits de violence commis à son encontre, le juge d'application des peines a levé rapidement cette interdiction, son épouse ayant fait part de son souhait de poursuivre sa vie avec lui et s'étant désistée de sa procédure de divorce. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu'il a reconnu lors de son audition du 18 novembre 2021, opérée dans le cadre de sa garde à vue pour détention de produits stupéfiants et infraction à la législation des étrangers, être séparé de sa conjointe. S'il soutient désormais être toujours en couple avec celle-ci, il ne produit aucun élément de nature à établir le caractère réel de ses allégations et il ne conteste pas l'absence de communauté de vie avec cette dernière. En outre, s'il se prévaut également de la durée de son séjour en France, d'une durée de cinq années à la date de l'arrêté contesté, et s'il soutient y avoir créé des liens durables et stables, il ne produit aucun justificatif à l'appui de ses allégations et ne démontre pas être démuni de tels liens dans son pays d'origine où dans tout autre pays où il serait légalement admissible. De plus, il ne justifie pas d'une particulière insertion dans la société française, ni avoir fixé en France le centre des intérêts. Dans ces conditions, le préfet du Doubs ne peut être regardé comme ayant porté au droit de M. A au respect de sa vie privée et familiale une atteinte manifestement disproportionnée aux buts en vue desquels la décision contestée a été prise. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article L. 423-23 alors applicable du code de l'entrée et du séjour ne peuvent qu'être écartés.

Sur la décision portant refus de délai de départ volontaire :

8. En premier lieu, il ressort de ce qui a été dit au point 3 de la présente ordonnance que M. A n'est pas fondé à soutenir que le signataire de la décision contestée serait incompétent.

9. En second lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré par voie d'exception de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.

Sur la décision fixant le pays de destination :

10. En premier lieu, il ressort de ce qui a été dit au point 3 de la présente ordonnance que M. A n'est pas fondé à soutenir que le signataire de la décision contestée serait incompétent.

11. En second lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré par voie d'exception de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

12. En premier lieu, il ressort de ce qui a été dit au point 3 de la présente ordonnance que M. A n'est pas fondé à soutenir que le signataire de la décision contestée serait incompétent.

13. En deuxième lieu, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que pour interdire à M. A de revenir sur le territoire français pendant une durée de deux ans, le préfet a indiqué qu'en application des dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée allant jusqu'à trois ans pouvait être prononcée à l'encontre de l'étranger obligé de quitter le territoire français sans délai à moins que des circonstances humanitaires ne l'empêchent. Il a ajouté que le comportement du requérant, qui a déjà fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, représente une menace pour l'ordre public, que sa date d'entrée sur le territoire est relativement récente et qu'il ne justifie pas d'attaches familiales fortes hormis son épouse avec laquelle la communauté de vie est rompue depuis 2019. Enfin, le préfet a précisé qu'aucune circonstance humanitaire ne justifiait que cette mesure ne soit pas prononcée et que la décision litigieuse ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit de M. A au respect de sa vie privée et familiale. Ainsi, la décision contestée comporte l'énoncé des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut qu'être écarté.

14. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 7 de la présente ordonnance, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté.

8. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".

9. Il résulte des dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que l'autorité compétente doit, pour fixer la durée d'une interdiction de retour, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.

10. Si M. A se prévaut de la durée de sa présence en France, du fait qu'il ne se serait pas volontairement soustrait à la précédente mesure d'éloignement prise à son encontre dès lors qu'elle ne lui a pas été notifiée, que son comportement ne saurait présenter une menace pour l'ordre public et que sa relation avec sa conjointe de nationalité française a repris depuis le mois d'avril 2020. Toutefois, M. A ne peut prétendre que la précédente mesure d'éloignement prise à son encontre ne lui a pas été notifiée dès lors que le préfet a produit en première instance un procès-verbal de restitution volontaire d'une carte de séjour pluriannuelle signé par l'intéressé, daté du 20 juin 2019 et indiquant que ce dernier a été informé au guichet le jour même qu'il faisait l'objet d'une décision portant refus de séjour assortie d'une obligation de quitter le territoire français. En outre, il ressort des pièces du dossier que le 24 janvier 2019, il a été condamné à une peine de six mois d'emprisonnement assortie d'un sursis probatoire pendant une durée de deux ans pour des faits de violence conjugale et de dégradation ou de détérioration d'un bien appartenant à autrui. Enfin, s'il se prévaut de la présence en France de sa conjointe, il ressort de ce qui a été dit au point 7 de la présente ordonnance qu'il ne produit aucun élément de nature à établir la réalité actuelle de leur relation affective. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait commis une erreur d'appréciation au regard des dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Sur la décision portant assignation à résidence :

11. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré par voie d'exception de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.

12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation de la requête présentée par M. A sont manifestement dépourvues de fondement et ne peuvent dès lors qu'être rejetées en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter également ses conclusions présentées au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A.

Copie en sera adressée au préfet du Doubs.

Fait à Nancy, le 08 juillet 202Le président désigné,

Signé

A. Laubriat

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

D. Fritz

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions