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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA54-22NC00580

Cour Administrative d'Appel de Nancy — Décision N° CAA54-22NC00580

jeudi 1 septembre 2022

JuridictionCour Administrative d'Appel de Nancy
SectionCour Administrative d'Appel de Nancy
N° DossierCAA54-22NC00580
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
Avocat requérantBERRY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. D B et Mme A B, née C, ont demandé au tribunal administratif de Strasbourg d'annuler les arrêtés du 19 avril 2021 par lesquels la préfète du Bas-Rhin a refusé de leur délivrer un titre de séjour, leur a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel ils pourront être reconduits d'office à l'expiration de ce délai.

Par deux jugement n° 2103932 et n° 2103933 du 13 juillet 2021, le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté leurs demandes.

Procédure devant la cour :

Par deux requêtes enregistrées le 7 mars 2022 respectivement sous les n° 22NC00580 et 22NC00582, Mme et M. B, représentés par Me Berry, demandent à la cour :

1°) d'annuler les jugements du 13 juillet 2021 ;

2°) d'annuler les arrêtés du 19 avril 2021 ;

3°) d'enjoindre à la préfète du Bas-Rhin de réexaminer leurs situations administratives dans le délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir et de leur délivrer pendant cet examen à chacun une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à leur conseil de la somme de 1500 euros en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Ils soutiennent que :

S'agissant des décisions portant refus de titre de séjour :

- elles sont insuffisamment motivées et la préfète n'a pas procédé à un examen sérieux de leurs situations ;

- elles méconnaissent les dispositions de l'article L. 313-11 11° alors applicable du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elles méconnaissent l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

S'agissant des décisions portant obligation de quitter le territoire français :

- elles sont insuffisamment motivées et la préfète n'a pas procédé à un examen sérieux de leurs situations ;

- elles sont illégales du fait de l'illégalité des décisions portant refus de séjour ;

- elles méconnaissent les dispositions du 10° de l'article L. 511-4 et celles de l'article L. 313-11 11° alors applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elles méconnaissent l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- elle méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation ;

S'agissant des décisions fixant le pays de destination :

- elles sont illégales du fait de l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français ;

- elles méconnaissent les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elles méconnaissent les stipulations des articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

M. et Mme B ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par deux décisions du bureau d'aide juridictionnelle du 7 février 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Par une décision du 1er septembre 2021, la présidente de la cour administrative d'appel de Nancy a désigné M. Laubriat, président assesseur, pour statuer par ordonnances sur le fondement des alinéas 1° à 5° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. D B et Mme A B, née C, ressortissants bosniens, sont entrés sur le territoire français selon leurs déclarations le 20 décembre 2017 afin d'y solliciter la reconnaissance du statut de réfugiés. Leurs demandes d'asile ont été rejetées par deux décisions de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 15 mai 2018, confirmées par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 26 mars 2019. M. B a bénéficié d'une autorisation provisoire de séjour valable du 5 février 2021 au 4 mai 2021. Mme B a également été titulaire d'une autorisation provisoire de séjour valable du 12 avril 2021 au 11 mai 2021. Par deux arrêtés du 19 avril 2021, la préfète du Bas-Rhin a refusé de leur délivrer un titre de séjour sur le fondement du 11° de l'article L. 313-11 alors applicable du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, leur a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel ils pourront être reconduits d'office à l'expiration de ce délai. Par deux requêtes qu'il y a lieu de joindre M. et Mme B font appel des jugements du 13 juillet 2021 par lesquels le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté leurs demandes tendant à l'annulation de ces arrêtés.

2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les autres magistrats ayant le grade de président désigné à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter () après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".

Sur les décisions portant refus de séjour :

3. En premier lieu, il ressort des termes des arrêtés contestés que pour refuser de délivrer un titre de séjour à M. et à Mme B, la préfète, après avoir visé la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, notamment ses articles 3 et 8, ainsi que les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a indiqué que les requérants étaient entrés en France le 20 décembre 2017, que leurs demandes d'asiles ont été rejetées en dernier lieu par la Cour nationale du droit d'asile le 26 mars 2019 et qu'ils ressortaient des avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 23 octobre 2020 que si leurs états de santé nécessitaient une prise en charge médicale dont le défaut pouvaient entraîner pour eux des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ils pouvaient toutefois, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans leurs pays d'origine, y voyager sans risque et y bénéficier de traitements appropriés. La préfète a précisé qu'ils ne pouvaient ainsi se prévaloir des dispositions de l'article L. 313-11 11° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a ensuite ajouté que M. et Mme B se trouvaient tous deux en situation irrégulière sur le territoire français et faisaient tous deux l'objet d'une mesure d'éloignement, qu'ils étaient parents de quatre enfants, que leur fille majeure faisait également l'objet d'une mesure d'éloignement et que rien ne s'opposait à ce que les trois enfants mineurs les accompagnent dans leur pays d'origine de telle sorte que la cellule familiale serait maintenue et que l'intérêt supérieur des enfants ne serait pas méconnu. Enfin, la préfète a ajouté que la mère de Mme B et que les parents de M. B résidaient en Bosnie, et qu'ainsi, ils n'étaient pas démunis de toute attache dans leurs pays d'origine. La circonstance que les décisions n'indiquent pas que M. et Mme B ont bénéficié d'une autorisation provisoire de séjour n'est pas de nature à remettre en cause la suffisance de la motivation arrêtée par la préfète. Ainsi, les décisions contestées comportent l'énoncé des considérations de faits et de droit qui en constituent le fondement. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète n'aurait pas procédé à un examen sérieux des situations de M. et Mme B. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen ne peuvent qu'être écartés.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : () 11° A l'étranger résidant habituellement en France, si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. La condition prévue à l'article L. 313-2 n'est pas exigée. La décision de délivrer la carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration () ".

5. Il ressort des pièces du dossier que par des avis du 23 octobre 2020, le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a estimé que si les états de santé de M. et Mme B nécessitaient une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour eux des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ils pouvaient toutefois voyager sans risque vers leur pays d'origine et y bénéficier de traitements appropriés à leur état de santé respectif. Mme B soutient qu'elle souffre de crises épileptiques atypiques associées à des crises non épileptiques psychogènes liées à un état de stress résultant des traumatismes vécus dans son pays d'origine. M. B soutient qu'il souffre de stress post-traumatique grave consécutif à des sévices subis dans son pays d'origine. Les documents qu'ils produisent, notamment des comptes rendus d'hospitalisation et des certificats médicaux, confirment que leur état de santé respectif nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité. En revanche, ces documents ne permettent pas de remettre en cause l'appréciation portée par la préfète au vu de l'avis émis par le collège des médecins de l'OFII selon laquelle les intéressés pouvaient voyager sans risque vers leur pays d'origine pour y bénéficier de traitements appropriés. M. et Mme B se prévalent du lien existant entre leurs troubles psychiques et les évènements qu'ils auraient vécus dans leur pays d'origine pour soutenir qu'un retour en Serbie les exposerait à une réactivation de leurs symptômes. Toutefois, ils ne démontrent pas la réalité des événements traumatiques dont ils prétendent avoir été victimes dans leur pays d'origine. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. () "

7. M. et Mme B font valoir qu'ils résident sur le territoire français depuis le 20 décembre 2017 aux côtés de leurs quatre enfants, qu'ils bénéficient de suivis médicaux pluridisciplinaires en France, que Madame s'est vue reconnaitre un taux d'incapacité compris entre 50% et 79% par une décision de la Maison départementale des personnes handicapées du 3 mars 2020, que les décisions litigieuses méconnaissent l'intérêt supérieur de leurs trois enfants mineurs, que leur fille majeure fournit des efforts d'insertion, qu'ils sont démunis de toute attache dans leur pays d'origine, qu'ils craignent des représailles d'un groupe radicalisé en cas de retour dans leur pays d'origine et qu'ils ne pourront pas y reconstituer leur cellule familiale. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que leur fille aînée fait également l'objet d'une mesure d'éloignement. En outre, il résulte de ce qui précède qu'il n'est pas établi qu'ils ne pourraient bénéficier en Serbie des prises en charge médicales que justifient leurs états de santé. Par ailleurs, ils ne produisent aucun élément à l'appui de leurs affirmations selon lesquelles la famille serait menacée en cas de retour en Bosnie alors que leurs demandes d'asile ont été rejetées en dernier lieu par la Cour nationale du droit d'asile pour les mêmes faits. De plus, ils n'établissent pas que leurs enfants ne pourraient poursuivre leur scolarité dans leur pays d'origine. Les deux requérants faisant l'un et l'autre l'objet d'une mesure d'éloignement, leurs enfants ont vocation à les suivre en Bosnie. Ils n'établissent pas que leur cellule familiale ne pourrait s'y reconstruire. Enfin, ils ne font mention d'aucune autre attache privée ou familiale sur le territoire français et n'établissent pas être démunis de toute attache dans leur pays d'origine. Dans ces conditions, la préfète du Bas-Rhin ne peut être regardée comme ayant porté au droit des requérants au respect de leur vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels les décisions contestées ont été prises. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations des articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation ne peuvent qu'être écartés.

Sur les décisions portant obligation de quitter le territoire français :

8. En premier lieu, outre ce qui a été dit au point 3 de la présente ordonnance, il ressort des termes des arrêtés contestés que pour obliger M. et Mme B à quitter le territoire français, la préfète du Bas-Rhin, après avoir visé l'article L. 511-1 I 3° alors applicable du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a indiqué que les intéressés n'apportaient aucun élément de nature à établir qu'ils seraient exposés à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans leur pays d'origine ou dans tout pays dans lequel ils seraient légalement admissibles. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète n'aurait pas procédé à un examen particulier de leurs situations. Par suite, M. et Mme B ne sont pas fondés à soutenir que la préfète aurait insuffisamment motivé ses décisions et n'aurait pas procédé à un examen sérieux de leurs situations.

9. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que les moyens tirés par voie d'exception de l'illégalité des décisions portant refus de séjour ne peuvent qu'être écartés.

10. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 511-4 alors applicable du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français : () 10° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; () ".

11. Il résulte de ce qui a été dit au point 5 de la présente ordonnance que les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions des articles L. 311-11 11° et L. 511-4 10° alors applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peuvent qu'être écartés.

12. En quatrième lieu, il ressort de ce qui a été dit au point 7 de la présente ordonnance que les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations des articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 3-1 de la convention relative aux droits de l'enfant ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation ne peuvent qu'être écartés.

Sur les décisions fixant le pays d'éloignement :

13. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que les moyens tirés par voie d'exception de l'illégalité des décisions portant obligations de quitter le territoire français ne peuvent qu'être écartés.

14. En deuxième lieu, M. et Mme B reprennent en appel, sans les assortir d'éléments nouveaux ni critiquer utilement les motifs de rejet qui leur ont été opposés dans le jugement attaqué, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il y a ainsi lieu d'écarter ces moyens par adoption des motifs retenus, à bon droit, par les premiers juges.

15. En troisième et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 7 de la présente ordonnance, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations des articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ne peuvent qu'être écartés.

16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation des requêtes présentées par M. et Mme B sont manifestement dépourvues de fondement et ne peuvent dès lors qu'être rejetées en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter également leurs conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées au titre des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

ORDONNE :

Article 1er : Les requêtes de M. et Mme B sont rejetées.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D B et à Mme A B née C.

Copie en sera adressée à la préfète du Bas-Rhin.

Fait à Nancy, le 1er septembre 202Le président désigné,

Signé

A. Laubriat

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

D. Fritz

2-22NC0058

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